‹ La cocarde de Mimi-PinsonChapitre 73 sur 77 · BERCEUSE · texte numérisé non relu

BERCEUSE

MARIE-LOOISB

Hélas ! l'heure est brève

A veiller sur toi l

Dors, et dans ton rêve

Ne pense qu'à moi !

Reçois mes caresses

Que mes baisers fous

Et que mes tendresses

Soient un jour absous.

Fais dodo, chère âme que j'adore, Cœur glacé encore à son aurore, Fais dodo, chère âme que j'adore, Doucement fais dodo.

(Pendant la fin de la berceuse, Marie-Louise est penchée sur le dos du fauteuil, au-dessus de Jean qui peut ainsi ouvrir les yeux sans être vu et faire comprendre au public qu'il a tout entendu et enfin compris le secret de Marie- Louise.)

jean, faisant semblant de s'éveiller.

Suis-je en état de veille?

D'un rêve je m'éveille?

Et je vois auprès de moi, Marie-Louise 1 Est-ce toi ?

Entre nous deux plus de feinte, Il faut nous parler sans crainte, Reconnaître mon erreur, A toi ma tendresse et mon cœur I

MARIE-LOUISE

Puisque tu le sais, mon Jean, Je t'en fais l'aveu suprême !

Puisqu a présent tu m'entends C'est toi, c'est toi seul que j'aime!

Mon désespoir est fini Et pour moi, plus de souffrance, Je vivrai dans l'espérance, Finis, les soucis.

JEAN

O le doux, charmant moment Où tu fais l'aveu suprême !

Tu peux le croire à présent C'est toi, toi seule que j'aime !

Ton désespoir finit Et pour toi, plus de souffrance, Vivons dans l'espérance, Finis, les soucis.

(A la fin du duo, ils sont enlacés.)

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