‹ La colombe operacomique en deux actesChapitre 41 sur 44 · ACTE II · texte numérisé non relu

ACTE II

Il on AC E.

Je (lois rijii;jir, h(jlas !

De la forliinc avare Qui me nSduil à cet humble repas.

SYLVIE

1 lus superbe peut-être, il ne le vaudrait pas.

ENSEMBLE

SYLVIE, i part.

Saveur étrange !

On n’a jamais.

Depuis qu’on mange,

Goiiléd’uii pareil mets!

HORACE, à part.

Pour qu'elle mange D’un pareil mets.

Donnons le change Sur l'oiseau que j’aimais.

HORACE

Et maintenant je vous écoute.

SYLVIE

Je devrais me taire.

HORACE

Pourquoi .

Votre cœur peut-il mettre en doute Que ses désirs soient des ordres pour moi?

SYLVIE

Je ferais mieux de me taire, je croi.

HORACE

Parlez !

SYLVIE

Hélas, seigneur, pardonnez-moi si j’ose Vous demander l’unique chose Qui vous restait. Je ne mérite rien ;

Votre repos, votre honneur, votre bien,

S’en sont allés aux plaisirs de Sylvie ;

Vous m’aimiez plus que votre propre vie!

A vos feux j’ai mal répondu.

Et je m’en viens, pour comble d'injustice.

Vous demander... Et quoi? c’est temps perdu Votre colombe !...

HORACE, se levant, à part.

O ciel !...

SYLVIE, SC levant.

A ce caprice

L’oiseau d’Amynle et ses mépris Ont follement entraîné mes esprits!

Mais non ! plutôt (lérisse

Ma gloire, aux yeux d’un monde inconstant et motiucur. Que d’aller sans pitié vous arracher le cœur I HORACE, à part.

O destin fatal !...

SYLVIE, à part.

11 hésite!

HORACE, à part.

Combien je suis infortuné !...

SYLVIE

Adieu, seigneur ! Excusez ma visite , n 0 R A c E.

Hélas!... l’oiseau n’est plus!... vous en avez dîné !

Qu’entends-Je !...

HORACE

Plôt au ciel vous avoir à sa place Servi mon cœur !... Mais le sort me fait voir Qu’il ne sera jamais en mon pouvoir De mériter do vous aucune grùce.

SYLVIE

L’oiseau n’est plus!...

HORACE

Rien ne m’était resté ;

Devant mes yeux l’oiseau s’est présenté;

Je l’ai sacrifié saus peine !

Rien coûte<d-il quand on reçoit sa reine?

Ce que je puis pour vous, c’est de chercher Un autre oiseau ; — ce u’csl chose si rare Que dès demain nous u'en puissions trouver 1 Dites un mot...

SYLVIE, très-émue.

Non, seigneur, je déclare Que c’est assez! Vous ne m’avez j.amais Donné de votre amour une marque plus forte!

Que sur moi désormais Ma rivale l’emporte.

Ce n’est plus l!t le but do mes souhaits!

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