EXPÉRIENCE XIX
Deux sérums nouveaux sont essayés sur un plasma de chien du jour même et tres coagulable.
Le sérum A provient d’un sang qui s’est pris trois fois encore en 8 minutes; le sérum B d’un sang qui s’est pris trois fois en 10 minutes. (Une vitesse de coagulation aussi constante pour le sang pur que dans ces quatre exemples n’est pas la règle; mais lorsqu'elle existe elle n’en a que
(1) On verra plus loin pourquoi ces résultats ne sont pas conformes à la loi de vitesse des fermentations.
plus de signification; nous sommes assurés que la coagulabilité du sang B est inférieure à celle du sang A.) Plasma A — limites de coagulabilité : 1,25 °}, —0,45°/. Première dilution coagulée : 35 minutes.
Plasma B — limites de coagulabilité : 1°}, — 0,456 Première dilution coagulée : 55 minutes.
Essai des sérums.
TENEUR DES MÉLANGES TEMPS DE COAGULATION EE 0,5 de plasma de chien + 2 cc. d’eau. i8 minutes et demie. ee uma OU Sérum A. Sérum B.
0,5 de plasma de chien +2 ce. d’eau + 0,2 de sérum chauffé ........ 7 minutes. 7 minutes. 0,5 de plasma de chien H 2 cc. d’eau + 0,2 de sérum frais........... X — 3 5.
Le sérum B coagule le réactif un peu plus vite que le sérum A. Ce n’est pas ce qu'on attendait, et c’est l'opposé du résultat de l'expérience précédente.
Nous soutiendrions volontiers qu'il ne s’agit pas d’irrégularité de hasard; car dans certaines expériences, et, notamment, dans la précédente, tous les mélanges ont été faits deux fois, et dans les résultats les chiffres de vitesse se répétaient exactement pour chaque mélange. La chose arrive du reste aussi bien pour des résultats comparables à ceux de l'expérience XVIII que pour des résultats en apparence contradictoires comme ceux de l'expérience XIX. Une telle précision, pour qui connait les irrégularités qu'on rencontre à chaque instant dans les expériences de coagulation du plasma salé dilué, doit avoir une signification, alors même que dans d’autres essais la précision ne se retrouverait plus. Mais le facteur qui intervient nous échappe complètement. C’est en vain que nous avons rap-
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proché les expériences; on cherche une relation, on croit saisir une règle aussitôt en défaut... et nous n'avons aucune explication à proposer.
Ce que nous constatons seulement, c'est que :
1° Les différences de pouvoir coagulant entre les sérums frais sont très faibles ;
2° Elles ne sont pas en rapport avec la coagulabilité des sangs originels et de leurs plasmas salés.
L'observation s'applique au sérum chauffé comme au sérum frais, à la kinase autant qu'au ferment. Dans les sérums sanguins, même après des coagulations très différentes, la kinase se retrouve toujours à peu près constante. La sensibilité du plasma dilué à la kinase du plasma ou du sérum chauffé nous prouve, quand nous trouvons si peu d'inégalités d’un sérum à l’autre, combien peu varie sa quantité dans ces sérums.
La persistance, après coagulation, de la kinase dans le sérum permet de penser que la quantité de kinase ne varie pas non plus dans les plasmas. Étant ferment la kinase ne s'use pas. Elle doit être partout égale avant comme après son action.
On peut évaluer la richesse en kinase de deux plasmas en les chauffant simultanément à 47° et en essayant leur pouvoir coagulant sur un plasma d. réactif après une beure et deux heures d’étuve. Il est certain que ce mode d'évaluation n’est pas parfait; et il expose peut-être à l'influence de causes d'erreur. Néanmoins les résultats montrent une similitude assez frappante.
Par exemple, on trouve pour deux plasmas différents, essayés (à volumes égaux) sur un réactif qui coagule seul en 39 minutes :
Après une heure de Chautfane Le 2% et 24 minutes. Après deux heures TT RAT RE RE 95 et. 22 —
QG
Autre exemple, même plasma réactif (coagule ce jour-là en 40 minutes).
Après une heure détchautffase 227-207 18 et 20 minutes. Après deux heures a Ne te MT Dhet 18"
Autant qu'on peut conclure d’une méthode où les conditions ne sont pas plus absolues, la kinase est à peu pres toujours la même dans les plasmas aussi.