OUI, JE ME SOUVIENS
J'ai perdu ma mattreose, Haiia pouvoir la retrouver.
Oui, je me souviens, quaiid, un soir ensemble, Chaste comme un vœu qu'on fait à genoux, Avec l'infini dans ta voix qui tremble, Tu m'as dit, craintive et douce: "* Aimon^-noui."
Ce soir m'aippartient ! Il n'est point à d'autres ! Devant mon désir tout pencha, soumis.
C'est mon chant d'amour, mon bonheur, le nôtre Qui remplit la terre et le ciel ravis.
Les arbres, les fleurs, le temps et l'espace Et l'astre à la glorieuse clarté.
Le jour qui décroît et rhomine qui passe 'Nous ont dû leur sainte et calme beauté.
Depuis que mon cœur où l'amour persiste Par ton regard doux n'est plus protégé. Que l'espace est gris ! Que la terre est triste ! Sous le ciel chagrin que tout est changé !