RÉSULTATS SUIVANT LE COTÉ
Nombre 0/0 de résultats d'intervention favorables
Coté
droit ee.
Coté
gauche
— Nous avons dressé le tableau des résultats dans les cas où l'opération était dirigée contre des lésions du lobe supérieur (il convient de ne pas oublier l’époque où se situent nos résultats). Il va sans dire qu’actuellement ces malades seraient justiciables d’autres collapsothérapies.
Nous notons 103 indications de ce genre et que leurs résultats sont exactement superposables à ceux des indications types de la chirurgie du phrénique.
Il apparaît donc objectivement ce fait peu classique dont le D' LE BAYON avait déjà la conviction : La lésion,
— À condition qu’elle ne possède pas une rigidité qui est d’ailleurs l’obstacle à toute collapsothérapie;
— À condition qu’elle n’adhère pas aux parois de l’hémithorax, ce qui empêcherait la rétraction spontanée,
à autant de raisons de faire sa rétraction, que son siège soit les régions hautes ou basses du parenchyme.
On ne peut rien conclure du fait que la quasi-totalité des thoracoplasties ultérieures (11) se soit recrutée parmi ces 103 malades car, après les échecs, aussi nombreux, des phréni-cectomies pour lésions basses on n’avait pour ainsi dire rien à proposer. Mais on doit souligner par contre la gravité des conséquences qu’entraîne l’échec de la paralysie diaphragmatique visant une lésion haute, qui prive le malade, par la suppression d’une vaste zone saine, de la presque totalité de la valeur physiologique du poumon.
LCR Rd
— Enfin dans plusieurs cas l’intervention est venue s’associer à un pneumothorax homo-latéral ou du côté opposé, avec des résultats superposables à ceux des phréni-cectomies employées à titre de moyen thérapeutique isolé.
RÉSULTATS SUR LES LÉSIONS DU LOBE SUPÉRIEUR (103 malades)
Nombre 0/0
Guérison apparente 17 16,5 °/. Résultats —— favorables Stabilisation 18 17,5 |. 65 -/.
Amélioration 32, 31 -/.
Etat stationnaire | 16 | 15,5:/.
Aggravation 19 18,5 :/. Mauvais résultats Décès tardif i 1-/. 19,5 -/.
Décès opératoire 0 0
IT. CONCEUSIONS
Devant le pourcentage important des résultats favorables, nous avons été surpris. C’est un chiffre en effet voisin de celui que l’on relève dans les statistiques où l’intervention a été pratiquée à propos des indications types.
Or, nos interventions ont été souvent réalisées, à une époque où la chirurgie thoracique était mutilante, dangereuse et aléatoire dans ses résultats, pour des lésions qui ne se rapprochaient pas de l'indication type, souvent à titre de tentative chez des malades devant lesquels on se trouvait désarmé : il n’est que de consulter le nombre des phréni-cectomies pour lésion du lobe supérieur : 103 sur 152, c’est-à-dire 67,4 %.
Il est vrai que le nombre des résultats favorables est aussi grand dans cette catégorie.
Aussi nous sommes conduits à une double conclusion :
1° La chirurgie du phrénique nous a donné des résultats favorables dans 64,5 % des cas;
2° Ces résultats furent aussi satisfaisants pour les lésions hautes que pour les lésions basses.
Cependant nous nous défendons de vouloir manier le paradoxe et d’autres considérations doivent entrer en ligne de compte :
__ Tout d’abord il faut envisager le nombre important de résultats partiel (« amélioration ») qui entre dans ce lot;
— Par ailleurs la rigueur de la cure sanatoriale à l’époque où fut réalisé la plupart de ces interventions était autre que dans ces dernières années. Au cours des années de guerre et d’après-guerre, on ne pouvait humainement imposer une stricte discipline aux malheureux qui revenaient de captivité ou qui avaient traversé une longue période de souffrance (Actuellement d’ailleurs les nécessités du repos mieux comprises par le malade reprennent peu à peu leurs droits).
C’est là certainement un facteur important;
— Enfin on s’accorde à reconnaître la fréquence de la rechute tardive in situ après intervention sur le phrénique, et nous savons que, là plus qu'ailleurs, notre recul qui se borne à un an pour beaucoup de malades est insuffisant.
Quoiqu'il en soit cette époque est révolue. On ne pratique
LA