‹ La cité de Sainte-Cunégonde de Montréal [microforme]Chapitre 22 sur 82 · L'EGLISE · texte numérisé non relu

L'EGLISE

Dieu promet une immortelle récompense à ceux qui lui élèveront un temple de bon cœur.

R. P. LALANDE, SJ.

ans cent ans, lorsque le voyageur dirigera ses

pas dans la Province de Québec, il sera

étonné du nombre prodigieux, de la veauté,

de la magnificence des temples élevés à la gloire du Très-Haut.

Le rs masses imposantes seront les témoins indéniables de la piété, de la ferveur du peuple canadien-français. Nos monuments religieux s’associsront aux monuments historiques jour montrer une fois de plus que la religicn et la gloire sont des compagnes inséparables.

Que l’ou consulte 1:s annales d: tous les pays et l'on verra que depuis existence des nations l'apogée de leur grandeur a toujours coircidé avec la pleine florescence du cuite.

C'est que la foi soulève les montagnes, c'est que la foi en portant les cœurs vers Dieu les rend capable des plus belles actions.

Multiplions donc les sanctuaires, ccuvrons notre pays de lieux-saints, afin qu'ils attestent notre croyance d’une mauière grandiose à nos arrièrespetits enfants.

Parmi ces églises, celle de Ste-Cunégonde ne sera pas classée dans la dernière catégorie sous le rapport materiel, car son ‘architecture, d’ordre corinthien, lui imprime un cachet de simplicité et de grâce, en harmonie avec le charactère humble mais sublime du christianisme ; et l’on comprendra de suite quelle douce impression les fidèles devaient ressentir sous ces voûtes embellies par l'art et consacrées par la prière.”

Sa construction est récente puisqu’en 1874, une simple chapelle temporaire existait. Cette chapelle était la ‘“ Windstanley Hall,” située rue Delisle, à quelques pas de la rue Dominion. Le 12 avril 1874, Mgr. E. C. Fabre, evêque de Gratianapolis, alors coadjuteur de Mgr. Bourget, fit la bénédiction de cette modeste chapelle. La bâtisse en question, qui, précédemment était un lieu de réunions profanes ne jouit pas de suite de la faveur du public.

Bien des fidèles avaient murmuré contre l’autorité ecclésiastique, à propos de ce choix, car, dans

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leur foi naïve, ils s’imaginaient que le maître suprême ne devaient pas accepter les prières qui lui étaient offertes là, parceque la dite chapelle avait été élevée par des protestants, parcequ'ayant changé de destination elle était devenue salle publique de jeux et de dances.

Comme bien on le pense, dès le début, les choses les plus nécessaires manquaiïent pour les cérémonies du culte. Pour obvier à tout, Mes-

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