‹ La closerie des genets: drame en cinq actes et huit tableauxChapitre 9 sur 91 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

Les Mêmes, GEORGES.

GEORGES, à partj avec effroi.

C'est elleî.j. (Il ra vers la lice.) Dominique!,.. Dominique!...

DOMINIQUE, paraissant à l'eutrée de la lice. Voilà, monsieur Georges...

GEORGES

Tu as retenu des places?

Oui, monsieur Georges, trois bonnes... tout près du sous-préfet el à côlé de M. le curé. GEORGES.

Je vais prévenir mon père qu'il peut venir (Dominique disparnît.)

PKOiOGUE, SCËNK Vil.

LÉONA, bas, à Montéciaiu.

U s'éloigne!...

MONTÉCLAIN.

Je suis bonhomme, Léona, je vais le retenir... Je vous salue, Georges...

GEORGES, s' arrêtant et venant !»u colonel. Moasieur de Montéclain, je vous salue.

MONTÉCLAIN.

Pourquoi cet abord glacé, Georges?... (Lui prenant la main.) Oubliez-vous que je suis le plus sincère admirateur de votre talent?... VA nous ne sommes pas d'un temps où les fiis héritent des préjugés des pères.

GEORGES

Vous en êtes un exemple, monsieur, et je vous remercie de vos bonnes paroles.-.MaTs jesuis arrivé à ce point de dépendance de ne pouvoir écouter des amitiés qui déplairaient à mon père. (Fausse sortie.) MONTÉCLAIN.

, Je le sais... Mais vous êtes jeune... vous avez du talent... Il ne vous manque que le courage. GEORGES, jetant un regard sur la comtesse. Hélas !... ï! y a des infortunes contre lesquelles tout courage est inutile.

M0>TÉCLAIN.

GEORGES

Peut-être...

Adieu...

MONTÉCLAIN.

Si vous aviez jamais besoin de moi, dites : au revoir.

(Pendant ce temps, Léon?, qtii a pris le bras de Brias,

3 tourné la scène et s'est approchée de Georges.) LÉONA, bas, àGeorges.

Restez... je le veux!...

MONTÉCLAIN.

Allons, Georges, du courage! Adieu, con)tcsse. Venez-vous, messieurs?... J'ai là deux petits poneys sur lesquels, comme disent ie réclames, je fonde les plus belles espérances.

(Ils entrent dans latente.)

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