‹ La Circulation MonétaireChapitre 14 sur 64 · APRES 2 AA · texte numérisé non relu

APRES 2 AA

D'une façon générale, on constate un développement de l'exportation des produits agricoles et d’élevage beaucoup plus important que celui des produits de cueillette et même miniers. C'est ainsi que pendant les premières années de l'occupation de grosses quantités de riz devaient être achetées aux Indes ; actuelle- ment Madagascar vend 20 à 30.000 tonnes de la précieuse céréale: de 1904 à 1916 l'exportation des peaux est passée de 1.221.000 fr. à 44.954.000 fr. En 1911, on vendait seulement 1.589.000 francs de viande de conserve, en 1919, le total d'exportation des produits consommables de l'élevage atteignait 70 millions de : francs. Par contre, l'exportation des cires se maintient à peu près égale ; celle du caoutchouc de cueillette qui constituait le quart des sorties en 1891 est devenue presque nulle. L’extraction de l'or qui dépassait une moyenne annuelle de 2.500 kilos avant la guerre est tombée pour les trois dernières années à moins de 500 kilos ; celle du graphite qui a connu un développement inouï pendant les hostilités, passant de 545 tonnes en 1910, à 26.943 en 1917, se maintient depuis lors autour de 6 mille tonnes.

Dans le tableau annexe 3, nous avons essayé d’établir la comparaison, en quantité, des transactions effectuées en 1900-1910-1920 sur les principaux produits achetés ou vendus par Madagascar. Il en ressort que l'accroissement des exportations vraiment profitables au pays se fait à la fois en quantité et en valeur. Paral- . lèlement, les importations ont augmenté presque constamment en valeur ; du fait des hostilités, elles ont quintuplé en dix ans ; mais si lon fait abstraction de grosses fournitures de métaux et de ciments, on constate que pour.les denrées d’alimentation et les tissus

De ,4%, ORAN DEEE AV PRUTSRS FÉVR A IE TOR FAR RE D PNR

Mouvement des Importations et Exportations

ANNÉES IMPORTATIONS EXPORTATIONS 1897 | 18.358.918fr. | 4.342.459 fr.

les quantités achetées sont sensiblement constantes. La baisse constatée sur les cotonnades brutes, quoique compensée en partie par l’augmentation des entréoes de vêtements, issus ouvrés et lainages, constitue

même un indice de diminution du bien-ètre et des’

possibilités économiques des indigènes de la brousse.

Le tableau n° 4 qui indique la répartition du com-: - merce de Madagascar avec les différents pays, montre

que l’évolution des relations extérieures de la Coionie

est dominée par deux phénomènes : 1° La part pré-

pondérante prise par la Métropole dans le commerce extérieur de la Colonie ; 2 L'extension continue du commerce de Madagascar dans l'Océan Indien.

Sous le Gouvernement Hova, hostile à toute intrusion étrangère, le pays, dans son organisation primitive,

vivait replié sur lui-même. Les cotonnades étaient

le seul produit objet d’un commerce d'importation appréciable ; en échange les indigènes vendaient surtout des bœufs. Sur la côte, des boutres nombreux de Zanzibar et de l'Inde entretenaient des échanges pius complexes et plus fréquents, à raison du faible tonnage de ces embarcations, qui apportaient du sel, des bibelots et emportaient de la cire, des peaux et du caoutchouc.

L'état primitif du commerce extérieur nous est démontré par l’organisation douaniere. Le Gouvernement Hova entretenait bien 26 postes de douanes, mais les tarifs fixés théoriquement à 40%, étaient appliqués de façon fantaisiste et leur produit restait surtout entre les mains des agents : la perception des droits était faite fréquemment en nature et nous trouvons un arrêté du 10 mars 1897 qui prévoit la liquidation des marchandises provenant de ce mode de recouvrement. Dans les principaux ports, contrôlés

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