II. Manuscrits et éditions
1. Le manuscrit A, que je considère comme la plus ancienne rédaction et qui est aussi la plus complète, m'a servi de base et pour la graphie') et pour la constitution du texte. Il a été acquis en Angleterre, le 29 juin 1889, par la Bibliothèque nationale de Paris. Ce manuscrit était resté inconnu jusque-là. Il figure actuellement aux Nouvelles acquisitions françaises sous le n^ 4531. C'est un volume de 97 feuillets, relié en carton et présentant en général 35 vers à la colonne. Le î^ 2 est blanc; les f''^ 1, 60 et 78 sont mutilés. Il renferme les œuvres suivantes:
Le rommans du conte d'anjou qui voit desflourer sa fille'^\ fo4ro à 63 ro c. 2.
La clef d'amour, f» 63 v« c. 1 à 88 r« c. 1.
De la chastelainne de Vergy, P 88 r» c. 2 à 94 v» c. 2.
Chest là proiere d'un chevalier (lisez clerc) el la response d'une dame (sur une colonne), f ^^ 95 r^ c. 1 à 97 y^.
Le texte de la Clef d'amors est illustré de cinq méchantes miniatures d'environ 6 centimètres de large sur 5 de haut: P {P 63 v^ avant le l^"" vers) Un génie ailé (le dieu d'amour), perché sur un arbre, semble parler à un homme et à une femme placés à ses côtés; 2^ (f^ 64 r<^, av. le v. 61) Le poète,
') Je donne en note, sous les variantes de sens, les particularités extérieures, les abréviations de A et les quelques graphies que j'ai cru pouvoir modifier soit parce qu'elles m'ont paru trop modernes {z pour s), soit pour donner plus de symétrie aux rimes.
2) Cette œuvre a été composée en 1316. V. De la Rue, Essais, I, p. 190, et P. Paris, Manuscrits français, VI, p. 40. V. aussi Beaumanoir, I, XXXVII. Notre manuscrit est donc du XIV^ siècle.