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CHAPITRE VII. — PEINTURE DE L'HOMME EXTÉRIEUR

grandeur moyenne, ferme et bien attachée, doit être plus colorée dans les parties proéminentes que dans les parties plates; le bord doit être transparent et d'un rouge brillant comme un grain de grenade Sur la joue le rouge doit devenir plus vif à mesure que la convexité s'accuse davantage. Le nez, qui contribue surtout à faire la beauté du profil, doit diminuer dans le haut par une dégradation douce et insensible; à l'endroit où finit le cartilage, il peut y avoir une petite proéminence, pas assez forte cependant pour qu'il en résulte un de ces nez aquilins qui déplaisent chez les femmes; la partie iuférieure doit être moins colorée que les oreilles, mais il ue faut pas qu'elle soit d'une blancheur mate ; la paroi du milieu, qui se trouve au-dessus des lèvres, doit avoir

rissent les arts, et dont on ne voudrait plus aujourd'hui. L'auteur dit que cet œil tantôt embrase, tantôt pétrifie. Celui qui regarde longtemps ie soleil devient aveugle; celui qui regardait Méduse était changé en pierre; mais celui qui regarde le visage de Lucrèce

Fit primo intuitu cœcus et indi lapis.

Même le Cupidon de marbre qui dort dans les salles de son palais a été pétrifié par son regard, dit le poëte :

Lumine Borgiados saxificatus Amor.

On ne peut discuter que sur la question de savoir s'il est question du prétendu Cupidon de Praxitèle ou de celui de Michel- Ange, attendu qu'elle possédait les deux.

Le même regard semblait à un autre poëte, Marcello Filosseno, tout empreint de douceur et de fierté, mansueio e altero. (Roscoe, Leone X, ed. Bossi, VII, p. 30G.)

Des comparaisons avec des figures idéales de l'antiquité sont fréquentes à cette époque. (T. I, p. 30 ss., 228.) Dans VOrlandino, (II, str. 47), l'auteur dit d'un petit garçon de dix ans qu'il a une tête antique, edha capo romano.

'Comme l'aspect des tempes peut être modifié par l'arrangement des cheveux, V. se permet à ce propos une sortie comique contre la présence d'un trop grand nombre de fleurs dans les cheveux, ce qui donne au visage * l'air d'un pot d'oeillets ou d'un quartier de chevreau à la broche » , En général, ii s'entend fort bien à la caricature.

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une légère carnation. L'auleur veut que la bouche soit plutôt petite que grande, que les lèvres ne soient pas trop minces, et que la commissure en soit gracieuse; quand on les desserre par hasard (c'est-à-dire sans rire ou sans parler), il ne faut pas qu'on voie plus de six dents de la mâchoire supérieure. Des détails particulièrement jolis sont : la fossette de la lèvre supérieure, un léger renflement de la lèvre inférieure, un aimable sourire qui se dessine au coin de la bouche, à gauche, etc. Les dents ne doivent pas être trop petites ; il faut qu'elles soient régulières, bien séparées les unes des autres, et qu'elles aient le ton de l'ivoire ; la couleur des gencives ne doit pas être trop foncée et rappeler celle du velours rouge. Le menton doit être rond, ne pas se relever ni se terminer en pointe, et être coloré au point où la proéminence s'accentue; c'est la fossette qui en fait le plus précieux ornement. Que le cou soit blanc, arrondi, plutôt trop long que Irop court; que le nœud de la gorge soit simplement indiqué; qu'à tous les mouvements la peau forme de beaux plis. II demande que les épaules soient larges; à ses yeux la largeur forme même la principale beauté de la poitrine; en outre, il faut qu'on n'y voie pas un os, qu'elle ait des lignes harmonieuses et que, sous le rapport de la couleur, elle soit « candidissimo ». La jambe doit être longue, fine dans le bas sans être trop sèche; les mollets doivent être fermes et blancs. Il veut que le pied soit pelit, mais non maigre, que le cou-depied soit élevé, et que l'ensemble soit blanc comme l'albâtre. Les bras doivent être blancs et avoir une légère carnation aux endroits saillants; il les veut charnus et musculeux, mais cependant doux et lisses comme ceux de Pallas lorsqu'elle était devant le berger du mont Ida; en un mot : fermes et gracieux. Il désire que la main

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