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Étude expérimentale de l’action du chlorure de calcium

Nous avons employé ce produit sous différentes formes :

10 A l’état solide. — Le chlorure a d’abord été placé à l’intérieur d’un ballon de 1300 cm (diamètre, 13,5 cm), dans une corbeille à r em au-dessus des électrodes.

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On a obtenu la courbe 2 (PI. XXXIIT), qui diffère très peu de la courbe de référence ]. Le brouillard descend en effet rapidement au-dessous de la corballe, et l’action du chlorure diminue avec la distance. La courbe 3, obtenue en plaçant la corbeille à 3 em au-dessous des électrodes, est déjà plus intéressante, et la courbe 4, à 1 cm du fond du ballon l’est encore davantage. La courbe 5 a éte obtenue en mettant

le chlorure dans le fond du ballon, mais l’action a été moins efficace que pour la courbe 4, parce que le fond du ballon était mouillé et que le chlorure était, par conséquent, moins actif.

20 À l’état de solution au fond du ballon. — L'action du chlorure, nous venons de le voir, devient d’autant plus efficace qu'il est plus près du fond du ballon. Nous avons eu l’idée de le faire agir sous forme d’une solution saturée à 36 %.

Le résultat est donné par la courbe 4 (PI. XXXIV), et l’on voit immédiatement que le chlorure est beaucoup plus actif sous cette forme que sous la forme solide.

30 A l’état de gouttes pulvérisées. — Nous avons opéré la pulvérisation, d’abord par le haut du ballon {courbes 3, PI. XXXV), successivement avec 1 coup, 5 coups et ro coups de pulvérisateur (courbes 3 a, 3 b, 3 c).

La comparaison de ces courbes à la courbe 2 obtenue avec de l’eau pure, permet : d'éliminer l'effet éventuel des remous et l’action de sillage envisagée plus haut : on voit que l’action obtenue est très nette. La courbe 5 (10 coups de pulvérisateur par l’ajutage latéral), comparée à la courbe 4 obtenue avec de l’eau pure, conduit aux mêmes conclusions. Pour les courbes 4 et 5, la dissipation est d’ailleurs beaucoup plus rapide, car la pulvérisation par l’ajutage latéral provoque de violents remous.

Dans ces expériences, on a utilisé une solution à 18 %. Les courbes 3 a, 3 b, 3 c font, en outre, bien ressortir l'intérêt d’avoir un grand nombre de gouttes pulvérisées par unité de volume.

Les courbes de la planche XXXWVI, obtenues avec des solutions à 12, 18 et 36 %, montrent l'influence de la concentration (expériences faites dans le tube). Les courbes de visibilité et d'absorption (PI. XXXVIT), établies en partant des courbes de la

planche XXXVI, ont l’allure prévue ae [voir courbes dans le cas de l’évaporation, PI. I1)].

Discussion. — On remarque que, contrairement à ce qu’on pouvait prévoir, la solution la plus efficace est la solution à 18 %, et non la solution saturée à 36 %. Cela tient aux causes suivantes :

a. La viscosité de la solution augmente avec la concentration, de sorte que le volume de solution pulvérisé à chaque coup de pulvérisateur est de 0,03 cm? pour la solution à 12 %, 0,0275 cm° pour la solution à 18 %, et 0,02 cm pour la solution à 36 %. Par conséquent, le volume pulvérisé diminue avec la concentration. Les masses introduites dans le brouillard ne sont donc pas entre elles comme (4), (6) et (r2),

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mais comme (4), (5,5) et (10). Néanmoins, si cet effet existait seul, la solution à 30076 devrait être la plus efficace.

b. La concentration de la solution a une influence sur la tension superficielle du liquide (PL XXXVIITD), de sorte que les gouttes pulvérisées augmentent de diamètre avec la concentration; elles tombent, par conséquent, d’autant plus vite et leur action sur le brouillard diminue en proportion. Cet effet semble prépondérant.

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