‹ La closerie des genets: drame en cinq actes et huit tableauxChapitre 71 sur 91 · LES PAYSANS · texte numérisé non relu

LES PAYSANS

Certainement...

PERRINE

On nous paierait plus tard...

KÉROUAN a descendu le petit escalier, il s'approche et jelte un sac d'argent sur la table. Comptez cet argent, Louise...

LOUISE

Moi?... moi?...

KÉROUAN

Oui, vous... il faut au moins garder ce qui nous reste d'honneur... (Louise se mot à compter.) Madeline n'est pas revenue ?

PERUINE.

Non, monsieur... elle n'a peut-être pas trouvé votre fils...

KLROUAN.

Elle le trouvera. ( Il s'assied. ) Venez ça, vous autres... je n'ai pas à me plaindre de vous; vous avez bravement et honnêtoment gagné votre pain chez moi... ce n'est pas comme ça pour tout le monde; mais enfin... Dieu fait les choses comme il veut... Aussi, je vous le dis, tant qu'il y aurait eu une miche à la maison, il y en aurait eu pour les bons sujets; mais personne n'est maître de

sa volonté il faut que je quitte la ferme, mes

enfans...

PERRINE

Vous?...

TOUS

Vous, pérc Kérouan?...

PERRINE

Ça n'est pas possible...

LOUISE, à part.

Que veut-il faire, mon Dieu?...

KÉROUAN

Je l'aurai quittée ce soir...

PERRINE

Mais pourquoi? monsieur Kérouan, pourquoi?...

Vous le saurez demain peut-être aujourd'hui... peut-être dans une heure. — C'est pour cela qu'il faut nous dépêcher... Dites ce qui vous est dû, on va vous payer.

TOUS

Mais, monsieur Kérouan...

KÉROUAN

Louise va vous faire vos comptes.

LOUISE

Mais, mon père...

KÉROUAN

Vous savez bien que je ne sais ni lire ni écrire... et vous n'avez pas d'intérêt à les tromper ceux-là...

(Il va au fond, s'assied sur l'escalier la tête dans ses mains.) LOUISE.

Tene, François» est-ce là votre compte et celui des laboureurs?..!

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