CHAPITRE X
à l'état physiologique; on y trouve toutefois les éléments que nous avons déjà appris à interpréter en étudiant les tracés de cardiographie physiologique sur le cheval. Ces éléments varient sans doute, en sens divers, suivant la manière dont s'elïecluc l'action du cœur, mais il serait prématuré de se livrer à des Conjectures relativement à la signification de ces types variés de la pulsation. J'attache une si grande importance à l'interprétation fidèle des courbes de la pulsation du cœur, que j'ai institué, pour en comprendre la signification, une série d'expériences qui seront exposées plus loin.
Il suffit de présenter ici quelques types de la pulsation recueillis sur l'homme sain. La figure 69 montre la variété des types physiologiques, et cependant on y peut aisément reconnaître les éléments normaux qui ont été décrits ci-dessus, §§ 60 à 74.
Garrod, Galabin, Keyt (de Cincinnati), Gibson et plusieurs autres auteurs ont publié également un certain nombre de types de la pulsation recueillis sur le cœur de l'homme1.
La pulsation explorée avec un des appareils ci-dessus représen- fn , ' tés est positive quand l'application de l'instrument est exactement ►Uc *j+u2> faite en un point où le cœur .est en contact avec la paroi thora-^^^ cique. Mais comme en changeant les altitudes du corps on dé- ^ ' place le cœur, cela suffit pour changer le lieu où se produit la pulsation positive, de sorte que si l'explorateur reste à la même place que précédemment, il donne un tracé tout autre. La figure 70 est un exemple de cette transformation du tracé. Dans / ... . = * toute la ligne supérieure, la pulsation est négative ; elle Y0 aussi, ' . au commencement de la ligne inférieure, mais au point Tr. P.Pos.', ^
de la ligne ; la ligne 2 présente le tracé dans les meilleures proportions pour qu'il soit fade a comprendre; la vitesse avec laquelle cheminait le papier élait de 2 centimètres environ par seconde. Le meilleur choix que l'on puisse faire, comme vitesse de translation du papier par rapport à l'amplitude des mouvements du levier inscripteur èst ce u. dans lequel la courbe systolique serait sensiblement inscrite dans un carré comme cela se voit dans la plupart des tracés (fig. 69)'.
1. A.-H. Garrod On Cardiograph Tracing from the Human Chat-watt. (Journ of Anatomyand Physioy vol. V. 1810-1871, p. 17-27). - Galabin (British Med. f In-'m!'K mb>i [TtoUneet, mai 1876). - Keyt (Neh- York Med. Journ., janv. \ , ~ ni Se(luence an* Duralion of Ihe cardiac Movemenls (Journ. of
Anat. a Phys., XIV, p. 235-241, 1877). Les résultats obtenus par ce dernier auteur son part^euhèremen .ntéressants en ce qu'il a inscrit les pulsations chez un sujet qui présentait une fistule sternale. G.bson s'est beaucoup préoccupé des durées reïaîivee de l act.on des différentes parties du cœur. Il assigne à la systole de l'oreillette une durée moyenne de 0«,U2, celle du ventr.culo étant, dans le même cas, de 0,368 et la im„c« d.astohque 0,578. - Ces mesures me semblent beaucoup trop absolues. '
elle devient positive par suite d'un changement d'attitude du corps.
Fig. 70. "Tracé de la pulsation du cœur qui de négative devient positive, par un changement de
position du corps.
Inscription des pulsations du cœur ches les petits animaux.
■g 100. — Dans les expériences physiologiques, il faut pouvoir suivre pendant longtemps les mouvements du cœur d'un animal, et juger des changements que subissent les pulsations sous
Fie 71' Tracés du cœur et.de la respiration inscrits avec l'explorateur à ceinture. b' Co. Cobaye, — L. Lapin, — Ch. Chat.
différentes influences. Sur. le cobaye, le lapin et le cbal, j'emploie avec succès un explorateur particulier', qu, donne «les
, . ,:el instruit 4 représenté flgure VI. Il *e compose de. deux tambours a. au