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—\— d’un homme atteint de coliques hépatiques, puis d’hydropisie vésiculaire. On applique trois cautères par la fistule ainsi produite, des mucosités teintées de bile s'évacuent et une douzaine de caiculs dont plusieurs gros comme l'extrémité du petit doigt.
Willemin de Vichy étudie avec soin la distension de
‘La vésicule (1) dans les prodromes de la colique hépatique. La plupart des observations qu’il cite rappellent bien le syndrome vésiculaire,
Dans un autre chapitre (2) il décrit à part l'hydropisie vésiculaire d’origine calculeuse.
«L'oblitération du col de la vésicule, écrit Frerichs (5), entraine à sa suite le genre de lésions que nous avons décrit sous le nom d’hydropisie de la vésicule biliaire» (p. 822).
P. 824 : « Lorsque les calculs du canal cystique sont enclavés, il survient des douleurs qui siègent sur le bord du foie, à l’épigastre.… Ces douleurs s'étendent quelquefois aux deux hypochondres, s’irradient vers le dos, l’épaule droite, etc.
«A l’examen...on arrive souvent à limiter par la palpation les contours de la vésicule distendue. »
P.841: L'observation CLI est un cas très net de colique vésiculaire : douleurs violentes et périodiques dans
la région du foie, en même temps nausées et légère
1. Willemin. Coliques hépatiques et leur traitement aux eaux de Vichy, 1870.
3. Frerichs. Traité pratique des maladies du foie. Traduction de Duménil et Pellagot, 1865.
teinte ictérique. Vésicule tuméfiée et sensible à la pression, paroxysmes violents dont la durée est courte et qui ne sont accompagnés ni d'un redoublement de l’ictère, ni de l'expulsion de calculs. Ensemble symptomatique que l’auteur interprète : « Obstruction persistante du col vésiculaire par un concrément. »
3° Répétition fréquente des crises. — Willemin publie un certain nombre de cas (notamment ses 43° et 44° ob- Servations) qui sont de véritables coliques vésiculaires (l'ictère ne fut jamais très prononcé dans la 43°, Les calculs ne furent pas trouvés dans les selles, observation 44), |
ko Absence de calculs dans les matières fécales. — Trousseau, pour faire le diagnostic de coliques hépatiques, exigeait la constatation du calcul dans les selles. « Cette recherche, ajoutait-il, doit être continuée quatre ou cinq jours encore après la cessation des coliques(1).»
L’exagération de cette règle lui fit méconnaître la colique vésiculaire dont il avait noté pourtant certaines
formes (2).
$S 2. — Deuxième période.
Le professeur Gilbert isole nettement le syndrome vésiculaire de la colique hépatique. Dès 1898, il en donna
une description concise (3) qu’il développe en 1900 dans