‹ La Colombie britannique;Chapitre 12 sur 298 · An. Rep, Victoria Board of Trade, 1905, p · texte numérisé non relu

An. Rep, Victoria Board of Trade, 1905, p

descend vers le sud à Maggie, et celles des ruisseaux qui s'écoulent au nord vers le lac Kennedy, dépendance de la rade Clayoquot, les prospecteurs n'ont pas trouvé passage à moins de 450 mètres.

Au nord de Barclay, court sur 35 kilomètres une étroite plage dangereuse * où la Wreck Bay doit son nom à un naufrage.

Ensuite se présentent les passes obliques de la rade de Clayoquot, toute différente des autres. Elle s'ouvre au nord-ouest, dans le sens du courant : son entrée est masquée par trois iles boisées que séparent des chenaux sinueux ; elle a relativement peu d'eau et présente un fond de gravier et de sables avec de nombreux bancs et écueils. Son aspect est celui d'un fossé parallèle à la direction générale des montagnes, tortueux, prolongé par des lagunes basses; de nombreuses vallées transversales orientées dans le sens habituel des fîords débouchent sur son bord interne.

Plus au nord, le havre de Hesquiot s'abrite derrière un promontoire rocheux que Cook appela Pointe des récifs et que l'on nomme aujourd'hui Cap Estevan. La Pointe des blocs, le Trou dans la muraille indiqués par les cartes marines ne sont que les deux plus marquants des accidents naturels nombreux en ces parages. Au fond du havre de Hesquiot, la petite lagune du même nom communique avec l'Océan par un coureau que le jusant réduit à 3 mètres de largeur ; plus haut dans la vallée s'allonge un chapelet de lacs *,

A partir d'ici, la côte qui, depuis Barclay, était bordée par une barrière de récifs et d'îlots, dessinant à peu près l'isobathe de 60 mètres et formant une sorte de Skiœrgaard, plonge plus profondément dans rOcéan, bancs et îles disparaissent. Sur ce rivage accore s'ouvre la large baie de Nootka, la plus aisée d'accès, la première fréquentée par les navigateurs européens (gravure p. 138, pi. V, 1) : elle projette dans les terres un trident de bras divergents qui mesurent H, 22 et 29 kilomètres : celui du nord-ouest, chenal étroit et long, sépare de Vancouver la grosse île de Nootka, et unit la baie de Nootka à l'Entrée d'Esperanza.

Les découpures continuent, séparées par de petites plages, sortes de Baies des Trépassés où les remous poussent les épaves; quand un navire se perd au large, c'est dans ces parages que le vapeur du gouvernement vient en chercher les débris '.

Après les indentations de la baie de Kyuquot, le môle carré du

, t. OeoL San), of Ca, Sammary Rep., 1902, A, p. 79.

2. B. C. Pitot, 1905, pp. 324-339, 347, 351. — An. Rep. Mines B. C. for i902, pp. 209, 210, 212.

3. Yearhook of B, C, 1903, p. 19. — B. C, Pilot, 1905, pp. 354-360.

cap Cook s'avance de 20 kilomètres au milieu des flots, rompant le feston de flords commencé au cap Beale.

Puis un système de profondes coupures comparable au Canal d'Alberni détache presque du reste la pointe septentrionale de l'île. C'est la rade de Quatsino. Profond de 60 à 160 mètres, accessible aux gros navires, le fiord étend un de ses bras, celui de Rupert, à 40 kilomètres de son entrée, à 12 seulement de la côte nord-est où se trouve l'ancien fort Rupert qu'un portage joignait au fond de Quatsino. Un autre bras s'insinue entre les hauteurs du sud, parallèlement à une dépression occupée par des lacs que la Crique du marbre déverse dans Rupert. Un troisième enfin, le plus long, s'allonge sur près de 50 kilomètres parmi les plaines marécageuses de la rive nord, où s'abattent pendant la saison des nuées d'oiseaux aquatiques.

La pointe nord-ouest de Vancouver est marquée par le cap Scott, dans une île voisine de la côte; un chenal de 5 à 6 kilomètres, fréquenté au temps du passage par les pêcheurs de flétan et de morue, sépare le cap Scott d'une longue chaussée qui prolonge l'île vers le nord-ouest jusqu'à 60 kilomètres au large ; on y trouve deux îles et une infinité d'îlots et de rochers, nus, hérissés d'aiguilles; le dernier, Triangle Island, est une pointe de pierre qui domine les flots de 300 mètres environ *.

A Test, un socle sous-marin, pendant de celui du sud, est couvert par les eaux de l'Entrée de la Reine-Charlotte qui sépare du continent la partie septentrionale de Vancouver. Là commencent à paraître des îles formées partie de schistes et calcaires vancouvériens, partie d'éruptions granitiques, qui accompagnent les deux côtes, insulaire et continentale, jusqu'à Lasqueti et Texada *, au milieu du détroit de Géorgie. La mer est moins profonde, plus calme que sur la côte du large; le littoral ne présente comme découpures que de petites anses arrondies (coves) ; le meilleur mouillage est à la baie de l'Alerte sur la face abritée de l'îlot du Cormoran.

Au fond de l'Entrée de la Reine-Charlotte commence le long détroit de Johnstone; pendant une vingtaine de kilomètres, la côte insulaire et celle du continent se font face, toutes deux rocheuses et boisées.

Plus découpée, la côte continentale ne tarde pas à se fragmenter en Ilots. Au détroit de Johnstone succède la passe plus étroite qui porte le nom du premier navire qui la reconnut, la Discoverj/y montée par

1. 0. C. Pilot, 1905, pp. 381-382, et B. C. Crown Lands SurveySy 1901, pp. 22-25.

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