‹ La closerie des genets: drame en cinq actes et huit tableauxChapitre 34 sur 91 · SCÈNE in · texte numérisé non relu

SCÈNE in

LOUISE, GEORGES, NONTÉCLAIN.

MONTÉCLAIN.

Arrêtez, malheureuse Louise !

LOUISE

Non!.., laissez-moi!

MONTÉCLAIN.

Attendez 1

LOUISE

Pas un jour, pas une heure!... Qui sait si demain je ne retomberai pas dans l'apathie de mon

désespoir?,., qui sait si, demain, je ne serai pas morte... ou idiote?

GEORGES

Ah ! sauvez-la, calmez-la, vous, monsieur, qui savez son secret.

LOUISE

Ohl oui, il le sait... et il a eu pitié de moi... Mais il ne sait pas qu'il me faut rester perdue...

MONTÉCLAIN.

Je sais, Louise, que Georges a dû se taire... et que vous devez vous taire encore, tous les deux. GEORGES, bas, à Montéclain.

Eh quoi! Monsieur, connaissez-vous donc le secret fatal de ma vie ?

MONTÉCLAIN.

Oui, Georges... Et je vous dis à tous deux ; Espérez !

GEORGES, bas, à Moiiiéclain.

Espérez, dites-vous ?... Ah! vous ne savez pas tout alors !

MONTÉCLAIN.

Plus que vous peut-être... (A Louise et à Georges.) Mais veillez sur vous-même... veillez surtout sur votre enfant...

Mon enfant 1 mon enfant!... Est-ce qu'il est condamné à mourir aussi?...

MONTÉCLAIN.

Allez à la Closeriedes Genêts... Emportez-le... cachez-le... Et si vous n'avez pas d'asile assez sûr, n'oubliez pas que ma maison est pour vous celle d'un frère.

GEORGES, lui pressant la main.

Oh ! merci, monsieur !

LOUISE

Oh ! mon Dieu, quoi qu'il arrive, soyez béni !... J'aurai pu embrasser mon enfant!

(Elle sort, eu courant, par la gauche.)

OOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOJO

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