LA ZONB DU CANADIEN PACIFIQUE
analogues à celles de la Boondary au sud. Le principal gisement, Gale, est uni au railway par un chemin charretier qui traverse le plateau désert. Les mines ne sont pas encore à la période commerciale.
L*année 1904 marque donc une reprise générale. La « ruée » de la houille et celle des métaux sont parallèles et vont de la Similkameen jusqu*au lac Okanagan.
Pourtant, après Tépuisement des premiers placers, on avait cru que si, pour ce pays, s'ouvrait un avenir, il serait exclusivement agricole. Depuis le temps de la Compagnie, l'élevage en vaine pâture s'était installé dans cette région. Il y a plus de vingt ans, G. M. Davirson trouvait, après avoir remonté les canyons presque déserts, 16 familles comptant 48 personnes, installées dans la région de Nicola et de Kamloops; c*étaient surtout des ranchers, faisant paître à leurs troupeaux Therbe naturelle, mais ils avaient quelques cultures par irrigation, 2 moulins à farine, une scierie ^ On y amenait des bœufs et vaches, soit des États-Unis, soit de la côte, par le sentier de Hope.
Indices d*un élevage plus méthodique, les fourrages artificiels font aujourd'hui leur apparition : enfin on essaye la culture par irrigation des pêches et raisins, ressource des vallées du plateau sec.
Mais la grande propriété règne dans le pays de la moyenne Thompson, l'élevage est fait surtout par des compagnies dont Tune, auprès des sources de la Nicola, entretient 15000 têtes de bétail et 2 000 chevaux sur le seul ranch Douglas. Tous les terrains propres à l'irrigation sont bloqués par deux sociétés américaines. En 1904,' on ne trouvait sur la Nicola que 161 colons et 2 écoles '.
Le vrai district agricole du plateau sud se trouve plus loin, dans la région du lac Shuswap qui annonce l'approche des hautes montagnes. Assez riche en eau pour n'avoir pas besoin d'irrigations, couverte de forêts, avec des fonds de limon blanc fertile déposé par d'anciens lacs dont ceux de nos jours sont les restes, accidentée, mais pas encore montagneuse, ce fut, comme les bords du lac Kamloops, un des séjours permanents des Indiens sur le plateau, et Tun des endroits où la colonisation se fit sur les traces des indigènes. Quand les ingénieurs et explorateurs de la voie ferrée y tracèrent de l'est la ligne, ils y trouvèrent des cultivateurs et éleveurs autour du lac, avec des cottages et maisons, des bûcherons avec des scieries dans les vallées qui remontent vers la Chaîne de l'Or. Aujourd'hui encore, quand on vient de Test après la traversée imposante, mais