‹ La colombe operacomique en deux actesChapitre 15 sur 44 · SYLVIE, MAZET · texte numérisé non relu

SYLVIE, MAZET

NÀZET, à part.

Une grande dame qui demande à me parler 1 Diable 1 qu'est-ce que cela veut d re 7

SVLYLE.

Ah! voici Botre jeune paysan, sons doute. Approche, mon petit ami.

MAZBT, avec brusquerie. -<

Me voilà ! qu’est-ce que vous voulez ?

SYLVIE, riaot.

Oh ! obi quelle façon galante de recevoir les gens 1

MAZET

Parlez vite, je vous prie; je n’ai pu do temps à perdre.

SYLVIE

Vraiment? • ^

MAZET

Oui. — Qu’avez-vous à me demander?

SYLVIE

Rien. — Un verre d’eau seulement.

U AZET.

Si c'est pour cela que cet imbécile de majordome est venu me déranger ! (il emplit an grand verre d'eau et l'apporte i Sylvie.) Buvez-moi cela ; c’est de l’eau du puits.

SYLVIE, (’aMejanl.

Merci ! ma soif est passée.

HAZBT.

Ah t (U reste un moment interdit , puis il se décide ii vider lo Terra lui' même.) Eh bien! elle s’installe I Pardon!...

SYLVIE

Quoi?

UAZET.

Je dois vous dire, madame, que nous ne recevons jamais personne...

SYLVIE

Abl

MAZET

Et que les femmes n’entrent pas ici.

SYLVIE

Bah 1 est-ce qu’elles vous font peur?

MAZET

Peur ? — Ah I bien oui I — Je ne les crains guères, moi.

SYLVIE

Tu ne dois pas les effrayer beaucoup non plus, je suppose ?

MAZET

On ne sait pas. — Mon emploi est de monter la garde autour de la maison, afin de tenir à distance toutes les iillettes eu jupons courts et toutes les grandes dames empanachées qui s’aviseraient de vouloir entrer chez nous de vive force ! — Pendant que mon maître, à coups d’arbalète, fait la chasse aux moineaux des environs, moi, j’ai plaisir à mettre en fuite tous ces oiseaux d'une autre espèce qu’on nomme femmes... et que je déleste.

SYLVIE

Et pourquoi les détestes- tu, jeune sauvageon t

MAZET

Je ne sais. — C’est d’instinct !

Digilized by GoogI

Page 1