EN JOUR NT ARE
ympent assez rt notre dE nous fait voir des choses qui n'existent pas, nos passions nous empêchent de regarder, et malheur à nous, - si nous ne sommes pas en défiance vis-à-vis de
nous-mêmes. Autour de nous, les dangers ne sont pas moindres. Chaque siècle, chaque pays a des préjugés contre lesquels il est difficile de se défendre, et ces préjugés roulent souvent sur les questions les plus graves. On se croit obligé de faire comme les autres, de dire comme les autres, de penser comme les autres, et quand on a envie
de chercher par soi-même la lumière sur tel ou tel point, on se heurte aux idées reçues de son temps et de sa patrie, on se heurte peut-être aux traditions de sa famille, aux doux souvenirs du foyer maternel, à la première et à la meilleure portion de sa vie. Aurons-nous le bonheur de vaincre tous cès obstacles et d'arriver à la vérité ?. Qui osera parler d'acquérir toutes les sciences, de parcourir dans toute son étendue le royaume des 100 sensibles et des choses intelligibles, de connaître Dieu, de connaître la nature extérieure, de se connaitre soi-même? Qui osera parler de cela \ une créature qu‘ sonnaît si peu, si difficilement # si mal? Avouons-le : nos forces ne sont pas à la hauteur de nos besoins intellectuels.
Le phénomène est peut-être encore plus saisissant dans l'ordre moral, Nous avons à pr atiquer