SCÈNE I
MADELINE, PERRINE, PAYSANNES, à gauche ;
ALY, assis à droite ; puis, DOMINIQUE.
MADELINE
Regardez donc I comme il est drôlement bouté!
PERRINE
Qu'est-ce que c'est donc que celui-là ?
C'en est un qui est arrivé, aux courses de Lamballe, avec des superbes chevaux.
ALY, sans bouger, à part.
Regardez, contemplez, admirez, mes petites Bretonnes... C'est gentil, n'est-ce pas ?... c'est proprement ficelé.,.
PERRINE
M'est avis que ce doit être un marquis turc.
MADELINE
Ahl v'ià le père Dominique... faut lui demander ça à lui, qui a été dans toutes les parties du inonde...
ALY, se levant.
Voulez-vous voir la tournure, mes anges ?... Voilà.,, faites-vous plaisir...
(Use promène devanti'auberge.— Dominique entre.)
MADELINE et Ics autrcs paysaimes, l'entourant.
Père Dominique î... père Dominique !...
ALY, à part.
Dominique ... connu !.. c'esi lui-même... Le général ne doit pas èîreloiu.
LA GLOSERIE DES OENÊTS,
DOMINIQUE
Eh bien ! quVst-ce qu'il y a, mes filles !.. . çstce que vous voulez me prendre d'assaut ?.. sapiHïblcti I... Voyons, tout à Ttrenre il y en aura pùur toutes ; >maÎ5 d'abord, il faàl que je retienne des places dans la tribune du sous^préfet, pour le génêrïri -é^ ïa fîlîe...
MADELINE
Voyons, ne faites pas vos grosses moustaches, père Dominique; vous savez bien que ça ne me fait pas peur.
DOMINIQUE
Excepté quand je veux i'embj-asser... (Il ckantcj Maéelwi, mon €œ«r, ma petite Madelon, Madelon !... lonlon... Ton !... (Il veut rembrasscr.) ALY, à part.
Madeline... je connais ça...
MADELINE
Laisseï-moi donc, ou je le dirai â mon oncle Kérouan.
ALY, toujours à part.
Juste, c'est elle... Ah ! comme c'est grandi... de partout.
MADELINE, à Dominiqijc.
En voilh assez... et écoutez-moi.