‹ La cité du mal; ou, Les corrupteurs du siècleChapitre 36 sur 62 · PROLOGUE · texte numérisé non relu

PROLOGUE

NOtE.

^9 P^6 6* *** Mane nobiscum, quoniam advêsperasûit et inclinata estjdm dieSé

« .J. Oui, ô Jésus ! le jour baisse !..• Les saines croyances, les vraies doctrines, les principes purs et étemels^ cette lumière des intelligences, se prennent à s'effacer; robscurité descend sur la patrie, et dans les ténèbres dont elle nous enveloppe, nous sentons déjà passer sur nous comme un souffle de mort, en même temps que nous voyons s'agiter autour de nous de déplorables systèmes, comme autant de lugubres fantômes. Adoesperasdt, inclinata est dies. Vous-même^ ô mon Dieu, dénaturé en quelque façon par la nuit qui nous entoure, vous ne paraissez plus, aux yeux de certains esprits, qu'un astre douteux, qu'une ombre aux contours mal arrêtés, à la physionomie indécise et flottante au milieu de je ne sais quel vague symbolisme qui déguise vos véritables traits.

« Ah ! Seigneur, loin de vous éloigner davantage, loin de vous soustraire complètement aux regards de ceux qui se méprennent ainsi sur votre nature et la valeur de vos doctrines, daignez vous en rapprocher au contraire! Faitesvous voir plus ouvertement à eux, et dans la sublimité de votre grandeur, et dans les droits que possèdent vos enseignements à être textuellement acceptés. Après avoir marché tant de siècles avec nouB, demeurez jusqu'à la fin l'insépa-

Si 4 DÉYELOPPEMSNTS ET NOTES.

rable compagnon de notre pèlerinage, mane nobiscum! autrement, si plutôt que de nous éclairer mieux^ vous nous abandonniez à des illasions toujours plus opiniâtres et plus profondes, si tous finissiez par tous enfoncer dans des espaces où nous ne puissions plus vous découvrir, nous aurions à gémir d'une grande désolation : le soleil se serait éteint dans le monde ! )» g

M. Fabbé Plantikb, Confér. préchée$ à Notre-Dame de Pt^ ris, 1847, Vf* conf.

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