LES
Stration en règle: adresse, procession, bref une réception solennelle comme s'il eut été question de
recevoir pour/la première fais : représentant du
Je pape,
Dans d’autres temps, cette natation n'aurait eu rien que de louable ; mais le jour même où. tout l’archidiocèse devait se réjouir de l’heureux
| retour de son premier pasteur, où l’on s'attendait
» à voir le délégué apostolique, . que l’on savait dans cette ville, prendre part aux réjouissances publiques, un pareil jour, disons-nous la manifestation
‘ trifluvienne avait trop l'air d’être inspirée par le dépit pour ne pas provoquer des commentaires.
dans le public, etc. | {
‘Ra somme, les cartes sont tellement bonne les esprits tellement montés, de part et d'autre, mais :
ce qu'il ya de sûr, c'est que le clergé ne ‘domine:
, plus la situation. Est-ce un’ malheur ? Oui et non.
que, maintenant; on peut s'attendre à tout ;
Lettre à Son Exc. Mgr. Smeulders
(En mars: 1884.) \
Excellence. —Il y a environ un mois, en passant
par Montréal, je me suis rendu à votre domicile,
dbtollque, MÉRNE le train du chemin ‘alt fé à 4 : destination ‘de Trois-Rivières.
Chez les Oblats, pour vous porter moi- même une …
tion de tant du
n'aurait
ème où 1eureux tendait uit dans ; publiestation | par le
entaires.
puillées, .
d'autre, :
; mais
domine:
et non.
passant
O micile,
le uné
* votre attention et vous mettre au courant des’ “a
| réfléchi, j j'ai cru qu'il était nécessaire de vous. écrire
| Jettre et quelques livres ; mais comme je nai pas” “cherché à vous voir, j'ignore si la démarche que | j'ai faite auprès de vous, à été suffisante pour attirer .
choses ; et voilà pourquoi, a rès y avoir longtemps ‘
| encore. LS Toutefois, je ne me fais guère illusion, et s’il né s'agissait pour moi que d’une affaire personnelle et que je fusse seul en cause, soyez sûr que je préférérais de beaucoup sacrifier mon droit et me taire. que de m'épuiser, en pure perte, à faire triompher di contre les puissants personnages qui l’ont méconnue, où
limportante vérité que je défends; mais la ques- a tion est trop sérieuse et ma responsabilité trop A grande pour que je tarde plus longtemps à vous | | éclairer. mn
Avant vous, vous ne l'ignorez pas, est venu au Canada,ayant pouvoir comme vous, un évêque irlandais,Son Exc. Mgr Conroy à qui le pape avait donné pour régler tous les différends, une autorité souveraine. À voir les témoignages de vénération qu'il! recevait de toutes parts, il semblait qu'il n’eût qu'à parler pour être obéi. Il meurt et aussitôt tout est remis en question. Pourquoi? C'est que vous êtes | ici en face d'hommes qui ont l’habitude de com-
mander en despotes, sans tenir compte de la vérité et de la justice ; qui ne reconnaissent pour loi que Jeur volonté à eux ; qui, aÿant reçu de Dieu luimême un ordre formél, ont refusé, malgré les preuves les plus claires, de se soumettre à cêt ordre ; mais lès ennemis de Dieu ne restent pas “iii d accord et c’est là, n’en doutez point,
* la véritable cs aus. de la äivision ER — vous ! p vez constater vous-même dans le en. Si donc vous vous :laissez Re. par eux :
comme s'est laissé tromper Mgr Conroy ; qu'ayant à faire droit à qui a droit, vous fermiez, comme )\'d'autres, les yeux et les oreilles, ayez pour certain que, vous parti, la guerre recommencera plus ardentè que jamais, Dieu leur a donné une solution “et il n'y en a pas d'autre que celle qu’il a donnée. }: En somme, il importe peu que l’Université-Laval " ait où n'ait pas de succursale à Montréal, si l’'Uni- +. wersité indépendante qu’on a l'intention de lui subs: tituer, applique à Montréal le même programme qu'elle ; mais ce qui ne saurait être indifférent à’pér- ‘sonne,c'est qu'au nom de la religion, on opprime, à tout instant, la conscience du peuple et qu’ on étouffe | toute initiative ; et s’il peut être prouvé que ces : Messieurs de Québec, ayant reçu un ordre de Diet, ‘Jont. méconnu, oh alors, le monopole qu'ils réclàment ét qui, en principe, est peut-être un bien, ce: monopole devient, par leur révolte, un malheur public ; Ils diront sans doute que Dieu ne leur a pas * donné d'ordte: mais ils ont mauvaise grâce à le ‘dire parce qu’ils n'ont rien tait pour savoir à quoi . s'en ‘tenir et qu'au lieu de laisser à la vérité lé ‘champ libre pour apparaître ce qu'elle est en réalité, | une vérité de premier ordre, ils ont, au contraire, employé tous les moyens possibles pour l'étouffer. . La prudence, en pareil cas, ne consiste pas à se:. ‘boucher les oreilles et à refuser l'examen que l'on. ‘demande, mais bien à se rappeler que les hommes, les plus haut placés dans la hiérarchie, sont des
hommes en tout semblables aux autres hommes et
que, devant Dieu, nous sommes tous égaux.
Rien ne semblait si simple autrefois que de me fermer la bouche et certes, aux yeux de bien des gens, je devais paraître profondément ridicule quand je disais à Son Exc. Mgr Conroy d’avoir à s'opposer à la nomination et au sacre de Mgr Dominique Racine; mais aujourd’hui que Son Exc. Mgr Conroy est mort, qu'il est mort frappé par la main
toute-puissante de Dieu, le jour même du sacre de
Mgr Racine, j'ai cessé d’étre ridicule quand je viens vous dire à vous, Mgr Smeulders : Son Exc. Mgr Conroy, légat du pape au Canada, est mort, le jour même du sacre de Mgr Dominique Racine pour n'avoir pas mis opposition à la nomination et au sacre de cet évêque ; il faut que justice. soit faite ; que Mgr Racine descende du siège de Chicoutimi qui ne lui appartient pas, et que le Rév. Père Arnauld, religieux de la congrégation des Oblats qui a été miraculeusement désigné par Dieu luimême pour être évêque de Chicoutimi, soit évêque à Chicoutimi ; il le faut parce que le triomphe de l'Eglise dépend de cet ordre que Dieu a donné et qui a été méconnu.
Dieu n’a pas l'habitude de faire connaître par des miracles quelle est sa volonté sans qu'il y ait en jeu des intérêts de premier ordre, et quand viendra pour la vérité le temps de triompher, on s’étonnera
. qu’une chose aussi claire, aussi manifestement vraie,
ait pu être étouffée si longtemps.
J'ai l'honneur d’être, Excellence, votre trèshumble serviteur.
PIERRE Leroy.
Hi Ras L'ORDRE DE DIEU
A a Qi No à
De Mais tes. peusêtre, Ho Ur | pas à Rome?. C'est là, en.somme,. pr se ut ‘de votre-afaire, le: pape seul, dans cas prése | ayant autorité pour agir... Allez à Rome. € ue le papé soit juge entre VOUS et les évêques ; 3 ue” nous -Sachions, nous, par ui, à qui donner raison. oilà run ‘conseil qui-m'a paru si sagequé, ma foi, je l'ai suivi. + 45 J'ai été % Rome, Messieurs, .et vous pouvez: croire “qu'ayant fait quinze cents lieues exprès pour voir le pape;'si-je ne l'ai pas vu,.ce n’est pas faute d’avoir “frappé à toutes les portes ; mais malgré “toute. ma ‘bonne volonté, et j'en. avais . mal, il m la té | impossit le de l'aborder ; c'est à péine même ge ù pu, non :pas: ‘voir; MAIS entrevoir son secré étaire intime, Monsignor Boccali Je dis entrevoir, Car s - ne m'a été accordé par. lui que cinq. minutes < d’e tretien; et je prétends que, dans cinq mi ites,. un | homme, si intelligent qu’on lé suppose, rest pas «capable, dans une question, . quelle qu’elle soit, de ‘porter, en connaissance de cause, un jugement quelconque.: Mais, au reste, la chose mérite d'être contée tout au: long.pour l'édification de ceux qui, à mon exemple, auraient la naïveté d’en appeler au pap*. Si vous n'avez pour vous. que la vérité et la justice, Messieurs, n’allez point à Kome, On n'est pas pers écouté là qu'ailleurs ; j’oserais presque dire qu ones: écouté là mains qu'ailleurs, Oh ! justice, n’es-tu donc qu'un vain mot !
En descendant du s'eamer au Hâvre, ma tra-
ne
versée payée, il me restait à peu près cinq cents francs, et, cet argent dépensé, je ne voyais pas qu'il
me fût possible, pour le moment, de m’en procurer +
d'autre, de sorte que, sans passer par la Bretagne,
mon pays, ce qui m’eft allongé, je pris immédiates 7
ment le chémin' de fer pour Rome où je résolus, de
me rendre tout d’une’ traite, ne faisant escale | qu'à
Montélimart pour aller de 1à à Aiguebelle ch une lettre de recommandation que me. donna le re Aurèle. À mon arrivée à Rome, grâce à l’obli-
| re ‘du Père Edmond, procureur-général des rappistes
, je fus installé, sans perté'de temps, chez une dame Lavigne, qui tenait alors,via della Mercede,
‘une espèce d'hôtellerie pour les pélerins. Dans
cette maison, je trouvai un chanoine de Marseille et trois religieuses des eñvirons de Vannes qui, depuis hüit jours, attendaient inutilement qu'on leur accordät une audience et qui ne pouvaient l’obtenir, Sans être découragé par leur insuccès, après avoir rémué ciel et terre, ne pouvant arriver à aucun résultat par les voies ordinaires, sachant qu’il est mieux de s'adresser à Dieu qu’à ses saints, ma foi, je me décidai à écrire directement au pape qui, au grand étonnement de Mme Lavigne et du bon chanoine, m’envoya, par une estafette, une lettre d'audience pour le lendemain. Rasé de frais et aussi bien enharnäché que possible, n’admettant
même pas qu’on pôt me donner tort puisque j'avais
raison, le lendemain, à l'heure fixée, j'étais à la orte dü Vatican et immédiatement introduit chez
onsignor Boccali, secrétaire intime du pape.— ‘“ Vous avez cinq minutes pour exposer votre Cas, me dit ce prélät, que voulez-vous ? Je veux voir le
usant 358 be: ind À (
pape, lui répondis-je; au pape seul appartient le jugement de l'affaire qui m’amène. Oh! dit-il, ce
n’est pas possible, le pape étant trop occupé, en ce
moment, pour vous recevoir ; mais j'ai ordre de
prendre connaissance de la question et c’est, sur
mon rapport, que jugement sera rendu. Par con-
séquent, veuillez, aussi brièvement que possible, m'expliquer pourquoi vous êtes à Rome et ce que
vous voulez. Eh bien, répondis-je, voici, en peu de
de mots, de quoi il s’agit: après avoir fait dire
quatre cents messes, j'ai su par des miracles quelle
| est la volonté de Dieu sur un point déterminé :
À Dieu veut que le Rév. Père Arnauld, religieux de la | congrégation des Oblats, soit placé sur le siége de Chicoutimi. Lés évêques canadiens, et plus particulitrement Monseigneur Taschereau, archevêque
de Québec, s'étant opposés à la chose, jai transmis
l'ordre de Dieu à Son Exc. Mgr Conroy qui a
refusé d'intervenir et qui, pour cela, est mort subi-
tement, le jour même du sacre de Monseigneur ‘Dominique Racine, re" évêque de Chicoutimi.
Je viens à Rome, au nom de Dieu, demander au
| pape qu’il fasse descendre Mgr Racine du siège + | de Chicoutimi, qui ne lui appartient pas, pour y ; faire monter le Rév. Père Arnauld. Voilà, en peu
| de mots, ce qui m’amène.—Oh ! oh ! dit-il, ce n’est
! pas peu de chose ane vous demandez là !—C'est | vrai, Monseigneur, répondis-je; mais ce que je demande, j'ai le droit de le dermander. Est-ce que, la mort de Son Exc. Mgr Conroy, le jour même du sacre de Mgr Racine, ne vous dit rien? — Sans doute, je le reconnais, dit Monsignor Boccali, cette mort est extraordinaire et semble vous donner
ent le -1l, ce en ce re de st, SUr r COnssible, :e que eu de t dire quelle miné :
: de la ége de partivêque insmis qui a : subiigneur utimi.
der au 1 siège pour y en peu -e n’est —C'est que je ce que, me du — Sans i, cette donner
tt)
raison ; mais puisque Mgr. Racine est maintenant
installé à Chicoutimi, que voulez-vous que nous y
fassions ? — (comment ! répliquai-je aussitôt, parce que Mgr Racine est à Chicoutimi, quoiqu'il y soit sans droit, contre la volonté expresse de Dieu, vous. pensez, VOUS, qu’il doit y rester; mais alors qu’avez-vous à dire à l'occupation de Rome par les Piémontais? Ils y sont, qu'ils y restent. Ditesmoi donc, vous simples mortels, qui n’entrez pas dans le secret dés dieux, ne trouvez-vous pas qu’ellé est charmante cette logique ecclésiastique, assez peu différente, à mon sens, du fameux principe de Bismark: /a force prime le droit. Il y est, dit Monseigneur Boccali, faut qu’il y reste. Non, Monseigneur, il y est, faut qu’il en sorte et il en sortira, ou bien il n’y a pas de justice à Rome et il
est inutile, dès lors, d’en appeler au pape, -et le pape
lui-même l’a dit : où 4 n’y a pas de justice, il n'y a pas d'autorité, |
N'allez pas vous imaginer, vous autres, que vous escamoterez la vérité sans quil y ait protestation de ma part ; que je me laisserai prendre aux apparences de la justice, quand il n’y a pas de justice ; que j’accepterai comme un jugement ce qui est la négation même du droit. Non, Messieurs, non. Ce n’est pas ainsi qu’on agit quand on veut véritablement s’éclairer et juger. D'ailleurs, quand j'ai été à Rome, ce n’était pas pour voir Monsignor Boccali ou tout autre prélat ; c'était pour voir le pape qui seul, dans le cas présent, a une autorité suffisante pour me donner gain de cause contre des évêques, et, le jugement prononcé, pour se faire chéir ; mais je n’admets pas que le pape, sans prendre par lui-
même connaissance des: choses, puisse savoir à quoi s’en tenir; et du moment que je n'ai pas pu arrivèr jusqu'au pape, être ‘entendu par lui, jai le droit de dire que la question n'est pas réglée. C’est tele à , sans me révolter comme Luther, j'en “ due pape mal snforñié au pape; mieux informé. reste, Messieurs, posons la question comme elle sk étreposée: ‘ce ‘n'est pas: un jugement que je demande; c'est un: ordre’ que- j'apporte, ; un-ordre . de’ Dieu; et'le pape lui-même n’a -qu'une:chose à - fairé dans le cas présent, :obéir à:cet ordre et,.en vertu de’son autorité souveraine, forcer Mgr Ragine, qu’il le veuille -ou non, à descendre.de: son: siège. Cest au Père url us ri ir vd nu de Chicoutimi. * va
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ET IN FRONTE EJUS NOMEN SCRIPTUM : a co RIUM.—{ Apocalypse.)