BERCEUSE
MARIE-LOOISB
Hélas ! l'heure est brève
A veiller sur toi l
Dors, et dans ton rêve
Ne pense qu'à moi !
Reçois mes caresses
Que mes baisers fous
Et que mes tendresses
Soient un jour absous.
Fais dodo, chère âme que j'adore, Cœur glacé encore à son aurore, Fais dodo, chère âme que j'adore, Doucement fais dodo.
(Pendant la fin de la berceuse, Marie-Louise est penchée sur le dos du fauteuil, au-dessus de Jean qui peut ainsi ouvrir les yeux sans être vu et faire comprendre au public qu'il a tout entendu et enfin compris le secret de Marie- Louise.)
jean, faisant semblant de s'éveiller.
Suis-je en état de veille?
D'un rêve je m'éveille?
Et je vois auprès de moi, Marie-Louise 1 Est-ce toi ?
Entre nous deux plus de feinte, Il faut nous parler sans crainte, Reconnaître mon erreur, A toi ma tendresse et mon cœur I
MARIE-LOUISE
Puisque tu le sais, mon Jean, Je t'en fais l'aveu suprême !
Puisqu a présent tu m'entends C'est toi, c'est toi seul que j'aime!
Mon désespoir est fini Et pour moi, plus de souffrance, Je vivrai dans l'espérance, Finis, les soucis.
JEAN
O le doux, charmant moment Où tu fais l'aveu suprême !
Tu peux le croire à présent C'est toi, toi seule que j'aime !
Ton désespoir finit Et pour toi, plus de souffrance, Vivons dans l'espérance, Finis, les soucis.
(A la fin du duo, ils sont enlacés.)