D'OR
(2) 12 1.954.049 963.287 (3) et (2) (3) el (2)
Importations Exportations 170.559.445) 165.897.0191 16.605.554) 24.832.360 16.240.123; 97.090 10.588.753 772.443 10.159.888 20.001.220 5.271.058) 10.137.052 | :
11.486.532 655.188 234.104) 579.454 18.469.396, 6.256.044 | , 7.045.777) 1.468.508 3.772.651 417.651 (3) et (2) (3) et (2) 1.380.430 582.589 ) de ob 5.898.390F 3.096.525 367.822 49.915 425.540 308.235 1.188.194 798.405
rate
S I. - Commerce d'importation et d'egportations
avec la France
Quels sont les produits principaux qui alimentent les relations de Madagascar avec la France ?.
Quel est leur avenir ?
Enfin, cette proportion d'environ trois quart du commerce extérieur effectué avec la métropole, digne de l’ancien système du pacte colonial, et très favorable à la France, est-elle susceptible de se maintenir?
Ces questions sont essentielles pour l’organisation économique et monétaire de l'Ile, car les relations limitées en fait à la métropole justifient seules le système actuel qui fait de Madagascar au point de vue monétaire une portion de territoire français, au même titre que la Corse, mais à 10.000 kilomètres de Marseille.
Le tableau n° 5 ci-annexé établit quels sont les principaux articles que Madagascar vend ou achète à la métropole. Nous remarquons que presque toutes les marchandises importées de France sont des produits ouvrés et à part les vins et certains produits de luxe peuvent être concurrencés par des produits similaires étrangers. Le régime douanier maintient seul la prééminence des produits français. Pour les machines, métaux et matériaux de construction destinés
aux travaux publics, des clauses spéciales exigent
généralement que ces marchandises soient d’origine française. Au contraire, les exportations vers France portent uniquement sur des produits bruts et des denrées d'alimentation dont. la métropole a le plus grand besoin et que Madagascar fournit à bon compte. Les franchises douanières à l'entrée èn France expliquént en partie ces ventes à la métropole. Mais cet avantage est en partie compensé par l'obligation de
Le LT PES
NT Na E
fait du transport sous pavillon français. Ces produits pourraient done se vendre dans des conditions presque aussi avantageuses sur des marchés étrangers.
Pour tous les produits de Madagascar, la Métropole - offre un débouché illimité; notre ravitaillement par les colonies, si utile au cours de la guerre, doit être développé sans cesse à raison des différences de change qui nous gêneront longtemps encore sur les marchés étrangers. Même en dehors de toute crise, il doit être préféré pour des raisons politiques à l’achat au hasard des cours les plus favorables en Australie. en Argentine, aux Etats-Unis ou en Chine. Une politique économique impériale doit resserrer les liens durables qui unissent les diverses parties de la plus grande France : elle entraînera pour l'avenir une, interdépendance qui devra favoriser les producteurs coloniaux et évitera bien des crises dangereuses aux industriels et aux consommateurs métlropolitains. Les mesures récentes prises par l'Angleterre et ses Dominions pour la protection impériale, les dispositions douanières draconiennes, adoptées successivementpar tous les pays, démontrent la nécessité de favoriser par tous les moyens les relations franco-coloniales.
Nous avons vu que le régime douanier actuel était tres favorable à cette union : les produits de Madagascar entrent en franchise en France (à l'exception des sucres et de leurs dérivés) et réciproquement les produits français entrent dans la Colonie n'acquiltant que des taxes de consommation de caractère fiscal. Ce privilège colonial est particulièrement important depuis que les tarifs maximum où minimum sont majorés de coefficients formidables.
Cependant, comme contre-partie à ee protection: nisme nécessaire, un argument impérieux, celui de la