L'HONORABL.E MICHEL JOSEPH CHARLES COURSOL
L’'Hon. Coursol s’est trouvé assez intimement lié avec notre histoire pour qu’il nous soit impossible de passer son nom sous silence.
. Voici des notes biographiques nuisées dans le Monde Illustre et dans un petit volume intitulé : ‘€ Souvenir du 24 juin 1874” ;
L'honorable Coursol, fils de Michel Coursol, un officier de la compagnie de la Baie d’ Hudson était né à Maiden, province d’Ontario. P:r sa mère il était petit-fils de l’'Hon. F. À, Quesnel et arrière petit-fils de Joseph Quesnel le populaire chansonnier canadien. Après un cours d’étude.brillant, il étudia le droit et fut admis au barreau en 1841. I1 épousa quelque temps après mademoiselle T'aché, fille de Sir Pascal Taché.
C'était à une époque où les luttes politiques étaient ardentes,
M. Coursol prit place au premier rang parmi les défenseurs de la cause libérale et nationale, dont Lafontaine était le chef distingué. Il se fit une grande réputation de patriotisme et d'énergie et la justifia en p:us d’uue occasion.
En 1841, dans l'élection de Leslie et Delisle, il était à la tête des Canadiens dans l'émeute qui eut lieu à St-Laurent.
Dans les élections de 1848 on le trouve parmi les jéunes gens lés plus courageux de l’époque, faisant des discours sur les places publiques et le coup de feu dans les rues de Montréal en faveur du parti libéral.
I1 fut nommé coronaire la même année et se distingua en cette qualité, dans l’enquête qui eut lieu sur le corps de Mason tué au moment où, à la tête d’une bande d’émeutiers, il franchissait la grille du jardin conduisant à la demeure äu Dr. Taché.
L'enquête se faisait à l'hotel Nelson sous la direction de: MM. Jones et Coursol. M. Lafontaine appelé comme témoin était à donner son témoignage lorsque les cris de ‘‘au feu ! au feu !’’ retentirent, Quelques minutes après, la maison était enveloppée dans un tourbillon de flammes et de fumée ; les orangistes avaient mis le feu à l’hotel danslintention de se venger de Lafontaine. La situation était critique, les émeutiers rassemblés autour de l’hotel menaçaient de tuer M. Lafontaine. M. Coursol le prit sous sa protection, il sortit bras dessus bras dessous avec lui et le conduisit, à travers la foule, en lieu sûr,
Parmi les nombreuses qualités qui enrichissaient son grand cœur, M. Coursol possédait une bra-
voure proverbiale et dont l’exemple plus haut donné peut être suivi de bien d’autres.
En 1849, on le vit, au beau milieu d'une échafourrée, fendre à cheval, la foule ameutée, saisir, un dans chaque maïn, deux des principaux meneurs et imposer respect à cette populace en fureur, et traîner lui-même, hors de la bagarre, ces deux fieffées canaïilles.
I1 fonda le régiment des chasseurs canadiens, fut maire de Montréal en 1871 et 1872, député de Montréal-est en 1878, 82, 87.
En 1877 il fut élu conseiller à Ste-Cunégonde et aida de ses conseils nos hommes publics d’alors.