‹ La clef de la Somme théologique de Saint Thomas d'Aquin: Historique, analyse et appréciationChapitre 15 sur 41 · TANTO ^^ IGITUR DOCTORI MAGISTRO NOSTRO · texte numérisé non relu

TANTO ^^ IGITUR DOCTORI MAGISTRO NOSTRO

D. THOMiE

SALMANTICENSE COLLEGIUM SANCTISSIHI

VATIS, AC PROTHO-PARENTIS ELI^

GARMELITARUM SXCALÇEATORUM

BEATiG MARIiE VIRGINIS DE HONTE CARMELI

10 D. Vincent. Ferrer. Serm. D. Th. — it D. Antonin. 3 p. hist, — 12 Ecclet. in officia D. Th. — l« Ignatias Galb., vol. I. — 14 Epist. Paris. cit. — 18 Clemens VIU. — i« D. Antonin. cit. — n Sixtus Senen., lib. IV Bibl. verbo Thomas. — 18 Seraph., p. 7. — i» Idem. — îo Kalend. /"««/o Z). ryiom. — >i 0//lc. jD. r/>. — m Seraph., p. 9. — « O/yic. — «4 démens VI. — «» D. Antonin. — î« Offic. — ^ Jbid. — M Seraph. in Gen. Aêer pinguia panis. — M Trithera. de Script, et Ferrara , epi«i. ad

C(em. K//. — «0 ignat. Galb. cit Si M. Gallo, in oral. Trident. —

•2 Baron, in Martyr. — 88 Ignat. Galb. cit. — 8* Idem^ — SB Séraphin, p. b. — s« Pins V, Sijttus V, Clemens VI, Clem. VIII, Paulus V, etc. — 87 Arriag. Doctr. D. Th, lib. I, c. 7. — 8S Gravina, toni. III cathol. prsscr. — 89 D. Antonin. cit. — *o Const. Noslrœ 2 p. cap. 4. num. 8.

III. — La louange la plus glorieuse est venue à saint Thomas des pontifes fomains et des assemblées conciliaires. Les théologiens de Salamanque et le P. Touron ont recueilli avec soin ces témoignages d'honneur; mais nous les trouvons admirablement résumés dans la bulle ^Eterni Patris , du

4 août 4879. Nous ne saurions mieux faire que de les prendre à une source d'où ils sortent amplifiés et comme rajeunis.

« Les pontifes romains, nos prédécesseurs, dit Léon XIII ^ glorieusement régnant, ont honoré la

* BtUle -^TERNi Patris : Sed , qiiod pluris est , Romani Pontiûces praedecessores Nostii sapientiam Thomse Aquinatis singularibus laudum prœconiis et testimoniis amplissimis proeecuti 8unt. Nam Clemens VI (Bull. In Orrfine), Nicolaus V (Brev. ad FF. Ord. Prœdic , 1451), BenedictusXllI (Bull. Pretiosua), aliique testantur admirabili ejus doctrina universam Ecclesiam illustrari; S. Plus Y (Bull. Mirabilis) ^ vero fatetur eadem doctriaa haereses confusas etconvictas dissipari, orbemque universum a pestîferis quotidie liberari erroribus; alii cum Clémente XII (Bull. Verbo /)e«), uberrima bona ab ejus scriptis in Ecclesiam universam dimanasse, Ipsumque eodem honore colendum esse affirmant, qui summis EcclesiaB doctpribus Gregorio, Ambrosio, Augustino et Hieronymo defertur; alii tandem S. Thomam proponere non dubitarunt Academiis et magnis Lyceis exempîar et magistrum quem tuto pede sequerenlur.

Qua in re memoratu dignissima videntur B. Urbani V verba ad Academiam Tolosanam : Volumus et ienoreprassenliumvobis injungimus ut B. Thomss doctrinam tanquam veridicam et caiholicam sectemini, eamdemque studeatis tolis viribus am." pliare (ConsUS* dat. die 3 Aug. 1368 ad cancell. Univers. Tolos.). Urbani autem exemplum Innocentius XII (Lilt. in forma Brev., die 6 Febr. 1694), in Lovaniensi studiorum Universitate , et Benedictus XIV (Litt. in forma Brev., die 21 Aug. 1752), in Collegio Dionysiano Granalensium renovarunt.

His vero Pontiûcum maximorum de Thoma Aquinate judiciis, veluti cumulus, Innocentii VI testimonium accédât : Hujus (Thomse) doctrina prse cxieris, escepta canonica, habet proprieialem verborum, modum dicendorum, verilalem senientiarum, Ha ut nunquam qui eam tenueHnt, invenianlur a veritatis tramile déviasse; et qui eam impugnaverit , semper fueril de veritate suspecCus (Serm. de S. Thoma).

sagesse de Thomas d'Aquin par de singuliers élevés et les attestations les plus amples. Clément VI, Nicolas V, Benoît XIII, d'autres encore témoignent de l'éclat que son admirable doctrine donne à l'Église universelle. Saint Pie V reconnaît que cette même doctrine dissipe les hérésies après les avoir confondues et réfutées, et que chaque jour elle délivre le monde entier de pestilentielles erreurs ; d'autres, avec Clément XII, affirment que la plus grande abondance de biens a découlé de ses écrits sur l'Église universelle , et qu'on doit l'honorer du culte que l'on rend aux plus grands docteurs de l'Église : Grégoire, Ambroise, Augustin et Jérôme; d'autres enfin ne crurent pas trop faire en proposant saint Thomas aux académies et aux grandes écoles comme un modèle et un maître qu'elles pouvaient suivre d'un pas assuré. Et, à ce propos, les paroles du bienheureux Urbain V à l'académie de Toulouse méritent d'être rappelées ici : « Nous voulons , et, par la teneur des présentes, nous vous enjoignons de suivre la doctrine du bienheureux Thomas , comme étant véridique et catholique , et de vous appliquer de toutes vos forces à la développer. » A l'exemple d'Urbain V, Innocent XII impose les mêmes prescriptions à l'université de Louvain , et Benoit XIV, au collège dionysien de Grenade.

« Pour mettre le comble à ces jugements des souverains pontifes sur saint Thomas d'Aquin, nous ajouterons ce témoignage d'Innocent VI : « La doc- « trîne de saint Thomas a sur toutes les autres, « la doctrine canonique exceptée, la propriété des

« teyines, la mesure dans Texpression, la vérité « des propositions, de telle sorte que ceux qui la « professent ne sont jamais surpris hors du sentier « de la vérité, et que quiconque Ta combattue a « toujours été suspect d'erreur. »

IV. — Écoutons encore Léon XIII sur le rôle magnifique du saint Docteur dans les assemblées conciliaires*.

« A leur tour, les conciles généraux, dans lesquels brille, cueillie en toute la terre, la fleur de la sagesse, se sont constamment appliqués à rendre à Thomas d'Aquin d'exceptionnels hommages. Dans les conciles de Lyon, de Vienne, de Florence, du Vatican, on eût cru voir Thomas prendre part, présider même en quelque sorte aux délibérations et aux décrets des Pères, et combattre, avec une force irrésistible et le plus heureux succès, les erreurs des Grecs, des hérétiques et des rationalistes. Mais le plus grand honneur rendu à saint Thomas, ré-

i BuUe iËTERNi Patris : Ipsa quoque Concilia œcumenica , in qnibus eminet lectus ex toto orbe terrarum flos sapienti», singularem Thomae Aquinati honorem habere perpétue studuerunt. In Conciliis Lugdunensi , Viennensi , Florentine, Vaticano, deliberationibus et decretis Patrum interfuisse Thomam et peae prsBfuisse dixeris , adversus errores Graecorum , hœreticorum et ration alistarum ineluctabili vi et faustissimo exitu decertantem. Sed hœc maxima est et Thomae propria , nec cum quopiam ex doctoribus catholicis communicata laus, quod Patres Tridentîni , in ipso medio conclavi ordini habendo , una cum divinae scripturae codicibus et Pontificum maximorum decretis Summam Thomae Aquinatis super altari patere voluerunt, undê consilium, rationes, oracula peterentur.

64 LA SOMME THEOLOGIQUE

serve à lui seul et qu'il ne partagea avec aucun des docteurs catholiques , lui vint des Pères de Trente , quand ils voulurent qu'au milieu de l'assemblée conciliaire, avec le livre des divines Écritures et les décrets des pontifes suprêmes, sur l'autel même, la Somme de saint Thomas d'Aquin fut déposée ouverte, pour pouvoir y puiser des conseils, des rai-, sons , des oracles. »

V. — Ajoutons, avec le savant pontife qui régit l'Église et semble avoir pris à tâche de porter à soa comble la gloire de saint Thomas , que les ennemis les plus acharnés de la foi ont célébré à leur manière la puissance du Docteur angélique.

« Une dernière palme semble avoir été réservée à cet homme incomparable : il a su arracher aux ennemis mêmes du nom catholique le tribut de leurs hommages, de leurs éloges, de leur admiration. C'est un fait certain que parmi les 'chefs des partis hérétiques, il y en eut qui déclarèrent hautement qu'une fois la doctrine, de saint Thomas mise de côté , ils se faisaient fort d'entrer en lice avec les docteurs catholiques, et de les vaincre; bien plus, d'anéantir l'Église, — L'espérance était vaine, sans doute, mais le témoignage ne l'est point*. »

1 Bulle i^TERNi Patris : Haec quoque palma viro incomparabili reservata videbatur, ut ab ipsis catholicî nominis adversariis obsequia, praeconia, admirationem extorqueret. Nam exploratum est inter hsereticarum factionum duces non defuisse, qui palam profiterentur, sublata semel e medio doctrina Thomae Aquinatis , se facile posse cum omnibits catholicis doctori-

I. — Oui, Bucer* promettait trop quand il disait avec autant d'orgueil que d'emphase : Toile Thomam, et dissipabo Ecclesiam. — Si puissant que l'on suppose saint Thomas d'Aquin, ce n'est pas sur lui que l'Église repose , mais sur la parole et la vertu de Jésus-Christ.

L'autorité de l'Ange de l'École est grande; elle est, sans conteste, hors de pair en théologie : ce n'est pas une raison pour la confondre avec l'autorité divine de l'Église, ni pour mettre l'une et l'autre sur le même pied. D'autre part, il faudrait être un détracteur bien déclaré de l'incomparable théologien pour se faire , des contradictions qu'il a subies dans l'École, et même des taches humaines qu'on, pourrait signaler dans ses œuvres, un prébus suhire certamen, et vincere (Bèze), et Ecclesiam dissipare (Bucer). — ]nanis quidem spes, sed testimonium noQ inane. ^

1 Martin Bucer ( transformalion latine de son nom allemançl Kuhhorn, corne de vache) y né à Schlestadt en 1491» Tut un des premiers apôtres de la réforme. Bossuet le qualifie de grand architecte de subtilités et en trace le portrait suivant : « C'étoit un homme assez docte, d^un esprit pliant, et plus fertile en distinctions que les scolastiques les plus raffinés ; agréable prédicateur; un peu pesant dans son stile; mais il imposoit parla taille et par le son de la voix. Il avoit été jacobin, et s'étoit marié comme les autres, et même, pour ainsi parler, plusq\ie les autres, puisque sa femme étant morte, il passa à un second et à un troisième mariage, h {Hist. des Variations, 1. 3, p. 123.). — Il mourut (lo5I) en Angleterre, où l'avait appelé le fameux Cranmer, premier archevêque protestant de Cantorbéry.

texte pour rabaisser sa prééminence, restreindre son autorité et amoindrir sa gloire.

La vérité est entre ces extrêmes. Elle reconnaît au Docteur angéliqué ce haut rang d'honneur que lui ont acquis dans l'Église sa science et son génie ; elle n'estime pas néanmoins qu'il soit téméraire ou messéant de jamais penser autrement que lui. Il est le premier des docteurs, si l'on veut, et l'Église accorde une particulière confiance et une spéciale recommandation à ses œuvres; mais, en approuvant, les écrits d'un docteur, elle ne prétend pas, quelque magnifiques éloges qu'elle lui décerne, imposer toutes et chacune de ses assertions comme règle de foi et d'enseignement. « L'autorité , disait saint Augustin % est diviiie ou humaine; mais la seule toujours vraie, ferme, souveraine, c'est l'autorité divine. » Bien plus , la doctrine des docteurs catholiques tire son autorité, ainsi que renseigne saint Thomas en personne, de l'Église; et* c'est pourquoi il faut plus tenir à l'autorité de l'Église qu'à celle d'Augustin , de Jérôme ou d'un docteur quelconque : Ipsa doclrina catholicorum doctorum ab Ecclesia auctoritaiem habet; unde magis standum est auctoritati Ecclesiœ quam axACtorilati vel Augustini, vel Hieronymi, vel cujxASCumque docioris*.

^ De Ordine, 1. 2, c. 9 : Âd discendum item necessario dupliciter ducimur, aucloritate atque ratione... Auctoritas autem partim divina est, partim humana; sed vera, firma, summa est quse divina nominatur.

Sum. 2. 2,q. 10, a. 12.

ir. — * A cela, quoi d'étonnant? L'humaine infirmité se fait sentir aux plus puissants génies. Selon Melchior Gano, reproduisant saint Augustin, ce privilège d'échapper à toute erreur. Dieu n'a voulu l'accorder qu'aux divines Écritures; hors de là, quelles que soient la science et la sainteté, personne, parmi les écrivains humains , n'est à l'abri des méprises, des illusions, des défaillances : Hanc siqmd&m felicitatem, Deus in solis divinis voluminibi^ inesse voluit, quemadmodum Âuguslinus gravissime €tc verissime tradidit, Cœtero qui nemo, quaniumvis eruditus et sanctus, non interdum hallucinatvr, non alicubi cœcutit, non quandoque labiiurK

Mais il nous faut entendre les paroles mêmes de saint Augustin , d'autant plus que l'illustre docteur les adresse et les applique à cet autre illustre docteur qui s'appelle saint Jérôme : Ego enim fateor charitaii tuœ, solis eis Scripturarum libris , quijam canonici appellantur, didid hune iimorem honoremque déferre, ut nullum eorum auctorem scribendo aliquid errasse firmissime credam.,, Alios autem ita lego, ut quantalibet sanctitate doctrinaque prsepollearU, non ideo verum putem, quia ipsi ita sensérunt; sed quia mihi velper illos auctores canonicos, vel probabili ralione, quod a vero non abhorreat, persuader e potuerunt, Nec te, mi f rater, sentire aliud existimo : prorsus, inquam, non te arbitror sic iegi tuos libros velle, tanquam^ Prophetarum vel

* De Locis theol, 1. 7, c. 3. Migiie, Gr. C. de théol., t. 1 , c. 369.

68 LA SOMME THÉOLOGlQUfi

Apostolorum; de quorum scriptis, qu^d omni ertore careant, dubilare nefarium est *.

Telle est la loi humaine.

Ainsi s'expliquent certaines défaillances metaphysiques et théologiques qui se rencontrent de loin en loin dans la Somme de saint Thomas : par exemple, la non-répugnance de l'éternité du mondej, l'impossibilité de démontrer par la raison que le monde a commencé % la négation de l'immaculée conception de Marie ^ Nous n'ignorons pas qu'on a tenté de défondre sur ce dernier point la mémoire du saint Docteur, en supposant une altération de texte; mais cette interprétation serait vaine, que l'Ange de l'École n'en garderait pas moins à nos yeux son incomparable prestige. Nous sommes moins édifiés des efforts par lesquels on prétend justifier ce qui ne saurait l'être.

Ainsi s'expliquent les nombreuses dissidences théologiques pour et contre saint Thomas. Quiconque, en effet, a étudié avec quelque attention la science sacrée, sait que, sur un grand nombre de questions, les théologiens sont divisés entre eux », et que dans ce partage le Docteur angélique professe des sentiments contredits par des maîtres de première autorité ; que même, plus d'une fois, il se fait

1 Epùi. 82» n. 3. Ed. Caillau, t. 39, p. 97.

« Sum. 1 P. q. 46, a. 1, C.

» /6id., a. 2, * 3 P. q. 27, a. 2.

> Cf. MEuai. Cano, De Loe. thtol., 1. 8, c 5. Miinte, L 1 , col. 513 et seq.

contre lui une majorité imposante. Qui ne connaît les célèbres divisions , sur des points divers , entre Thomistes d'une part , et de l'autre Scotistes , Molinistes, Augustiniens? Les Thomistes forment, si l'on veut, la meilleure fraction de l'École; leurs contradicteurs n'en gardent pas moins leur orthodoxie et leur valeur. Or ces divergences n'existeraient pas, si l'affirmation du Maître faisait loi au point de s'imposer universellement et absolument.

IIL — Telle était la manière de penser et de dire de l'illustre cardinal Pierre d'Ailly, soutenant à la cour pontificale d'Avignon, la cause de l'Université de Paris contre le dominicain Jean de Montson, adversaire acharné de l'immaculée Conception, et qui se réclamait ouvertement de l'autorité du Docteur angélique.

« La sacrée Faculté , disait-il < , applique à ce saint confçsseur ce qu'Augustin disait du bienheureux martyr Cyprien : « Je reçois avec éloge tout ce qui,

1 Proposiito contra M, Joann. de Montesono, n. 2; Œuvres de Gerson , t. 1 , col. 703 : Protestamur quod contra honorem et reverentiam sancti Thomœ de Aquino, aut doctrinae ipsius, nihil omnino proponemus... Nara de hoc sancto confessore praememorata Facultas asserit illud quod de B. martyre Cypriano ab Augustino dictum est : Ego, inquit, litteras Cypriani, non ut eanonicas habeo; sed eas eax Canonicis considéro, et quod in eis divinarum scripturarum auctoritati congruit, cum lande eju8 accipio, Nec tamen ipse injuriosum aut temerarium arbitratur illud quodsequitur dicere : Quod autem ex non congruit, cum pace ejus respuo... Sic igitur hujus Docloris sanctitatem veneramur, et ejus doctrinam, quantum fides vel ratio potitur, tenendam censemus.

dans ses écrits, est conforme à l'Écriture » ; et il ne croyait pas qu'il fût injurieux ni téméraire d'ajouter: « Je rejette, sans rien diminuer de mon respet, ce qui serait contraire. » Ainsi nous respectons la sainteté de ce Docteur, et nous faisons profession de suivre sa doctrine autant que la foi et la raison le permettent. »

De ce témoignage et de ce rapprochement nous n'acceptons que la substance : à Cyprien, dont on connaît la défaillance passagère, glorieusement lavée dans le sang du martyre, nous préférerions Augustin lui-même quand il s'agit d'établir une comparaison avec le Docteur angélique, dont la mémoire demeure radieuse et immaculée.

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