CES GUEUX
ft mon pÇre.
SaiLte volupté! seul tréecr qui vaille!
Non ! ces blêmes gueux, les poètes fous, Du sage gras et cossu qui les raille, Dans leur cœur hautain, ne sont point jaloux.
Et si quelque voix, parfois tentatrice.
Murmura dans leur rêve extasié:
" De toute l'âpre et moderne avarice La richesse entière est là, sous ton pied.
Prends-la sans tarder, d'un geste rapide, A'ers ces biens à ton bonheur déf\'olus, D'innombrables mains se tendent, avides Dans un instant il n'en restera plus."
Beauté! de t'aimer l'âme jamais lasee, Ces gueux dont la faim blâmait le transport, Ils ont préféré frémir quand tu passes A courber le front pour prendre cet or.
Chante, rossignol, chante, Toi qui as le cœur gai.