INTERIEUR DB LA CIT
Il n'existe plus, dans rintérieur de la cité, que quelques débris des maisons anciennes et trois puits. L'un large, avec belle margelle surmontée de trois piliers, margelle et piliers qui datent du xiv* siècle. Ce puits a été creusé dans le roc dès une époque très-ancienne et est comblé aujourd'hui; l'autre, beaucoup plus étroit, dont la margelle date du XV' siècle, le troisième, dans le cloître de Saint-Nazaire. Il devait exister des citernes dans la cité, car ces trois puits et ceux établis dans quelques-unes des tours, ainsi qu'on l'a vu, ne pouvaient suffire aux besoins de la garnison et des habitants. Une seule de ces citernes a été découverte par nous; elle est creusée sous la montée de la .porte de l'Aude, entre les deux enceintes. On y descend par un escalier, pratiqué dans l'épaisseur du mur de la première. enceinte, et on pouvait puiser l'eau qu'elle contenall par ua. regard avec mHri:;olle que l'on voit le longidç ce mur en montant à la porte do l'Aude. Cette citerne est aujourd'hui comblée en jKU'tio : elle devait être alimentéf par les eaux de pluies itvuoillios entre la porte de l'Aude et le cloître de Saint- Nazairi\ et pout-ôtre par une source qui aujourd'hui ne donne (juo très-peu d'eau.
Ou voit encore, accolés aux remparts intérieurs, des logis qui ont été élevés en môme temps que les défenses et qui ôKiiout prv>biiblemont destinés à contenir des postes et des v\MunKnul;uils supérieurs, (les restes sont apparents : à la p.»j to -Narbouuaise, face intérieure de gauche, derrière les louiH u^ M, %^ât ^8 et ftft, à l'intérieur de la porte de l'Aude ut xli i . kVo la lv»ur n* 25.
L*fiGLISB DE SAINT-NAZAIRE. 83
Une petite église existait le long des murailles, près de la porte Narbonnaise; c'était l'église de Saint-Sernin, dont la tour n* 53 fornnait l'abside. Au xv* siècle, une fenêtre à meneaux fut ouverte dans celte abside, à travers la maçonnerie visigothe. L'église fut démolie pendant le dernier siècle ; elle était de construction romane.
Cette description sommaire de la cité de Garcassonne peut faire comprendre l'importance de ces restes, l'intérêt qu'ils présentent et combien il importait de ne pas les laisser périr. L'église de Saint-Naïaire a été complètement restaurée par les soins de la Commission des monuments historiques. Ces travaux, entrepris en 18ftft, n'ont été terminés qu'en 1860. Toutes les tôui% de l'enceinte intérieure, découvertes depuis un grand .nôml)re d'années, et particulièrement celles qui sont voûtées; avaieVit beaucoup souffert des intempéries de Fatmosphère. Longtemps ces ruines ont été abandonnées '. aux habitants de la cité/qui ne se faisaient pas faute d'enlcvei les matériaux des parapets et des chemins de ronde à leur portée, et de se servir des tours *oomme de dépôts d'immondices. La circulation, sur fé chemin de ronde, était trèsdifficile. Sur le front sud, un grand nombre de maisons et de baraques s'adossaient aux remparts. Ces maisons, qui composent ce qu'on appelle encore aujourd'hui le quartier des lices, sont occupées par une population pauvre de tisserands qui vivent dans des rez-de-chaussée humides, pêlemêle avec des animaux domestiques.
Depuis 1855, des travaux de restauration, et principalement de consolidation et de couverture des tours, ont été entrepris dans la cité de Carcassonne, sous la direction supérieure de la Commission des monuments historiques.
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