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Pouplard coq invobstention t, sur ce examiner
la question avant de se prononcer pour ou contre.
Maïs ily à une chose que je propose aux médita-
tions de Mgr Lecoq, c’est la mort assez singulière, on l’avouera, de son ami intime, un Normand de la Normandie, son bras droit, son grand-vicaire, son alter eo, Mr Heurtin, celui qui peut-être à écrit la lettre et qui a succombé, 7our pour jour, juste un an après cette lettre. Au reste, tous les grands
vicaires de Mgr Lecoq, tous ses amis, tous ceux qui . l'ont influencé, sont aujourd’hui couchés dans la
poussière, morts ou mourants. Boutin le savant qui
‘a vu la vérité, mais qui, n’a pas osé le soutenir, a été
foudroyé ; Le Cardinal Pie, évêque de Poitiers, que j'ai prié, en 1879, deise rendre à Rome pour àvertir le pape, est mort subitement hors de son diocèse bien peu de temps après avoir reç'1 avis du miracle ;
mon père qui a refusé de m'aider, n'existe plus, et 1 combien d’autres coups ont été frappés et que je ne vois pas. Prenez garde ! Messieurs, prenez garde !
Une juste demande Circulaire envoyée, le 24 juin 1883, à 12 prélats
Messeigneurs —Je profite de la circonstance qui vous amène à Nantes en si grand nombre.pour
faire, auprès de vous, une démarche qui peut-être, probablement même, n’aboutira à aucun résultat et .
qu’il est cependant de mon devoir dé faire. On
comprend en æffet qu’en face d’un miracle, si grand.
qu'il soit, un évêque seul puisse se laisser tromper par les apparences et ayant peur de se compro-
mettre, il n'ose accorder l'examen qu'on 1 demande ; mais douze prélats, agissanc de. conceït, ne sont pas dans les mêmes conditions et peuvent, Sans risques pour Chacun d’eux, aborder l'examen d’une question difficile,
‘ Je sais mieux que personne les obstacles que la vérité rencontre, et l’étrangeté même du mystère qui vous est proposé, est de nature, pour vous surtout, à le rendre invraisemblable ; mais les preuves que j'apporte, sont nombreuses et péremptoires, . êt il est impossible que, tôt ou tard, la vérité ne triomphe pas. C’est pourquoi je m'adresse à’ vous, Messeigneurs, qui êtes hors de cause, en vous priant de vouloir bien en faire une étude attentive, non pas-en votre nom personnel, mais au nom du pape que l’on a trompé et qu'il est impossible, pour moi d'éclairer directement.
Vous cbjecterez, sans doute, qu'il est inadmissible que le clergé canadien tout entier ait ainsi méconnu un ordre formel de Dieu, et je comprends trèsbien que, ne connaissant pas le Canada, vous fassiez cette objection; mais, au reste, il est arrivé. pour la plupart de ces Messieurs, au Canada, ce . qui arrive pour vous. La hiérarchie étant là-bas ! très-fortement organisée, du moment que Sa Grâce Mgr. Taschereau, ami intime de Mgr. Racine, fermait systématiquement les yeux à la lumière et que les prêtres de Québec étouffaient ma voix, quel moyen y avait-il pour les autres de savoir au juste à quoi s’en tenir. Plus tard, ils se sont trouvés en face d’un fait accompli et, ne voulant pas croire que Dieu eût frappé Son Excellence Mgr. Conroy à cause de moi, ils ont préféré prendre le parti de
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. Fautorité contre la vérité. Tout était préparé pour qu'elletriomphâtimmédiatement si l’'Archevêque de Québec avait fait san devoir ; tout devenait obstar sl
cle du moment qu'il ne le faisait pas.
- J'aimerais beaucoup mieux, je l'avoue, avoir une autre preuve à vous présenter que la mort foudroyante de-Son Exc. Mgr Conroy; maisila plu à
Dieu de me donner cette preuve, et non une autre, ‘et je suis bien obligé de me conformer à sa volonté
sur ce point. D'ailleurs ce coup terrible était nécessaire pour que J’incrédulité des évêques canadiens ne vous influençât pas. Et en effet, si je venais vous dire que d’éclatants miracles ont eu lieu au Canada ét que Dieu, en frappant Mgr Conroy, n’eût pas confirmé contre ces Messieurs eux-mêmes, la réalité de ces miracles, ne seriez-vous pas en droit de me faire cette objection : vous dites que des miracles ont eu lieu au Canada ; que Dieu a manifesté sa volonté souveraine; qu’il a donné un ordre à l'Eglise ; mais, si cela est vrai, comment se fait-il que les évêques de ce pays aient méconnu la vérité et comment voulez-vous, quand ils ont refusé de vous croire, que nous puissions, nous, ajouter foi à vos paroles? Et qu’aurais-je à répondre à cette
objection, les miracles étant plus faciles à compren-
dre là-bas qu'ici? Tandis qu’au contraire, Mgr Conroy étant miort, frappé par la main toute-puissante de Dieu, le jour même du sacre de Mgr Racine, Mgr Conroy qui, par sa position, ayant un pouvoir illimité, était, au Canada, l’homme hiérarchiquement responsable, je vous répands ceci : c’est vrai ! les évêques canadiens ont méconnu la vérité ; mais Dieu, en tuant leur chef, m’a donné raison
‘contre eux, , En: somme, et pour le même aber, la la mort de Son Exc. Mgr Conroy doit être, pour vous, ce qu'était pour les Juifs, étrangers | à Jérusalem, là | réction du Sauveur : c’est la réponse de Dieu à l'incrédulité des Canadiens.
Le peuple canadien, ce peuple chez qui là foi a ‘été miraculeusement conservée et quise compare, avec raison, au peuple juif, ce peuple n’a existé, te] qu'il est, que pour recevoir la grâce, cette | arÂce" “éclatante, qui, reçue par lui, eût passé sans obstacle au reste du monde ; mais comme il n’était, dans la circonstance, que l'agent de la Providence ; que la grâce était faite à tous les peuples, et non pas à lui : seul, Diéu n’a pas permis que la vérité, méconnue par ses évêques, pût.être étouffée ; ; et voilà pourquoi Mgr Conroy est mort, quoique n'étant pas le véritable coupable; mais il était hiérarchiquement responsable et, d’ailleurs, il aurait dû accordér J’examen que je lui demandais:
Si haut placé que:soit un homme, Pautorité dént ilest revêtu, ne l'empêche pas d’être un simple mortel et Dieu, devant qui nous sommes tous égaux et qui nous aime tous du même amour,
… n’admet pas qu’on ait le droit de mépriser. qui que lcé soit. C'était agir avec une morgue insupportable que de prétendre, sans un examen sérieux, juger une question de ce genre, et le refus qu’on faisait de m ‘entendre, était d’autant moins exnhicable que ‘je n'ai jamais attribué les miracles à mes vertus, ‘mais au mérite infini de la messe, Avant d'en avoir ‘fait usage, j'ignorais qu’elle fût, entre,les mains à homme, u une arme aus ssi redoutable. :
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A ponte. il daniel de savoir si ma vie, die se n'étant pas celle d’un saint, par les actes e foi dont elle est pleine, ne suffirait pas pour expli- ne | quer. le choix que Dieu a fait de moi pour soutenir
une importante vérité. Depuis déjà sept ans, que, |
négligeant tous mesintérêts, je lutte, seulcontre tous, .
et sans être déconcerté par aucun obstacle, je crois …
avoir montré une énergie Assez rare pour mériter
au moins qu'on m'’entende, mes travaux étant à
pour dire à tous que celui qui les a composés, est
un esprit juste et un homme de bon sens. .
Je n’ignore pas que l’orgueil de beaucoup gens se
| révolte à la penséeque Dieu leur impose l'obligation
de me croire ; mais la plupart de cesincrédules sont
* trop peu versés dans la science du salut pour qu'on
doive s'arrêter à leurs appréciations d’autant plus
que la grâce, si grande qu’elle soit, a toujours. .
demandé, pour être reconnue, une bonne volonté :
‘que, dans le cas présent, personne ne montre La grâce, considérée dans ceux qui en sont les
agents, est toujours une mystérieuse énigme qu’il
: ‘faut pénétrer, Ainsi dans le Supplicié du Calvaire, …
. il fallait reconnaître le fils de Dieu ; dans ce pêcheur . : inconnu qui avait nom Pierre de Galilée, il fallait * :
à reconnaitre le premier pape; et Celui dont les
Sages de l’Aréopage se moquaient à Athènes, était
| le grand Apôtre des Nations. Voilà pourquoi j'ose : vous prier, Mgr Lecoq et vous, de ne pas vous
laisser abuser par des mots et de vouloir bien m’en- : tendre. . La conversion des protestants dépend de. l'acte de foi qui vous est demandé et de l'acte de j Je V4 tice que Dieu exige du pape. f
bi 4 |
Je n'ai pas voulu quitter Nantes sans. faire, La auprès de vous, cette dernière démarche. ‘On s'éx: pliquera difficilement que vous n’y fassiez pas droit.
Le J'ai l'honneur d’être, Messeigneurs, votre très- … humble serviteur. sr