AIR
Je ventt interroger ce jeune homme, et connaître.
S'il est vrai que je sois encor chôre à son maître.
Comment, par quelle ruse on pourra l’amener A vendre sa colombe... ou bien à la donner...
Si je suis belle encore.
S’il est vrai qu’il m’adore.
S'il garde un peu d’es|)Oir,
Sa résistance est vaine ;
Ma victoire est certaine 1 ;
Il tsl en mon pouvoir !
Oui, s’il m’aime, .
En mes attraits j'ai foij ^ . L’amour même.
L’amour combat pour moi !
Mais quoi! faurlra-t-il que je tombo Au piège où lus- même il s’est pris,
Pour lui payer le prix De sa chéi e colombe ?
L’amour parfois est exigeant; ,
Que veut-il à défaut d’argent?
Si le seigneur Horace t
Veut un sourire, passe l On peut donner cela.
Si tout bas il jni[ilore Un regard... passe eucorol On ira jusi]ue-ià.
Mais si, dans sa folie,
L'amant discret s’oublie ' '
El demande un baiser.
Je dois le refuser!
• Gcpendanl ma rivale,
A mes yeux, de nouveau,
Fera partout scandale • '