SCÈNE II
LÉONA, ALY, MONTECLAIN.
MONTECLAIN.
Aly!... Aly!... (Aly entre. - Bas.) Eh bien! M. d'Avatianne...
ALY, bas.
Il sera à Montéclain ce soir, avec le notaire.
MONTECLAIN.
Si tard !
ALY
Le notaire a son élude à faire, à ce que m'a dit M. d'Avatianne ; en attendant, il m'a chargé de ce petit mot pour vous.
LÉONA, à part.
Il parle bas... Très bien...
(Elle prend quelques objei.s sur la table eu examinanf le colonel et Aly.) MONTÉCLAIN, prenant la lettre.
Voyons : (Lisant à voix basse.) « Toul ce que » vous pensez relativement à M^e die Beauval est » vrai : mais la faiblesse tfu duc d'Hérici lui a » laissé des titres, contre lesquels il serait lui- » même impuissant, à supposer qu'il osât les luj » contester... »
LÉONA, de loin, en riant.
Eh bien ! êtes-vous content des nouvelles que vous recevez ?...
MONTÉCLAIN.
Enchanté. (A part.) Je m'en doutais; if ne me reste qu'un moyen.. .je le tenterai.
LÉONA
A tout à l'heure, colonel... je vous retrouverai ici?...
MONTÉCLAIN.
î>eut-être... les choses doivent-elles aller plus
vileqne je ne croyais. On m'attend chez moi... Voulez-vous y venir ce soir môme... vous y trouverez vos amis... Et peut-être tout sera-t-il fini dans quelques heures...
LÉONA
Vous devenez tout à fait charmant.
MONTÉCLAIN.
Je m'inspire de vous... A ce soir, n'est-ce pas ?...
LÉONA
A ce soir...
(Elle rentre dans un cabinet au fond, à gauche.) MONTRCLAIN, à part.
Il le faut... Pourvu que le général ne vienne pas tout brouiller avec ses emporlemens... et pourvu que je puisse encore éloigner Aly... (Haut.) Aly...
ALY
Présent!...
MONTÉCLAIN.
Tu vas rester ici...
BERTHAND, entrant vivement et annonçant.
Monsieur dEstével