EXPÉRIENCE VIII
Plasma de chien, vieux de 9 jours. Une partie de ce plasma, diluée à 1°}, (0,5 de plasma + 2 d’eau) est chauffée à 58° pendant 50 minutes. Il sort de l’étuve bien entendu trouble et
incoagulable.
Plasma dilué (à 1 p. 100) frais : 2 cc. — coag. en 25 minutes. == frais : 1 cc. + plasma dil. ch, : 1 ce. — coag. en 6 min.
Ce résultat prouve que l'accélération qu'un plasma
chauffé détermine dans la coagulation d’un plasma frais n'est pas due à ce qu'il apporte à ce dernier un fibrinogène sensibilisé ; puisqu'ici le fibrinogène est précipité et,
sans discussion, incoagulable (1).
(1) Le fibrinopène est précipité un peu au-dessous de 55°. MM. Bordet e Gengou obtiennent en chauffant leur plasma dilué 10 minutes à 54° un liquide opalescent et incoagulable. Mais bien avant cette température, à la condition de prolonger le chauffage, on peut constater déjà une modification du fibrinogène.
Nous avons dit qu'à 39° un sérum de plasma salé chauffé quelques instants et ajouté, dans l’étuve même, au plasma d. chauffé le coagulait en une minute. Il en est de même si l’on mélange dans l’étuve à #T° le sérum et le plasma chauffé. La température de 47° pas plus que celle de 39° ne met donc obstacle à l’action du ferment sur le fibrinogène. Mais quand le plasma dilué a été chauffé trois heures ou plus à #7 il ne se forme plus de caillot par addition de sérum dans l’étuve.
On constate ceci : le sérum est limpide, le plasma est limpide ; le mélange, au bout d’une minute, et sans doute par l'effet du sérum, se trouble. Ensuite