Action de l’homme sur le brouillard
L'action de l’homme sur le brouillard peut s’envisager de quatre manières : le prévenir (au moins partiellement), le prévoir, Le « percer », le dissiper. Nous passerons rapidement sur les trois premières, qui ne constituent que des solutions partielles du problème :
19 Le prévenir : assèchement des plans d’eau générateurs de vapeur (drainage); isolement de ces plans par film d’huile (expériences d’Onofrio à Lyon, sur la Saône, en 1912) [6]; augmentation des surfaces pavées (résultats concluants à Londres) [7]; diminution des noyaux de condensation (fumivorité); ralentissement de l’abaissement de la température par action sur le pouvoir de rayonnement et la conductibilité du sol (procédé Barrett) [19)]; études des conditions météorologiques et géologiques locales avant l'établissement des aérodromes (le brouillard est plus dense au-dessus de l’argile) [8].
() D’après le compte rendu des travaux du Ille Congrès aérien (décembre 1938), 8o % des accidents graves en aviation sont dus au brouillard. Ils se produisent surtout à l’atterrissage.