‹ La cité moderneChapitre 361 sur 467 · HERBART · texte numérisé non relu

HERBART

Nos idées, comme \v reconnaissait déjà le philosophe Herbart, dit M. de Roberty, sont un produit de la vie en commun; quant au langage, il est l'agent matériel spécifique au moyen duquel les conditions de la vie en société influent directement sur les conditions cérébrales et leur communiquent l'impulsion nécessaire pour produire des résultats qui, sans cette intervention, ne seraient pas possibles.

Herbart dit notamment : « Nul homme n'est seul, et aucune époque connue ne dépend que d'elle-même; à chaque moment du présent vit et agit le passé, et ce (/ne l'individu isolé appelle sa personnalité n'est, même dans le sens le plus strict du mot, qu'un tissu de pensées et de sentiments dont la part incomparablement la plus considérable ne fait que refléter ce que la société, au milieu de laquelle il vit, possède et régit comme un bien commun... La masse des idées et des notions vient du dehors aussi certainement que la langue maternelle » (Œuvres complètes, t. IX, p. 385).

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