‹ La Coagulabilité Du Sang Mesurée Dans Le Plasma SaléChapitre 23 sur 59 · TENEUR DES MÉLANGES | TEMPS · texte numérisé non relu

TENEUR DES MÉLANGES | TEMPS

de coagulation.

Témoin :

0,5cedeplSmaEid'eau PRE Tr. À 92% minutes.

0,5 ce. + 2 ce. H une goutte d'extrait salé à 4 °/.. 10 min. 5 0,5 — +92 — + — RSC Le 10 minutes.

0,5 + 2 + Roue {0 nun. 5 0,5 - 2 — à 40. 10 minutes.

Sex as N. | 42 —

En somme rien ne prouve l'action du sel sur la kinase.

qui reste une hypothèse. Mais ces expériences ont été

RO

placées ici parce qu'il fallait avoir vu avant tout que la kinase des tissus accélère la coagulation du plasma dilué.

$ 2. — Le plasma salé dilué ne se coagule pas à la température de 37°.

M. Delezenne nous ayant conseillé d'étudier l'influence de la température sur la coagulation du plasma salé dilué, nous fûmes très surpris de constater que, mis au bainmarie à 37°-38°, le plasma restait liquide aussi longtemps qu'on l'y laissait. La température de 38’ empéchait la coagulation.

Nous avons renouvelé l'expérience à des températures inférieures et cherché la limite au-dessous de laquelle la coagulation redevient possible.

Voici une courbe établie pour un plasma de chien dont la dilution à 1°}, (0,5 centimètre cube de plasma + 2 centimètres cubes d’eau) se coagulait à la température du laboratoire (15°) en 25 minutes. Tous les essais sont faits dans l'espace de 48 heures, ce qui ne laisse pas au plasma de chien le temps de varier en coagulabilité ; et toujours à la dilution 1 °|,. (V. la courbe à la page suiv.)

Les températures les plus favorables sont entre 12° et 28°; à 33° le retard est manifeste ; à 35° la coagulation est impossible.

39° n’est pas une limite absolue; certains plasmas dilués se prennent encore à 36°. Mais à 37° un plasma dilué limpide, sans trouble fibrineux aucun, et par conséquent sans fibrinferment, ne se coagule pas.

Le méme fait s’est reproduit avec le plasma humain.

Le plasma salé est additionné d’eau chauffée à 37° ou méme d’eau froide s’il n’est pas par lui-même trop vite

coagulable. Il est dilué à 1 ‘|, ou à 0,7°{,, qui lui donnent

LOS es

les meilleures conditions pour coaguler; on porte le tube au bain-marie Nocard à 37°; et l’on verrale mélange rester

liquide indéfiniment.

Après un chauffage d’une heure ou deux, si nous reti-

à 0° coagul. en 91 minutes.

22 minutes.

SU

23° coagul. en 21° 5

32 minutes.

incoagul.

incoagul.

rons du bain-marie notre plasma dilué pour lui rendre la

température du laboratoire, nous constaterons qu'il se

coagule de la façon habituelle, comme s’il n’avait pas été

à l'étuve. Le chauffage n’a rien détruit; l'excès de tempé-

rature suspendait seulement la coagulation.

Se Apos

$ 3. — Le plasma salé ne se coagule pas à 37°, parce que cette température empéche la transformation du proferment en ferment.

Sur quels éléments du plasma la température agit-elle?

Le fibrinogène semble devoir être le plus sensible à la chaleur, puisqu'il précipite à 55° et, du même coup, perd l'aptitude à la coagulation. On peut supposer qu'à 37° déjà se manifeste un commencement d'effet dans ce sens. Le fibrinogène serait provisoirement réfractaire, pendant que le proferment suit son évolution normale et devient ferment. (Cette explication satisferait plus que toute autre parce qu'on verrait, dans l’anomalie d’une fermentation impossible à 37°, au moins le ferment intact).

Pour préciser : lorsqu'on met à l’étuve un plasma dilué qui à température normale se coagule en 30 minutes, il faut prévoir qu'après 30 minutes passées au bain-marie le plasma, encore liquide, possédera son ferment fait, sera, si on veut, un mélange de sérum et de fibrinogène. Qu'on le reporte alors à la température du laboratoire, le ferment, pour transformer le fibrinogène maintenant accessible, aura toute sa puissance d'action et l'effet d’un sérum.

Mais l'expérience contredit cette hypothèse : à l'étuve il ne s’est pas produit de ferment, et le fibrinogène est resté parfaitement coagulable.

En effet du sérum de plasma salé, chauffé quelques minutes pour être amené à 38°, puis mélangé dans l’étuve même au plasma dilué, provoque sa prise presque immédiate. La température ne gêne pas l’action du ferment sur le fibrinogène.

D'autre part il n’y a pas de ferment dans le plasma

= TOLES

dilué qu’on retire de l’étuve, car, si on l’additionne d’oxalate, on empêche la coagulation ; il restera liquide.

On peut encore par une autre expérience reconnaître que le proferment n'a subi durant son séjour à l’étuve aucune modification, qu'il en sort tel qu'il y était entré.

Placons dans le bain-marie à 38° deux séries de six tubes. Dans la série A chaque tube contient 1 centimètre cube de plasma salé et 4*,5 d’eau distillée; soit six échantillons de plasma salé à 0,9 ‘},. Un témoin laissé à la température du laboratoire coagule en 26 minutes. Dans la série B chaque tube contient | centimètre cube de plasma salé do

Au bout de 10 minutes retirons un tube de la série A et un de la série B; ce dernier recoit aussitôt 4°,5 d’eau distillée. Les deux mélanges, de proportions semblables, vont se coaguler. On mesure la vitesse de coagulation à partir du moment où ils sortent de l’étuve.

On retire de même deux tubes après 1/4 d'heure, 20 minutes, 1 heure et 2 heures, le tube de plasma pur étant toujours additionné de 4,5 d’eau distillée.

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