J.-B. Greuze. Charles-Maurice de Talleyrand
sur le col de son habit brun, le visage tourné de trois quarts vers la droite, il porte une chemise blanche, un gilet blanc croisé à larges revers, une culotte de peau jaune et des bottes molles. Près de son fauteuil, à gauche, sur un guéridon à pieds sculptés, sont un rouleau de papiers et des livres dont l’un est ouvert.
Torre. Haut. 92 cent. — Larg. 72 cent.
A figuré dans une exposition de tableaux de l’École française ancienne, en 1860, puis à la deuxième exposition des portraits du siècle en 1885, sous le n° 122.
Reproduit en héliogravure dans les Æ#{émoires de Barras, publiés par Georges Duruy, tome III, page 180.
Reproduit dans Les Arks, année 1907, n° 67, page 19.
Religieusement conservé, avec une ébauche représentant Bonaparte, par la fille du peintre, Caroline Greuze, dans la chambre qu’elle occupait à l'hôtel de Valory, rue Taranne, ce portrait fut compris dans sa vente après décès en 1848 ; on le vit passer l’année suivante dans une vente; il entra alors, pour 1.360 francs dans le cabinet de M. Meffre aîné, dispersé les 25 et 26 février 1845 ; ce fut en 1849 que M. Chaïx d’Est-Ange l’acheta 4.000 fr. — Baron ].
du Teil, article cité, pages 19-20.
M. Jean Martin dans son Catalogue raisonné de l'œuvre peint el dessiné de Jean-Baptiste Greuze (édit. G. Rapilly, Paris, 1908) mentionne ce tableau, page 77, n° 12b1, et le considère, comme un portrait erroné de Ch. Maurice de Talleyrand : « Talleyrand étant mort en 1754, écrit-il;, ce n’est donc pas lui qui est reproduit. » Il y a là une confusion évidente de dates, . Talleyrand est né et non pas décédé en 17654. Il convient en outre de signaler que le tableau que J. Martin signale comme étant la propriété de M. Chaix d’'Est-Ange diffère de dimensions avec le présent portrait Hum: 2651 tam 00
Charles-Maurice, duc de Talleyrand-Périgord, prince de Bénévent, évêque et homme politique français, né à Paris le 2 février 1754, mort dans la même ville le 17 mai 1838, descendait par sa mère, Éléonore de Damas d’Antigny, de la célèbre princesse des Ursins. Il fit ses études religieuses à Saint-Sulpice et en Sorbonne ; le bailliage d’Autun le nomma député de son ordre aux États Généraux de 1780, et en février 1700 il fut élu président de l’Assemblée Constituante. Proscrit sous la Législative, il obtint que le décret le concernant fût rapporté par la Convention. Sous le Directoire, il s’attacha à la fortune de Bonaparte et après le retour d'Égypte contribua avec Sieyès au succès du coup d'État du 18 brumaire. Il négocia les traités de Lunéville, d'Amiens, de Presbourg, de Tilsitt. Il fut créé, en 1807, vice-grand Électeur. Après la campagne de
Russie, Napoléon l’exila dans sa terre de Valençay. Louis XVIII le nomma ministre des Affaires étrangères et pair de France.
— Cf. A. Sacré, Vie politique de Charlew Maurice prince de Talleyrand, Paris, 1834, in-4°; Louis BASTIDE, Ve religieuse et politique de Talleyrand- Périgord, Paris, 1858, in-8°; G. ToucHarp-Larosse, Histoire politique el vie inlime de Ch. M. de Talleyrand, prince de Bénévent, Paris, 1848, in-18 ; SAINTE-BEUVE, #1. de Talleyrand, Paris, 1870, in-18 ; Duc DE BROGLIE, Mémoires de Talleyrand, Paris, 1891-02, 5 vol.in-8° ; A. SOREL, Essais d'histoire et de critique; Talleyrand, Paris, 1883, in-18; P. DEscHanEL, Oraleuræ et hommes d'État, Talleyrand.… Paris, 1888, in-18, etc.
» LL LEPICIE (NicoLAS-BERNARD) Fils de Bernard Lépicié, graveur et écrivain (1700-1760). Né à Paris le 16 juin 1735, mort à Paris le 14 septembre
1784. Académicien le 1” juillet 1769 ; professeur en 1770. — Histoire, portraits, genre, animaux.