‹ La cité du mal; ou, Les corrupteurs du siècleChapitre 49 sur 62 · ÉPILOGUE · texte numérisé non relu

ÉPILOGUE

6, page 247. — Voyez les admirables lettres de M. Rossignol^ AnnaleMde philosophie chrétienne, série iii^ t. III.

7, page 249. -- Extrait du Lalitavistara, ou légende de Bouddha, traduite par M. Edouard Foacaux.

^9 page 249. — Annales de philosophie, loc. cit.

9, page 252. — Luc, vi. « Si toutes leà sociétés sur le penchant de leur ruine étaient près de mourir de morty comme le premier homme exilé de son paradis, et qu'un hasard inattendu fit retrouyer tout à coup , au milieu de la dissolution universelle, yn seul lambeau du cbapiti:e yi de l'Evs^gile de saint LuC;|.,le Sermon sur lâ montagne, il ne faudrait pas d'autre véhicule au renouvellement de la civilisation. C'est l'expression la plus sublime du christianisme tout entier.' » Ch. Nodier, Bihlioth, sacrée, p. 87.

lOy page 255. — Luc, xxiii, 34.

W, page 259. — Koran, ch. v, verset 50.

42, page 265. — Benj. Constant, delà Religion, 1. 1, c. u, « Le culte romain, détruit dans ce qu*il avait eu jadis de patriotîcpie, ne gardait plus que ce qu'il avait de corrupteur: religion immorale et mercenaire, impiété malfaisante, crédulité sans culte qui s'attachait à mille impostures bizarres , étrangères à la patrie, confusion de toutes les religions et de tous les vices dans ce vaste chaos de Rome, dégradation des esprits par l'esclavage, la bassesse et l'oisiveté : voilà ce qu'était devenu le polythéisme romain. 9 M. ViLlemâin, du Poly- , théisme. Mélanges.

13^ page 265. — Non tam vilis quam nullus^ dit la loi romaine.

14, page 266. — Tbéoph. LAVAuiE, Hist des Français, t. 1.

368 DlVSLOPPEltENTS ET NOTES.

^^f P^o St68. •— « Lorsqu'il y a peu de |ouvs noua visitions, dans la camiMigoe romaine, les catacombes récèmmeiit découvertes de Saint-Alexandre, en entrant dans l'église souterraine sur laquelle ouvrent les tombeaux des martyrs, nous entendîmes une voix mystérieuse crier à notre oreille, ou plutôt au fond de notre cœur : Que vien^-tu faire ici? Ës^tu de la noble race des héros chrétiens? Sens-tu dans ton âme ces transports d*un amour divin prêt à verser tout son sang pour Dieu et l'humanité? En nous prosternant sur ces dalles qu'avaient usées de leurs genoux et de leurs larmes ces saintes phalanges de grandes âmes, nous frémissions en nousmêmes^ car nous voyions les martyrs, écartant ce marbre, se lever pour nous dire : Non, tu n'es pas chrétien; non, tu n'as plus cet esprit vivant d'amour saint pour lequel nous avons répandu des torrents de sang. As-tu, comme nous, tout abandonné, tout quitté, pour embrasser la croix, la couronne d'épines , la pauvreté , les persécutions, les opprobres et la mort? T'es-tu fait anathème et malédiction poiir tous tes frères? As-tu vécu de le^r vie, souifert de leurs souffrances et pleuré de leurs pleurs? Tu adores le Christ, dis- tu, mais l'imites-tu dans toute sa vie? Il n'avait pas même où reposer sa tête : es-tu pauvre comme il fut pauvre, au moins dans l'esprit de ton cœur? Il laissait les grands et les puissants de la terre pour les, petits, les faibles et les opprimée : as-tu laissé comme lui la terre aux pouvoirs de la terre eu regardant au ciel d'où descend la puissance ? Dieu a-t-il besoin d'un bras de chair pour défendre son empire? Il chassait les vendeurs du Temple et flagellait les pharisiens : as-tu chassé les vendeurs et flagellé les pharisiens? 11 stigmatisait les traditions humaines, et tu les suis. Ceint d'un linge, lui, le Dieu du ciel et de la terre, il lavait les pieds de ses apôtres, en leur apprenant à se faire le serviteur et l'esclave de tous : as-tu lavé les pieds de tes frères et t^es-tu fait leur seniteur et leur esclave? Tu aimes la gloire, et nous aimidhs l'ignominie. Tu

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cherches le bonheur^ et nous cherchions la souffrance. Tu vis pour ton salut ^ et nous travaillions à la perfex^tion de notre àme^ en vivant pour le salut de tous. Tu aimes le commandement, et nous aimions Tobéissance. Tu laisses à chacun la responsabilité de leurs vices et de leurs erreurs , et nous^ nous nous faisions , à l'exemple du divin Maître , solidaires et responsables pour nos frères^ pour l'humanité tout entière. Qu'y a-t-il de commun entre toi et nous? Tu adores le Christ : mais adorer le Christ c'est l'imiter, c'est en reproduire la vie dans notre vie. Qui le fait? Vous êtes les disciples du monde, qui nous a égorgés, et non les disciples du Christ qui n'était pas du mcmde. Comment donc pourriez-vous porter la croix^ la couronne d'épines et le sceptre de roseau? Comment pourhez-vous être martyrs comme le Christ et comme nous? a Des bras accoutumés à de& bracelets précieux « pourraient-ils supporter le poids des chaînes^ ou les pieds « entourés de soie celui de la torture; le cou garni de perles a et d'émeraudes ne laisse plus de place pour le glaive du « bourreau (i ) » (De la vie et de la mort des Nations, par l'abbé Gabriel^ p. 54.

16, page 270. — Saint Jérôme, Epist, lvii.

17, page 290. — Souvenir des Conférences de Notre-ïkmie de Paris.

18, page 291. — Souvenir des Conférences de Notre-Dame de Paris.

19, page 291. — De Maistbe, Consid. sur la France, ch. v, p. 63.

a Oh I que Pascal avait raison dans cette parole retenue de quelque saint, que l'un de nos philosophes a si peu su comprendre , ou sur laquelle il a voulu tant se méprendre :

(1) Tertul., de Habit, muiieb. et de Cuit. fem.

Mettez-Tous à genoux, prenez de l'eau bénite^ récitez le chapelet, ea un mot , abêtissez-vous. C'est-à-dire mettez bas la superbe de votre esprit; faites acte d'hiunilité, placez-vous y par un héroïque effort^ dans cet abaissement qui pladt à la miséricorde divine, et qui attire comme invinciblement la grâce ; car, sans la grâce, tous n'irez qu'aux ténèbres, et vous n'arriverez qu'à l'endurcissement.

« Se mettre à genoux, s'humilier, s'abéUVy c'est de quoi, direz- vous, il ne faut pas parler à Y Esprit moderne: il est tropûer! Hélas! nous le connaissons comme vous^ cetEsprù moderne; nous connaissons sa fierté. Il met à toutes les loteries^ il joue à toutes les bourses, il a recours à tous les moyens et à toutes les magies pour tenter toutes les fortunes; il caresse toutes les passions et toutes les ignorances pour s'acquérir la faveur ; il se plie à toutes les prosternations pour obtemr des emplois , il s'impose toutes les besognes pour parvenir à la gloire; il est à poste fixe dans toutes les antichambres ; il fait queue sur les marches de tous les tréteaux et à la porte de toutes les jouissances; il est sinon en adoration devant tous les pouvoirs , du moins partout à genoux devant quelque pouvoir. Montrez l'endroit un peu caressé de n'importe quel soleil où n'accoure pas cette couleuvre! Néanmoins, il ne faut point proposer kV Esprit mo^ derne de risquer un Ave Maria pour gagner une fortune céleste, ni de s'agenouiller devant Dieu pour lui demander le don précieux de la foi.

ft Les gens de Y Esprit moderne sont des gens éclairés et qui aspirent à toutes sortes de grandes choses : aux millions, aux belles places, à l'institut, à la renommée , à faire plusieurs éditions de leurs livres, à mériter que leur m(«t soit annoncée en entreiiiets, à être suivis de trois ou quatre mille personnes au cimetière, à se rendre immortels, enfin ! Voilà leurs dignes et fières préoccupations; et que leur importe, après tout, d'être fixés stir ces questions seeondaires : la vraie

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