SCÈNE V
Les Mêmes, GEORGES.
GEORGES, accourant.
Mon père !.
Lui !... Georges!
Kérouan!... Louise l...
TOUS
GEORGES
Mon pérel nous sommes sauvés !... M°>e de Beauva! ne mérite plus que nos mépris; ce nom n'était pas le sien... ce mariage est nul... et Louise sera à moi!...
KÉRODAN, allant à lui.
Louise? Louise?. ..Va voir, misérable, ce cadavre que l'on vient d'arracher de l'abîme.
GEORGES
Louise... mortel...
ALY
Oui, morte... morte parce que vous l'avez aimée, parce que vous l'avez trompée... (Donnante son père les deux épées qu'il avait apportées.) Mon père, c'était ici le lieu du combat...
LE GÉNÉRAI, et TOUS.
Que dit-il?
LE GÉNÉRAL
Kérouan !... Kérouan, après quarante ans d'amitié, ton fils et le mien... mais c'est impossible!...
KÉROUAN, avec énergie.
Louise est morte!...
LE GÉNÉRAL
Kérouan, c'est un combat sacrilège!
KÉROUAN, de même.
Louise est morte déshonorée, perdue.
GEORGES
J'ai mérité la mort; tuez-moi donc... je ne me défendrai pas.
Après avoir déshonoré la sœur, vouiez-vous donc déshonorer le frère, voulez- vous donc que je vous assassine?...
GEORGES
Donnez-moi donc une arme. (A son père.) Mon père, il faut en finir...
LE GÉNÉRAL, bas, d'une voix tremblante, à son fils.
Défends-loi du moins, malheureux, défendstoi!...
KÉROUAN, donnant une des épées à Georges et l'antre à Aly.
Voici les épées de vos pères...
DOMINIQUE
Mais ils ne peuvent s'égorger ainsi dans la nuit!...
KÉROUAN, arrachant une torche des mains d'un des paysans.
Ehl bien... j'éclairerai le combat... (Â Aly.) Louise est morte... tue-le!...
LUCILE, tombant aux pieds du général, et cachant sa tête dans son sein.
Mon père... mon père!...
LE GÉNÉRAL
Apprends, enfant, ce que coûte l'honneur d'une femme !
(Les deux jeune» gens combattent. On entend les cris: Arrêtez! arrêtez!)