Paulet. Dictionnaire encyclopédique
2. Voy. Bardeleben. Ehrfahrängen über Cholecystectomie ünd Cholecystenterosiomie nach 286 Gallenstein Laparotomien. Iéna, 1906.
des repas, si l’évacuation ne se faisait que quatre fois par jour au moment des principaux repas.
Pawlow, par contre, trouve que chez l’animal à jeun il ne s'écoule pas une goutte de bile dans l’intestin,
grâce au tonus du sphincter d'Oddi qui équivaut à une pression de 675 millimètres d’eau, tandis que la pression de la sécrétion biliaire est, d’après Friedlander et Heidenhaïn, tout au plus de 200 millimètres.
Bruno a observé pendant plusieurs mois un chien dont l'orifice du cholédoque détaché avec un fragment de muqueuse duodénale était abouché à la peau. L’écoulement de la bile ne se produisait que si l’estomac contenait des aliments. Cet écoulement commence quinze minutes (quelquefois plus) après l’ingestion des aliments et il continue tant que le chyme alimentaire passe de l'estomac dans le duodénum ; dès que l'estomac s’est complètement vidé, l’excrétion de bile s'arrête.
2 De projeter la bile dans l'intestin au moment de la digestion, par la contraction de sa musculature jointe au relâchement du sphincter d’'Oddi.
a) Cette évacuation ne serait qu'incomplète : « Alors que la vessie vide normalement tout son contenu, la vésicule biliaire n’en expulse que le trop plein (1). »
b) Elle se ferait « sous l'influence du chyme agissant sur le duodénum » et par suite d’une « excitation des terminaisons des vagues qui, réfléchie par le système
nerveux central, vient agir sur le sphincter pour le
1. Guilbaud cité par Dastre. Dict, de Physiologie, t.I,p. 158, et th. Hautefort.
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relâcher et sur la vésicule pour la contracter (1). »
En effet: l'excitation du bout périphérique des pneumogastriques est sans action sur le système excréteur de la bile, l'excitation du bout central de ces nerfs provoque par action réflexe la contraction de la vésicule et le relâchement du sphincter (Doyon).
3° D’évacuer une bile modifiée.
a) Concentrée. — La bile recueillie par fistule au niveau de l’hépatique donna un résidu sec de 1, 5°/, (Copernan et Winston) ; la bile recueillie dans une vésicule humaine immédiatement après la mort (mort subite) contenait un résidu sec de 14 à 15 °/, (Frerichs).
Par conséquent, dit Hautefort, la bile vésiculaire est huit à dix fois plus concentrée que la bile fraîche. Mais on se demande s’il est bien légitime de rapprocher les constatations de Frerichs de celles de Copernan et Winston. La densité de la bile humaine prise dans les canaux biliaires et dans la vésicule pouvait être plus démonstrative: elle fut trouvée de 1.010 pour la bile des canaux biliaires et de 1.020 pour la bile de la vésicule.
b) Modifiée dans ses proportions en graisse et en pigments biliaires.
Si on enferme la bile dans la vésicule par une ligature, le liquide devient trouble et blanchâtre (Rosen Kranz).
La muqueuse vésiculaire est tout imprégnée de pigments alors que celle des canaux biliaires est incolore (Hautefort). |