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Divers moyens d'obtention du brouillard

1° Brouillards de fumée de tabac.

Avec de tels brouillards, les conditions 1° et 3° sont très bien réalisées : la fumée, dans un ballon de 1300 cm®, est très opaque et ne se dissipe qu'au bout d'un quart d'heure environ. Le matériel d'expérience est simple. La condition 4° peut être obtenue moyennant certaines précautions. Malheureusement, la condition 2° n’est pas satisfaite. Cette méthode n’a donc pu être adoptée. Pour la même raison, nous n'avons pas voulu opérer sur des aérosols d'huile de parafline, d'oxyde de magnésium, etc. [19].

Toutefois, il nous a paru intéressant d'employer la fumée de tabac dans certaines expériences. Signalons que la fumée de tabac n’est pas constituée de fines qouttelettes d’eau, mais contient des particules solides dans la proportion de près de 70 %, [21, 22].

Ce sont ces particules qui la rendent visible : leur dimension moyenne, d’après leur vitesse de chute, est d'environ 14.

Effectivement, ce qui confirme des expériences antérieures de E. B. Parson [19], nous avons constaté, en versant, dans un ballon rempli de fumée de tabac, ro cm® d’une solution saturée de chlorure de calcium, que la fumée de tabac ne se dissipait pas, à l'inverse de ce qui se passe avec un brouillard de vapeur d’eau (voir Chap. IX).

En outre, nous avons eu l’occasion d'observer, au microscope, des dépôts solides sur les électrodes situées dans le ballon.

20 BRrouillards de pulvérisation.

On peut produire facilement du brouillard à l’aide de pulvérisations d’eau. Mais il nous a paru difficile d'obtenir, dans ces conditions, des brouillards fins bien comparables entre eux.

3° Brouillards de condensation.

Il nous a semblé préférable dæ réaliser le processus naturel de formation des brouillards : refroidir de l’air saturé de vapeur d’eau. Ce refroidissement peut être obtenu de différentes façons

a. A l’aide de mélanges réfrigérants ou de glace placés à l’extérieur ou à l’intérieur du ballon dans lequel on veut former le brouillard. On constate la condensation de la vapeur saturante, sous forme de gouttelettes, sur la paroi froide. Mais l’observation, à l’aide de la cellule photoélectrique, dans les conditions indiquées ci-après, montre qu’il n’y a aucune formation de brouillard, même dans une atmosphère ionisée par le procédé décrit plus loin.

b. Par détente : c’est le véritable moyen d'obtenir un brouillard artificiel. Nous nous sommes inspiré des dispositifs employés par Trillat et Fouassier, et surtout par le professeur Vandevyver, en les perfectionnant [23, 24].

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