‹ La Circulation pulmonaire Chez les tuberculeuxChapitre 26 sur 36 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

19 Nous avons choisi, pour faire nos injections radio-opaques, le mélange :

Silicate de soude Minium en poudre fine Essence de térébenthine

qui pénètre dans les plus fines artérioles ou veinules (d’un dizième de millimètre de largeur).

Nous conseillons, en ouire, les injections multiples, en remplissant le système bronchique avec une suspension au zinc ;

2° La technique de l'injection est relativement simple : un bock, une canule et un tube suffisent en général. On fait la radiographie après avoir coupé le poumon en tranches épaisses d’un centimètre ;

3% Les indications de cette méthode sont nombreuses : |

Pour ne citer que le poumon, la recherche du foyer d’une hémoptysie, l'étude de la nutrition des lobules ou de la résistance des vaisseaux lésés, la topographie des lésions broncho-alvéolaires tuberculeuses ou banales, pourraient être précisées grâce aux injections broncho-vasculaires ;

J. Saidman 5 Rare

Et

4° Les vaisseaux visibles sur la radiographie d’une tranche verticale de poumon sain atteignent jusqu’à 27.000 artérioles et 20.000 veinules, soit 125 et 88 par centimètre cube, et donnent l’image de l’« arbre d'été ».

La tuberculose fait disparaitre de 4o à 30 0/0 des vaisseaux. du lobule lorsqu'il s’agit de tubercules discrets, de 75 à go o/o si les nodules sont étendus ou nombreux, 95 o/o s’ily a broncho-pneumonie, 99 0/0 avec la pneumonie caséeuse et 96 o/o pour les zones péricaverneuses. L'aspect de la radiographie est comparable à l'arbre d'hiver pour les artères; il est moins caractéristique pour les veines, qui n'en subissent pas moins une raréfaction analogue ;

5° La disparition des vaisseaux est due en général : pour les arlères, à une panartérite oblitérante (le plus souvent secondaire à des lésions broncho-alvéolaires voisines); pour les veines à une thrombophlébite ;

6° Ces vascularites ont pour effet de réaliser une bémostase prophylactique des lésions tuberculeuses du poumon. L'hypothèse, soutenue jadis par certains auteurs, qu'elles provoqueraient des fluxions collatérales et favoriseraient ainsi les hémoptysies, ne repose pas sur des bases sérieuses ;

7° L'oblitération des vaisseaux (surtout des capillaires) diminue l'absorption des toxines tuberculeuses. Quant à la diminution du champ de l’hématose, elle dépend surtout des lésions des voie aériennes ; : :

: 8° La gêne de la circulation pulmonaire qui résulte dela disparition des vaisseaux, entraîne des ectasies de l'artère pulmonaire et de ses branches en amont, el la dilatation des vaisseaux des lobules voisins (mais celle-ci est loin d’ètre constante);

9° Elle provoque aussi une réaction du cœur droit qui peut s’hypertrophier et augmenter la pression du : sapg dans l'artère pulmonaire, pour lutter contre #7 l'obstacle. C’est le cas de certains tuberculeux à formes fibreuses, emphysémateuse ou nodulaire discrète ;. | 4

10° Lorsque celte réaction fait défaut (et c'est le cas de la plupart des tuberculoses ulcéro-caséeuses), la gêne de la circulation diminue forcément le débit # | pulmonaire et par là-même la quantité du sang lancée par le cœur gauche à chaque systole. Cette diminulion de l'apport sanguin serait, selon nous, un

facteur important de PBypolension artérielle des

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