CHŒUR
Ah ! qu'il fait bon se reposer, Après les heures du danger
Dans notre cher village
Où le canon fit rage, Tranquillement, entre Alsaciens, Tous unis par les plus doux liens, Ah ! qu'il fait bon se reposer Après les heures du danger.
Petit Divertissement alsacien.
Trois Alsaciennes cherchent à capter les bonnes grâces de Fritz, le coq du village. L'une aguiche Fritz (travesti) en lui offrant et en lui retirant tour à tour un bouquet de myosotis, l'autre un bouquet de roses blanches, la troisième un bouquet de coquelicots. Fritz ne fait guère attention à leurs gentillesses. Il est soucieux. Elles s'avancent ensemble vers luiy mais une sonnerie lointaine de clairons se fait entendre. Elles ont peur et s'enfuient. Le clairon se rapproche, Fritz les rappelle joyeusement. Elles reprennent confiance et s'avancent vers Fritz en rapprochant leurs fleurs qui forment alors le bouquet tricolore. Fritz Vaccepte, embrasse les jeunes filles et met le bouquet sur son coeur. Les jeunes Alsaciens entrent au bras des danseuses et commencent le ballet.
BERLOQUE
Repos !. Pendant quatre jours, nous avons le droit de nous livrer aux douceurs de l'existence. Après quoi, nous irons relever en première ligne les camarades qui viennent de nous y remplacer.
LAFLEUR
Comme tu dis. Qu'est-ce que tu paves ?
BERLOQUE
Ce que tu offres...
LAFLEUR
Alors, ça sera. un litre de bon pinard... Mademoiselle Kate.
CATE
Tout de suite...
— ii 4 —
LAFLEUR
On a soif. Les salauds nous ont arrosés avec leurs ga2 délé... délé...
BERLOQUE
Tères... mon vieux... gaz délétères...
LAFLEUR
Comme tu dis... Et ce que ça pue! Ah t les saligauds !
kate, à Berloque.
Si vous êtes malades, vous n'aurez plus, maintenant, les mêmes infirmières. Celles-ci étaient trop fatiguées, on les a remplacées cette nuit.
BERLOQUE
Oh ! ça m'est égal ! nos infirmières sont aussi bonnes les unes que les autres.
LAFLEUR
Comme tu dis ! c'est à croire qu'on les a faites sur le même modèle: Bonté et dévouement!