‹ La cité de Carcassonne (Aude) (volume 2)Chapitre 26 sur 26 · AUTRES FIEFS DE BAZOUOES · texte numérisé non relu

AUTRES FIEFS DE BAZOUOES

Amhrières,

Furent seigneurs de ce fief:

En 1445 — Noble dame TIxomasse de MontalaiSy veuve de Pierre de la Haye, seigneur d' Anvers (4).

(i) En 1703, ce Jacques Gaultier acheta une closerie sise en Bazouges, appartenant à Pierre-Emmanuel Thibault, chevalier, seigneur marquis de la Rochethulon, ancien colonel de dragons, colonel d'un régiment d'infanterie, demeurant ordinairement en son château de la Guenaudière, paroisse de Grez-en-Boëre. ( Voir la généalogie ci-jointe. )

(2) Louis Baudard, écuyer, chevalier de Tordre royal et militaire de Saint-Louis, chef de Tun des bureaux de la guerre, demeurant à Versailles.

Nicolas-Louis Baudard, écuyer, aide-major au régiment de Belzunce- Dragons, résidant à Aire prés de Lectoure.

Jacques-Louis Baudard, écuyer^ sieur de la Varenne, lieutenant au régiment de Limousin, résidant à Hunningue.

Marthe Baudard, fiUe majeure, demeurant à Angers ( celle - ci ne donne pas procuration et figure dans l'acte de vente pour son propre compte ).

(Archives de la Barbée).

(3) Archives de la Barbée.

(4) Arch. dép de la Sarihe, H. 696.

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ce

En 1502 — Jean de Fontaine, qui rend aveu au fief de Launay.

En 1637 — 1666 — Simon de Crespij (1).

En 1718 — Christophe Davy des Roclies, conseiller du roi au siège présidial de la Flèche.

La Boisar diète,

La Boisardière n'était point un fief, mais seulement une habitation de campagne qui appartenait (1583) à la famille Boisard.

Pierre de Landevy ancien avocat au siège présidial d'Angers, époux de Madeleine Boisard vendit cette propriété , le 15 décembre 1667, à Jacques Aumont (2), sieur du Coudray, avocat en la sénéchaussée et siège présidial de la Flèche, bailli des châtellenies de Château - Sénéchal et de Clefs, et plus tard (1679) maire de la Flèche. Jacques Aumont épousa en premières noces Jacquine Jouye et en second mariage Françoise Souchard.

De cette dernière, il eut, entre autres enfants, Charles Aumont. Celui-ci laissa , de son union avec Madeleine Pinguenet, fille d'Antoine Pinguenet de Champbénard, une fille, Marie Marguerite, héritière de la Boisardière et femme de M. Deslandes (3).

Lei Buffes (4).

Le fief des Buffes appartenait au prieuré de Roizé (5). Les

(1) Archives dép. de la Sarthe.— Fonds de la seigneurie deBazouges.

(2) n ne faut pas confondre cette famille avec une autre famille Aumont, dont ftit François Aumont seigneur de Dazouges.

(3) Archives de la Doisardiêre. — M. Deslandes, mort en 18!29, a laissé de nombreux travaux scientillquos, agricoles et historiques. H a consacré sa vie au service de ses concitoyens et à l'étude de son pays.

(4) Arch. dép. de la Sarthe. — Fonds de la seig. de Bazouges. (o) Fondé (1086-1055) par Lodon, seigneur de Roizé (Pesche).

- lOS -

seigneurs, qui en rendaient aveu à Bazouges, furent donc les prieurs successifs de Roizé.

Voici les noms de plusieurs d'entre eux :

1528 — 1532 — Jean Le Blanc ou Le Blaye, 1561 Bernardin de Saint-François,

1574 Pierre Goivrot,

1583 Pierre Taron,

1607 — 1610 — Bertrand Proust, 1627 — 1637 — Simon Le Prévost, 1662 — 1666— J,'B, de Be^^ont, 1671 — 1690— J,'B. de Colbert.

Avant 1711 — Guillaume Meret.

1735 André Antoine de Beauchamps, demeu-

rant au château de Reau, paroisse de Villaines-la-Gosnais.

Il ne reste plus, aujourd'hui, vestige de ce fief. Le champ qui s'est étendu sur les anciennes constructions n'en a pas gardé le nom ; la tradition locale elle-même en a perdu le souvenir. Seul , un chemin, portant le nom de chemin des Buffes, permet de rétablir approximativement la situation de. ce lieu.

Le Chêne (1).

Le seigneur de ce fief était, de 1536 à 1576, René ds Fay sieur de Chassillé, demeurant au Bailleul (2).

Il eut maille à partir avec son suzerain de Bazouges et, se trouvant dans son tort, il fut obligé de passer avec lui une transaction datée du 2 octobre 1576.

René de Fay ayant démembré, par vente, donation ou échange, plus d'un tiers de son fief du Chêne, qui relevait de Bazouges, Louis de Champagne fit une demande en dépié, comme c'était son droit (3). Alors « ledit seigneur da

(1) Arcli. dép. de la Sarthc. — Fonds de la seig. de Bazouges.

(2) Arch. de la Barbée.

(3) cr Le depié procède quand un iief est dépecé, démembré par

"» Chêne, pour faire désister ledit seigneur de Bazouges de » sa demande, lui céda la féodalité , mouvance et droits » seigneuriaux qu'il avait dans le bourg de Bazouges ; en » vertu de quoi le poursuivant consent à ce que ledit » René de Fay jouisse comme autrefois de son fief du 9 Chêne et de la mouvance des maisons de la Grange et de 1» la SauUais (i) i».

Vers 1585, le fief du Chêne passa entre les mains de Jacques Gaultier et fut réuni à la châtellenie de Fontaine.

UÉclieneau (2).

Guy on EtouriieaUy de Crosmières, posséda TEcheneau de 1394 à 1418.

Il vendit, le 21 décembre 1418, à < dame Marie Dubueilde » la Motte Achay (sic) ».

Elle ne resta pas longtemps propriétaire de ce fief, car nous le trouvons, en 1421, entre les mains de Jean de Champagne seigneur de Bazouges, qui confesse, alors, le relever du sieur de Cré, par son fief de Launay.

A partir de cette date, TEcheneau demeura membre de la seigneurie de Bazouges.

Launay (3).

En furent seigneurs.

1379 — 1409 — Adam de Cré.

1421 Guy de Crez,

1 vente, donation, échange, en sorte que les deux tierces parties ne » demeurent entières, ou bien quand il y a abournemeoi de cens ou 1 rente qui excède la valeur de la tierce partie de la terre donnée à » foi ». (Coutume du Maine). ^

(i) (2) (3) Archives dép. de la Sarthe. -- Fonds de la seigneurie de Bazouges.

1440 — 1450 — Guyon de Crezy qui donna contre échange,

en 1450, à Etienne Duplessis , seigneur de la Tranchardière, les moulins de Navrans.

1461 — 1471 — Guy de^ré.

1483 Jean Leroy.

1527 René BranchUy qui céda son fief , sans en

rien retenir, au seigneur de Bazouges, à la suite d'un procès avec ce seigneur et d'une transaction qui termina le différend.

Le fief de Launay se trouva donc à partir de cette époque réuni à la seigneurie de Bazouges.

Avant 1526, les métairies de Launay et de Marigné appartenaient à Jean Daché, dit le Brun, et à son épouse, Bonne de Grez. Ils eurent pour héritiers : l® Jeanne Davaise, dame

de Bonnefontaine^ veuve de Alexandre de Saint , sieur du

lieu Davaise, et fille de N.... dame de Grez, sœur de Bonne de Grez. — 2» Brun Daché, fils de Jean Daché (fi-ère de Jean Daché, dit le Brun), et de Gatherine de MoUicourt. La première eut Marigné ; le second Launay.

Gette métairie de Launay fut achetée plus tard, le 4 juillet 1605, par Jacques Gaultier (1), à Glaude Le Fébure, sieur de la Folluère.

Marigné, ou la Marigné^ ou Marigny, alias la Chaumondière ou encore Dalliché (2).

En furent seigneurs :

1537 René Le Masson, aussi seigneur de la

Masselière.

(1) Jacques Gaultier s'appelait c de Launay » non à cause de cette métairie, sise en Bazouges, mais à cause d'un flef du même nom, situé en Touraine.

(2) Ârch. dép. de la Sarthe. — Fonds de la scig. de Bazouges.

1564 — 1573 — Marin du Bcmchet, aussi seigneur de la

Ronce.

1578 — 1598 — Olivier du Bonchet, aussi seigneur de la

Ronce et de Mondagron.

1603 — 1619 — Jacques du Boifcliety sieur de la Ronce,

de Mondagron et de la Motte-Forterye.

1619 — 1637 — Michel du Bouchet.

Vers 1650 — Mathurin Le Féron, seigneur de la

Barbée.

1687 Marie Le Féron veuve de René Le Bigot.

A cette époque le marquis de la Varenne déclara que ni

lui, ni défunt son père, n'ont prétendu avoir le fief de Marigné

dans la mouvance de leur fief des Pins, attendu que ce fief

de Marigné relève de la seigneurie de Bazouges.

Au commencement du XVIII® siècle, Jacques le Peintre^ doyen de l'église de Tours, sieur de Marigné, vendit ce fief à René François Fontaine de la Crochinière.

Puis il fut transmis à Damien Fontaine acquéreur de la Barbée et réuni à la seigneuiie du même nom.

La Masselière (1).

Jean Le Masson^ seigneur d'Auvers et de la Masselière rendit aveu pour cette dernière terre, à la Barbée, le 18 octobre 1418.

Un autre Jean Le Masson était seigneur d'Auvers et de la Masselière en 1491 (2).

Enfin René Le Masson était propriétaire de ces fiefs en 1532 — 1537.

Une même famille parait donc avoir tenu la Masselière pondant cent cinquante ans. Il nous faut, cependant, reconnaître une interruption dans cette possession et placer dans l'intervalle compris de 1452 à 1474, un personnage portant

(i) .\ moins d'indication contraire, arch. de la Motte. (4) Arch. de Bazouges.

un autre nom, savoir Jean de Bouilléy qui notamment, rendit aveu à Bazouges, pour partie de la Masselière, en 1471.

Ce gentilhomme devait avoir une alliance avec les Le Masson, mais nous ignorons quelle marche, Tordre successoral fit suivre au fief qui nous occupe, pour l'enlever à la famille Le Masson et l'y reporter ensuite.

Vers 1545, Nicolas de la Chesnaye, devenu seigneur de la Masselière par héritage ou par acquisition, rendit aveu à la Barbée. Parmi les hommes de foi et les sujets compris dans rénumération de cet aveu, on distingue :

Noble homme Jean Esperon, sieur du Mazé et de la Baronnière.

Maître Jacques Barillet, prêtre, pour la métairie de la

Goijuère.

Noble homme René de Tessé, pour les pâturages de Boigné.

Noble et puissant messire Baudouin de Champagne pour le lieu de la Vetillière.

Noble homme René de Hansay, sieur de la Bruère.

La Prieure de la lande aux Nonnains, pour des rentes sur le moulin à vent.

Le 11 octobre 1553, Nicolas de la Chesnaye était mort et laissait Marie du Soillonce (1), sa veuve, chargée de la tutelle de plusieurs enfants mineurs.

L'aîné d'entre eux, Nicolas^ rendit aveu le 13 février 15(H, à Durtal, par le moyen de la Barbée.

Ses successeurs, à la Masselière, furent Pierre Dumesiiil et François Dumesnil^ qui occupent les dernières années du XVI« siècle et les premières du XVII<'.

Le 3 juillet 1620, le seigneur de la Masselière est Charles Davoust, président de l'élection do la Flèche. Il était alors veuf de Françoise Richard qu'il avait épousée h Angers le 2 décembre 1606 ; le 28 mai 1633, il se remaria, à Baugé,

(1) Il faut lire, croyons-nous Marie de Seillons.

avec Catherine Rousseau. Il mourut vers la fin de 1665, laissant pour héritier son petit fils, Sébastien Davoust, âgé de cinq ans.

Son fils, en effet, Pierre Davoust, président au grenier à sel de la Flèche, qui l'avait précédé dans la tombe, était représenté par deux enfants que lui avait donnés sa femme Geneviève Sayhois : Geneviève Marie Françoise Charlotte et Sébastien Richard Pierre.

Ce dernier, maire perpétuel de la Flèche, épousa Françoise Le Noir et mourut le 3 mai 1731 . '

Anne François Joseph Pien^e de la Rue du Can^ conseiller du roi, receveur des tailles de Télection delà Flèche, devint seigneur de la Masselière par son mariage ( 25 janvier 1752 ) avec Anne Françoise Davoust^ fille des précédents.

Enfin, le 21 avril 1773, mademoiselle de la Rue du Can apporta aux Le Royer de la Motte la terre de la Masselière, en épousant un membre de cette famille.

C'est M. de la Motte qui l'a vendue à M. Desvignes.

Mondagron (1).

Mondagron était une petitegentilhommière située au bas du coteau, sur le chemin de Bazouges à Crosmières. Il en reste encore aujourd'hui un corps de logis, entouré de douves en partie ruinées.

Cyprien de Mondagron, écuyer, portait : d'or à S annelets de sable, posés 2 et i.

La demeure fut ensuite possédée par :

Marin du Bouchet (1574).

Olivier du Boiuihety gentilhomme ordinaire de la maison du roi (1595).

Jacques du Bouchet (1610).

Mic}vel du Bouchet (1027).

(i) Arcli. dép. de la Surllie. — Fonds de laseig. de Bazouges.

Pierrt A^tert iWX^

CUnde Auberî <ie56-MBS^

Lotftt ChoMrin (i7±7|.

Caualiier (il53>. avxMal la âè^ pnsiâsjd de li fieeike €t sa fiemme Framçaùe de £mttmime, bâiî»^ de Lmw Cknmii.

Entre cette dame et lœ hatâUrtf-s^ de BiEfic«^^îs. il 5 derau en 1775, on long procès, sor le «i^et d'mi ^^enaa dessterrisjt un vaste dos de Tîgnes, diemm que ks haÉitazjts disûect être poMîc et que la dame Cc^uHkr rer^uLqpmit cccnme sa propriété privée. Les mémoires' rédigés pCAjr édsôrer la cause , en 4783 , débutent aônâ : < Dans la (oroisse de f Bazouges en Anjoiu e&l on cotean coarert de Tignes, dont

> Fensemble et rarroodîss^nent s'appelle le dos des

> Yaliées ; sa loqgenr est denirircifi six cents toises sur

> autant de laigeor. Ce dos est traversé de l'Orient au

> couchant par on chemin, lequel prend naissance sur le » grand chemin de Bazouges à Croanières et débouche sur » celui de Bazouges à Verron . par le chemin dit des » Chèvres. Â rentrée, du côté de Bazoqges, la dame veuve

> Couailler possède à droite du chemin une maison appelée » Mondagron >.

Ce chemin était la c borne immuable • servant de limite au fief de la Barbée, d'une part, et à celui de Fontaine, de l'autre.

Les seigneurs de la Barbée, et de Fontaine inteniorentau procès en qualité de seigneurs du clos des Vallées (1).

La Richeraie.

Un seul nom se rapporte à ce petit fief, celui de Julien de Rouvray, conseiller du roi au siège présidial de la Flèche (il octobre 1732) (2).

La Roche de Bazouges (3).

Demoiselle Françoise de Bertheloty mineure, en était dame

(i) Arch. de la mairie de Bazouges.

(S) (3) Arch dép. de la Snrthe^ G. 778.

au 15 février 1655. Son curateur était Guillaume Foussard. Elle avait pour proche parent, François Aymar, chevalier, seigneur de Gacilly.

La Roche de Bazouges, passée entre les mains du sieur Deshayes, fut vendue par celui-ci , en 1670, au sieur de Vaux.

Peu de temps après la famille Aumont de la Boisardière en devint propriétaire et la conserva jusqu'au temps de la révolution.

La Sigonniève^

Aujourd'hui métairie de la terre de la Barbée, autrefois fief d'une certaine importance , se composait d'un petit château, d'une chapelle, des métairies de la Viennière et de Laimeraie, et des closeries du Bois, de la Petite Branchardière , de la Périère , de la Baronnière et de la Pommeraie (1).

Le manoir fut d'abord habité par la famille Richain ou Ricainy représentée, en 1532, par Guyoïi Richain, et en 1646 par Gahrielle Richain, épouse de Gabriel Lemore (2) ;

Puis vinrent les Cabaret, dont Jean Cabaret, (1676), conseiller du roi , lieutenant particulier en l'élection de la Flèche , et Jacques Cabaret, écuyer, époux de Anne-Renée de la Chalinière (1750).

Ces derniers vendirent la Sigonnière, le 20 février 1758, à M. de la Bérardière, baron de la Barbée (3).

Le territoire de Bazouges renfermait encore plusieurs autres fiefs, sur lesquels nous ne possédons pas de documents. Ils se nommaient les Guérets, la Renouardière, la Rigaudière, la Ronce et la Vieilliere,

(1) Ârch. de la Barbée.

(2) Arch. dép. de la Sarthe, G. 778.

(3) Arch. de la Barbée.

— Ili ~

La ctu|>eik' qui sëlevait à la Vîetllièr^ suhstsie eocone el sert à reoûser les iiiMimges iTime ierme. Elle ne présente d*aiUeurs aocone partie remanpiable.

Le e»rps de kjgis qui raocompagne, e^l percé de quelques ouvertures à ofeeneaux. On y accède au moyen d'un perron assez élevé, domioé par une sorte de portique ou d^auvent en pièces de charpente^ recouvert en ardoises.

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