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douanier qui impose au consommateur colonial un droit très lourd sur les produits qu'il achetait d'hab tude (cotonnades anglaises et américaines). L’assimilation douanière privait le jeune budget de Madagascar de ressources très importantes, mais eréait pour les industriels métropolitains, partieuliérément pour les filateurs, un large marché 6 privilégié.
Ce dernier but fut du reste très vite atteint. La .Aérogation la plus importante apportée aux tarifs métropolitains par décret du 31 mai 1898 eut pour but non d’alléger les charges du consommateur colonial mais d'augmenter la protection en majorant les taxes sur les cotonnades étrangères. Aussi certaines agences américaines et anglaises cessèrent leurs opérations ; les attres, ainsi que les maisons allemandes (Soost et Brandon, Oswald, D. O. À. G.) et les commerçants : asiatiques, continuerent leurs transactions mais achetérent leurs produits manufacturés en France. La Métropole trouvait dans la constitution de ce marché privilégié une rapide compensation aux lourdes charges de la pacilication.
Alors qu'en 1896 sur 17 millions de transactions la part de la France était de 6.535.000 ; en 1904, sur un total de 45.776.000 cette part était de 36.978.000 et dans les importalions elle atteignait 91,58 ABOU S lors, la prépondérance du eommerce entre Madagascar et la Métropole s'est maintenue ainsi que l'établit la réparlilon des importalions et des exportations en 1909, 1910 et 1920, ,établic par le tableau n° 4 En 1920, sur 279 millions d'importation, la part de la France et de ses colonies était de 213 miliions ; aux exportations elle était de 191 millions sur un total (2028 Fe DRMENERS "