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ere et leur enlever ce qu’ils ont
e meilleuret de plus parfumé. Il | peut aussi leur, 6ter, au moins en partie, tout mérite devant Dieu, à.
cause des passions de vanité el | d’ambition : le désir du regard de | HE l'homme léur dérobe même souvent AL ute existence solide, parce qu’il les | change en vertus d’âpparat, com- | mandées par lés circonstances. ‘ ‘© |
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Notre Seigneur disait : Ne sonnez pas: de la trompette devant vous | quand. vous. faites, de. bonnes œuvres. Sonner. de. la, trompette, faire du bruit autour de :soi, | n'est-ce pas le grand. travers : de notre époque, même dans le monde | pieux * Quand on veut réaliser | un projet quelconque, on. se fait précéder de je ne sais combien de trompettes :. annonces, réclames de | | journaux, prospectus, etc., ste, On |
traite les questions divines comme une question .de commerce, et il | semble qu’on ne pourrait faire l’œuvre de Dieu sans avoir. à su discrétion je ne is combien d’esconades de commis-voyageurs. ‘ On veut de la nouveauté, dit le P. Fabert, des succès, des merveilles, des éclats, des coups. hardis et, de. grandes actions, simultanément. accomrilies. :
Cependant on le sent assez, ces cho- | ses sont en contradiction avez la vie spirituelle. C’est un grandi malheur: d'être exposé aux regard du
monde, et il est difficile de s’ÿ soustraire : la publicité, comme le soleil,
| fait passer les belles teintes de notre âme; sans donner à ses fleurs leur éclat, ni la maturité à ses fruits (1). él T JL est ‘certain, que tel n'est point le caractère dés œuvres évangéliques ; elles aiment l'ombre : ét le silence, elles craignent la vue des hommes, parce qué cette vue a | de nombreux ét graves dangérs ; elle flétrit de son contact, elle expose | à la vanité, elle déssèche la vie par la naissance d’un ver caché qui se développe au souffle de l'atmosphère extérieure, “ Ensevelir son aumône sous le silence, dit St Ambroise, se:
courir le prochain en secret, voilà là parfaite charité (2). —‘ Nous devons, dit St Isidore, cacher riotre aumône comme une modéste et noble vierge, et ne point l’éxposer aux regards du public. (3)
ès Le vil Sacrément,|, 12 sect. vu, t. 4,
no Fe A: L 1, c, 30, No. 14, t. 8, p.66.
Isid, le "Pélus, 1, 2, Epist, 214, p. 665, |
Migne.
*| les places publiques. Ils cherchent
Est-ce à dire, qu'il ne soit pas permis .de se montrer en, fai- | sant le bien? Alors que deviendrait la société chrétienne, puisque châque société” est établie sur un A e de relations extérieures et de bons exemples? Certainement, lorsque la bonne édifica- | tion le demande, et que notre intention est pure, nous ne devons pas | craindre de nous montrer en faisant | le bien : C’est même une obligation :
our nous de.porter nos frères au Jien, et de les exciter par la vue de nos œuvres., Il est vrai que Notre Seigneur a dit : “ Prenez garde de faire. votre justice en présence des hommes, afin qu’ils vous voient: car vous n’auriez point de récompense auprès de votre Père, qui est dans les cieux. Quand vous | faites l'aumône, ne sonnez point de la trompette, comme font les hypocrites dans les synagogues, et sur
la gloire humaine : en vérité, je vous
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| en pratique les âmes qui sa-
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Je dis, ils ont recu leur récompense.
Mais pour vous, quand vous faites l’aumône, que votre main droite ne sache pas,ce que fait la gauche, et que votre aumône demeure dans le secret, et votre Père, qui vous voit dans le secret, vous récompensera (1). * Mais ailleurs, harmoni- sant, dans ure unité supérieure, des vérités qui semblent contraires, Notre Seigneur ajoute: “Que votre lumière brille en présence des hom- | imès, afin qu'ils voient vos bonnes œuvres, .et qu'ils glorifient votre : Père qui est dans les cieux (2). ”, | + Qu'il est facile, de discerner
vent comprendre et traduire dans leur vie les paroles du Sauveur. La charité évangélique a un cachet de | vérité qui ne trompe pas ; quand elle | se montre, c’est pour obéir à un BIREDE AUDAEIOUT E'amote Le Dieu,
’amour. du prochain, Mais alors, (2) Minh Ga. 4 © ou 0:
(2) Mr til, 6,16.
élle le fait avec tant de simplicité, "que tout le mondé'peut reconnaitre Ja fille du ciel: Au contraire, il est | une autre manière de faire le bien; mais ellé est accompagnée: de tant d’apprôt, de tant de recherches dans une‘affectation de simplicité, de tant de précautions simulées pour ne pas :
paraître, et'de tant. de désirs réels :
d’être vu, que la méprise n'est pas possible; et la confusion entre les “deux ne saurait's’établir un instant.
L'une est l'ange Raphaël faisant du | ‘bien aux hommes avec un dévouement aussi: modeste que sincère ; l'autre est une forme de la vanité, :
ee cherche à se produire sous les ehors de la'charité chrétienne.
‘Oh!°'je vous ‘en: prie, quänd la charité ne demande: aucune “publicité, aimez de préférence les œuvres cachées, celles que n'atteint point -le‘regard de l’homme, celles :
qui échappent à la connaissance de.
Ja foule. -‘ L’aumône est un mystère,
dit St-Chrysostôme, mysierium . esl
} . Fo mt le «at tdn rnres ne Van ie nee bi
11 eleemosyna (1).’': Mystère ineffable- 1 1 ment doux et d'autant plus parfumé, u’on ne l'expose pas ‘au: public.
| Que l’aumône:soit pour vous: telle- | ment un mystère, que votre. main | droite ne sache pas ce que donne le |- | gauche, c'est-à-dire que vous s07erg | | la : première à :oublier. le: bien. que | | vous avez fait, pour marcher à. de | | nouvelles conquêtes dans Ja voie de | | da charité; demeurez sans inquié- | | tude; plus le souvenir de vos œu- |.
| vies sera ‘effacé; de votre esprit, plus | elles seront conservées fidèlement | ‘| dans la mémoire de Dieu: d’ajouterai :
| que des œuvres les plus cachées ont | | des émanations odoriférantes qui,se | répandent;silencieusement dans les l'airs, à l’insu même des âmes miséricordieuses, at:qui finissent par trahir leur secret et réjouir-le cœur :des | amis de Dieu. DR RUE | En suivant ces Imaximes, -vous | montrerez.au.:monde que l'âme évan- | Æ | gélique fait le bien. pour le bien,
(1) Tn Matih,, homil:, p. 12,1. 7, 790, |
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| 19 LE | sans espérer isa; récompense. sur la | terre; que: son but est le soulagement ‘du ne mais ‘que ‘Féclat éxtérieur est: unb “‘chüse Sp mr tmeht accessoire, et que cet éc | chrétien n6 l’aceepte qu'autant-qu'il
l'peut servir àraugméhter le trésor de
dt; le (1h
“charité: êt: l'édification: du :pro- |
chain. : Mais jémais, même de loin,
| n’appartenez pas à ceB chrétiennes
que décrit St Jérôme, dont la:princi- | pale pensée est: de remplir :leurs |
1 armoires, qui couvrent d’or et d’ar- |
gent tous leurs meubles,:tandis que | :
| de! Ghrist meurt: de faim À’dours |
| portes; et si quelquefois elles ten- | | dent‘ la main à l’indigent, ‘ellds son- !
À nent d'abord dé la trompette, cm À mdnüum egeni porrexerint j 1bucci-
À nant (ly. Ges: personnes sont quel- |
quefois celles qui s’agitent Île plus |
dans les œuvres, ve sont les ardé- | lions de la charité. rad à
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inquiet, toujours en, mouvement; se ventant de :tout:connaître;, voulant se: mêler à -tout, et ne menant jemais les choses-à bonnedin,, “C'est, dit Fhèdre, ‘une nation-à part, tou-
rx ogcupée à rien faire, e:san8 faison, ne faisant, rien, en; brouillant tout, :à
charge à: elle-même et: Fampportohés
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s Hélas, :iles . -ardélions :: -pebvent ‘issse glissent furtivement dans: les œuvres, et-une:fois.:installés,: il: n’est : pas toujours facile: de 'les.:< carter.: En général il vaut mieux éloigner; ces bourdons de la charité;:et ne conserver que des:abeïilles mystérienses, quifônt \lé-miel en silence. etitraveillent: cd attamé? Faieu qu’ OM: ne les oit pas: : LH)
:! Hefaut, en. outre, de la force et de | les persévérance dans::la . pratique
per pitt Ja: charité, à ii
Nous l'avons dit, dans une den nos |
OP me ue
récédentes ‘instructions, ‘la route; | és bonnes œuvresiest hérissée de diffiquités, :n1 44 4 ot ose "St Vincent de Paul disait un'jour à une personne qu'il eñicouràageait à | entreprendre ‘une. bônne œuvre: | « Faites une provision de patience:
car vous aurez plusieurs À retire | à souffrir, et ceux qui devaient vous | appuyer de leur protection, Beront | les’ premiers’ à ‘traverser vos !des- | seins (1./”: Et dansi!une 'autré!citconstance; :ceméme saint; auquel | | on n’a: jamais reproché :uné trop grande sévérité pour: les hommes, s'étriait néanmoins: Cette œuvre | est d'autant plus méritoire,! que'là naturë n'y trouve! aucune -satisfac:
tion, ét que c'est um bien qui: se ‘fait en:secret et à l’endroit de personties ne nous .en savent aucun gré] Les xuns'sont malades’ de corps:'et lés'autrés d'esprit ; lès uns stupides | etios autres légers; les‘ uns insensés et les autres viciéux ; eñ un‘ mot, (1) Sa vie, !. 7, ce. 3, No. 4,t,:8, p.377. !)
Hi
| | essuver tant: d. eines et::souffrir
| sonne, sénieuse et cine ne: À rc
| tous-aliénés d'esprit; deux-0i par in- | firmité, ceux-là pan malice... Que: de | grâce, de force et de patience pour
tant:de travaux !:...les hommes-dont . vous-avez la chârgeine soht que:ses | bétag.;: mais ils: sont ‘en: quelque | | fon: res: re ‘les, animaux ‘par | déporteme nés et leurs Aupeur | cheat) ONCE 2" RER donc: eux peines | et: aux: .contradietions:;i atcun -ami | de Dien n’aifait le:bien:sans souffrir, | ‘et le bien quiis’opère est:en raison | des souffrances. Ces peines-nous ar-
souvent du. côté:où nous aurotis dû le moins les attendre, Certaines âmes pieuses, avecileurs petits airs doucereux, ne satant pâs les moins perfides. Bi l’on savait, en commençant une œuvre, les tribulations qui nous attendent, et:si-l'on: tr bien pour les hommes, aucune:
(1).1b;, No. 5, »p. 861 ns
riveront : de: toutesi-parts, et. bien |
miscerait jamais dans une œuvre | quelconque dé: charité. Mais le vrai chrétien: s’enhardit au contraire ‘au milieu de:ces difficultés : semblable au cheval de Job, il s’élance, il a le flair du combat, et malgré cela, il va toujours en avant, eùm audierit buccinam, dixit :: Vah1 (1). Ilse réjouit de: ces ‘peines, parce que telle
__ | est la loi de la Providence, que les
contradictions: sont une preuve de | l'excellence d’uné œuvre et un signe dé sa future: fécandité, à moins :
toutefois que les difficultés ne soient, d'une manière principale, occasionnées paf nos défauts. Les saints | nous enseignent que, ‘lorsque Dieu | arrosé nos degseïhs des eaux de là contradiction, probavt le :apud äquam contradiciionis (2), c’est une preuve qu’il veut les bénir et les faire divinement prospérer.: : C’est une semence qui éntre en terre, disparait d’abord; subit le travail labo-
Job, 39.26. | F0 : G) Pete
Ps:
si 24 —.
rieux:et humiliant de la décomposi- | tion, est exposée. aux, luttes des,
. venis:et.des tempêtes, aux gelées:et.
ee
De
aux:inondations, et finit par devenir un grand arbre. ‘‘ Dans la, voie du.
| bien, on commence, dit l’Ecriture, | par semer dans les larmes,, mais on moissonne dans. Ja: joie, qui. seminant ‘in, lacrymis;. in: evullalione méleni (1):””.-+ ‘ Gelui, dit Origène, qui prend . la résolution de bien penser .et.de bien faire, doit s'attendre . à avoir beaucour d’opposants, inul- | t0s -adversarios habel (2. ’ Cela semble bien étrange au premier coup d'œil, Avoir des ennemis, parce
que l’on veut bien penser et bien
| faire !,, Avoir: pour ennemis ceux-là | mêmes auxquels on.a fait du bien !
Oui, c’est étrange, mais cela est : et
l'humanité est un tel tissu de contradictions, qu'avec tous ses .instincts. secrets pour le vrai et le bien,
elle poursuit souvent ceux qui en
(1) Ps. 196. 6. 4" (2) Select. in Psalmos, Ps. vu, t.2, p. 1171.
sus D our
sont. léà images et les représentants | : sur la terre. Il y:& bien des raisons | à ces mystérieuses” énomalies, et'je | h’ai pas le temps:1e lés énumérer en | ce moment: mais-c'est un fait psy: | chologique incoñtéstable : : j'avoue | | toutefois qu'il n’êst pas à la oi de la nature hurhtin®.: NY | Du ‘reste, ces difficultés : ont de nombreux “avanfag. 's pour! :noûs :
elles nous forment: à la patience, elles augmentent notre mérite, et:ce | féu de: contradiction: met en fusion l'or de notre: ame. et le dégage de toutes les scories.de la vanité, de la recherche de: soi-même. : ‘“Il:ne faüt point se décoùrager, dit St Augustin, à cause des-difficultés des choses : il- est’ nécessaire qu'elles existent, pour môntrer à l’homme qu'il est homme, ‘ ut° oslendaiur homini quod homo est (1). ”’ J’ajouterai, afin de lui apprendre de plus en plus ce que sont les hommes : ‘ Croyéz-moi, dit St François de Sales, il faut se-
(1) Sermo 351, No, 4, t. 5, p. 2007.
nn
| Mer en: travei: en perplexité, ‘en . angoisse, pour-retneil} ir en joie), : en ù consolation: en-bônheur Apr 2e :
| 1 Gonnaissezs yéns ‘un : excellent . moyen: de supporter ‘avec: cou: | | rage les :contradictions qui accom- | pagnent : ordinairement ::;les bon- | nes œuvres, ete persévérer avec | courage malgré-les difficultés? C’est ” detont faire pour Feu; c’est d'avoir Diew d'abord dhns-sà pensée et dans son intention’ c'est de faireile bien:'pour le biôn, sans: espérèr dé récompense sur là fepre: À | :! Voyez cette! parsoime {et le cas | n'eët pas Pret 4 ë) qui fait le bien en partie; pour le ien;'si vous ‘voulez, mdis qui: réservé ‘au: moins ‘la moitié de son: cœur: ‘pour des intentions humaines, de’vänité, de recherche de s0i; d'antour de: la publie cité. . Sans doute ellé veut le soula- | Line du pauvre, mais elle n'est | | -fâchée eme gr ajouiei : : Voyez | is cette Game est bienfaistnié |
(1) Lettre 276, p. 287, t. 8...
mn QT ==
quel, dénouement, quelle, A 4 | ge harité!--Ælle ne dira pas.elle ir
| l'amour-propre. trop. naïf; mais, elle RE us de: les, faire i insinuer guires:-r+Je. SApPpose. bien que
Ro papes — SE 7
ectement .9es choses, ce. serait. de |
[us a a soient parfaitement déli- | | bénées et; très-veiontairement . con- | | senties;:.car.il nd‘s'agit. pas. ici de |
| ces. pensées de: vanité qui, comme |
| des, nuages, . peuvent. traverser. de
| pauvre cerveau Éumain: le mieux, | | en pareil cas,:est:de. laisser. pa p D |
| ces nuages quin0epeuvent, trou
sériausement..ig, sérénité du ciel.— | | Mais si ces pensées étaient .sérieuse- |
ment mélangées à. l'œuvre, elles en
| détruiraient,‘ aù moins.en partie, le |
| mérite.devant: Dieu, et nous leur ap- |
| pliquerions.,ce. paroles de, l'Ecriture; Un insecte qui.vient à,tomber.et.à mourir dans un parfum, en détruit la suavité, ”’ Si surtout ces
pensées étaient le but et. le mobile |
principal; de; l'œuvre, : elles, pour raient,. eur: enlever toute. sa valeur surnaturelle.
À ete or tr lé
* Alors on se décourage facilement | | dans la pratique ‘dé la’ charité. : Là | : | Providence permét que ‘ées petites HN | passions huméinés né'trouvént pas 11 Dr eur compté à cé'jeu de | 1 vanité ; les déboires "les déceptions, | | les angoisses de le jalousie, les piürés de l'amourpropre;! les épines |
| ë toutés sortes’ se multiplient; 'et | l'ânte n’a plus le.'ééurage de persé- | | vérer. C'est ane focomotive chauffée | | rt la vapeut'hwurmtine, et qui biens | | 1ôt marque de combustible. ie | ‘'Mais)/ quand (Pié@ est le grand | mobile ‘de nos œuvres, quand ‘on | | | | — | fattout pour lui, quand s4 penséé | \. 5 1 et son amour sont le grand'ressort \à de l'âne, fie ne mous. arrête, rien | NI : | nunoüs décourage sérieusement les.
| | difficultés nous excitent au 'con- | Un | traire; élles deviennent dans la vie UN | comme ces digues bot HE | élever pour ‘arrêter l'invasion ‘des DU | grandes eaux. Les eaux se precip | tent en s'accuiitlant, ‘et bientôt
tout est :retiversé ‘pat la force de
# us 29 .
t | l'inondation.— St Grégoire de Naà | __ | -zianze ajoute une pensée qui sera sg comme le délicat parfum de ces con- S |'sidérations. ‘Il faut, dit-il, faire le [e | bien même aux cœurs insensibles, | g, | ‘car ’alors ‘nous ne sommes pas: exra | posés à voir diminuer par une rées | compense humaine; celle qui nous et | est réservée dans le ciel {1}. ?? ::; 6: | |: Une derñière: considération sur:les él |! qualités de l’aumône : elle est facile nié | | et'universelle, en'cé:sens que tout le
Limonde, sans exception, peut la faire.
‘4 Vous pouvez donner un peu de pain, dit St Chrysostome. : Vous n’a- ‘vez pas de pain, dongez une obole.
Vous n'avez: pas d'obale; donnez un verre d'eau froide. Vous n'avez rien absolument, donnez au : moins: une parole de compassion, et vous aurez ‘la récompense promise (24%? ‘1 116 La grandeur de l’aumône: ne se mesure pas à la quantité d'argent, Î tt) Cité par St Maxime, Loci communes.
PAL 8. re éue 19 "+ WU pris (2) De pænit., hom. 3, No:8, t, 2, p: 350.
vauv (9D mdis à l'espréssement et à. l'affection |
| decelui qui donne (LL “ Celui-là, |
-dit: St Bonaventure, donne::plus abondamment : qui donne ävec:!un | plus grand cœur, copioaiüs donal, -quieæ;majori corde donal {?). Aussi ñous:voyons dané liés saints Evan.
| &iles, que Notre-Seigneur, étant :assis près di tronc qui était: dans le Dre orà considérait: lés libévalités de “Ja:foule, et: vayait::phisieurs riches | qui y déposaient des sommes consi-| dérä bles: Or, ane pauvre veuvé.étant ‘venue, |“ deux.petites pièces de la valeur d’un quert-de sou: Alors Jésus) ayant pes ses disciples, teur | dit: Jevous l'affirme en vérité : cette pauvre veuve à phis donné que:tous | les autres: ; car:les autres ont donné de: leur superflu ; mais celle-ci a don-|
né de son indigence tout ce qui lui
restait. (3):”? L'aumône est doné À
(D In cap. 29. Gen., homil. 66, 1. 4,p M st par Mans de Budhs Fi Loc |
"5 (are, 19, 4, 4 si : tt EX (9
grande là où il y a plus de détachement et de générosité en celui quila donne: elle; est plus grande, là:où l’empressernent et d'amour sont plus grands. Gette vérité est unedes-plus | belles et, des; plus :corsolentes. de, Ja | | Religion: c'est'une nouvelle-preuve | ‘que âme. est :la : vraie 'mesure:ides || choses; d'âme, si: elle est grande et | | Charitable, c'est une mine: d'or qui | S'insinue;en tout.£ge que nous:faisons ‘et lui donne sa. valeur devant Dieu, | :et.:comme:l'a dit le poëte de le Bcur- "gogne::#“ Rien n'est vil; rien ‘n’est grand! l'âme en: est la mesure: (1)? || St Léon applique cette. idée à l'aumône, quand il dit : ‘“ On n’est jamais | pauvre, quand on à l'âme grande, | mulli parvus:esl census, cui m ; est animus (?}.!--{':be pauvre chrétien ‘est. toujours riche, car ce.:qu' al “possède vaut. mieux sénat çe qui Jui | se (5 nt | (1) Lette Harmonie, 3, .(2) Serm. 40, c. 4,:p, 270,7 ur.
: (8) Serm. 42, 0. L p16, 2 > 01,
Le tchrétien;len effet, a dans: son âme: des richeséés incalculables; et ‘| ‘quand il'ouvréson lcœux il en sort | ‘une vertu: secrète, 'qui'soulage, forti- | Aécetrafratchit; äloré même que ile | donmatériel n'ést: paint ‘èn' rap :
|‘avec:1soù désir." Quel'ardeur de | | vôtreaffectionf"dit St Grégoire, tm | 'tierine’tiew dé ‘larges aumônes ;'et, ae 8 n'avez rieti, donnez du! moins
hvre:une:larme de votre: cœur, | rs AU habes, illacryma (fl Et |-cetté larme de:votré âme, tombant | avec s& douce ét'fraternélie chaleur:
|'sur le:cœur du ‘pauvre, lui:féra plus de bien que l’'effasion : d'une’ ohe aumônes 100" "lib il ÉD : Ferminons par une belle pensée de Si Augustin: On: 'a"toujours :ide :
.|-quoi ‘donner: quand .ôn ‘& le:cœur | ‘plein dei charité, 'habet :semper undè del; ut: plenum peclus est ‘charita- | ltis (2). Oui, entreteneztou- | jours dans: votre À mt cs peau & cart |
1) St Grég. Na“ ane. 14, | CO In ainuese SA | Nat, out 5.
| d’amour pour les pauvres, et vous :
trouverez toujours de quoi donner.
quelle que soit la forme de votre aumône. La charité est un grand mai- | tre, c’ost le meïlleur et le plus per:
suasif des prédicateurs ; elle saüra trouver des combinaisons ingénieuses; elle aura des ressources imprévues, car la charité possède éminemment le génie des découvertes. Il | est une classe de savants praticiens qu'on appele de hydrosopes ; ‘ils ‘trouvent des sources là où personne | n’en soupçonnait ; ils ont le coup d'œil hardi-et perspicace; ils frappent le sol avec une sorte de baguêtle magique, et ils disent avec assurance : cherchez à cet endroit, et vous trouverez. La charité rémplit cette admirable mission dans | l’ordre moral ; elle s'arrête à chaque pas, et elle dit au propriétaire : creusez à cet endrait, et vous découvrirez des trésors pour vous et pour les pauvres; pour les pauvres que vous Soulagerez ; pour vous-mêmes, qui
devez être, plus heureux de donner | quelles autres de recevoir. L'âme | chrétienne; obéit à cette injonction | dela charité, et une source d’eau vive S’établit partout pour rafraichir la yie du pauvre et celle du riche ; et ainsi. se. vérifie la parole de St Augustin, que. je voudrais vous voir adopter pour devise de notre pieuse association : ‘On a toujours de quoi | donner, quand:on a le cœur plein de | Charité, habel semper undè del, cui plenum peclusiest charilalis;”.
"un à é, À 1fjti"} | .
DER NAS DEA D-d
L'Aumône bien fait, à dit quelqu'un;.c’est, une aile donnée à l’âme pour s'envoler au ciel. Mais d’après
le petit fait. suivant que vous me
permettrez sans doute d'ajouter ici | comme complément de ma pensée :
penser, parler, agir saïiniement, ne sont-ce pas aussi autant de moyens | : d’emporter l’âme vers le ciel, Ecou- | tez ce qu'en pense Dieu. Mitjee À
“Une nuit, rapporte Bernard de
‘“ Besse, un ües premiers disciples ‘ du séraphique S: F'. d’Assisé, notre “ Biénheureux Père, tout plein de ‘ l’esprit de Dieu qui venait de le
. “ visiter, sortit de sa cellule, éveillà | “tous ses disciples et leur ‘dit :— ‘6 4 Ah, frères bien-dimés, quel Hôn- “ neur pour nous d’avoir été appelés “à servir le Grand Roi du "Ciel !
“ C’est là la plus haute gloire que : l'esprit humain puisse rêver. Mais,
“qui nous dira à quels signes re- |“ connaitre si nous sommes où non “ les fidèles serviteurs et les Amis de | “ Dieu ? Pour moi, je vous l'avoue | “franchement, j'ai conjuré avec lar- « mes le très miséricordiéeux Sattveur «de m'éclairer à ce sujet, lui pro- “ testant' que je voulais être {out à « Lui, sans réserve et sans retour. Il a entendu ma prière, et m’appa- “ raissant soudain, il m'a adressé ‘“ cette question avec une sublime « familiarité : — François, que me ‘ donnerais-tu pour obtenir cette
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‘“ connaissance ?—$Seigneur, je vous ‘offre mes deux yeux el ma vie; je “ n’ai rien de meilleur, et vous savez “que depuis longtemps je vous ai “ donné tout le reste.—Eh bien ! re- | «“ prit Notre-Seigneur, tes désirs sont | “ exaucés.—Pense saintement, Parle “ saintement, Agis saintement, et | «“{iens pour sûr que tu seras vrai- | | “ment alors mon Servileur et mon 4 Ami.—Mes frères, ajouta François, “ j'ai voulu vous faire connaitre cet | “ oracle du Ciel, afin que vous en | 4 tiriez votre profit pour votre ayan- | “cement spirituel, et aussi afin que | |“ vous ne craigniez. pas de me re-.
| “ prendre, si, par malheur, je man- “que à l'un de ces trois points.” (Vie de St-Francois d'Assise par leRev. P. Léopold de Cherance, de l’ordre des Frères-Mineurs-Capucins, pages 122et 123). : és
, ’ si À ?