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LA ZONE BU GANADIBN PACIFIQUE

dait dans la haute vallée. Au bout de quelques mois il dérivait, partie à Touest dans le Kootenay, partie au nord vers le Fiulay et rOmineca (p. 384). Trente années de sommeil succédèrent à cet éveil passager; on ne savait plus même où étaient les premiers camps (p. 255).

En 4896, plus de douze années après Taché vement de la ligne, le quartz aurifère fut retrouvé dans le coude de la Golumbia, et on en recommença l'exploitation pendant une période qui ne dura guère, car les moyens de communication font par trop défaut. Pour couper la Chaîne de FOr au nord de la ligne, on quitte le train i Sicamous sur le lac Shuswap, puis on. remonte en bateau le lac jusqu i sa pointe nord, Seymour, à 65 kilomètres de la station. De là part le sentier du grand coude qui joint le versant de la Thompson à celui de la Golumbia; le gouvernement tâche de Taméliorer et de le compléter par des embranchements à la suite de découvertes minières \

Sur le versant ouest, on a trouvé la continuation des zones minérales exploitées plus au sud, des veines de quartz auri-argentifères au contact des schistes et des calcaires primaires, de la galène, du cuivre gris, du zinc, des pyrites, du fer arsenical, de la bornite. Mais répaisse forêt de conifères qui s*étale sur les pentes oblige les prospecteurs à chercher les affleurements plus haut, jusqu'à 2 300 mètres, et les c propositions » restent suspendues entre ciel et terre, sans voie d'écoulement qui les rende commerciales.

Si Ton continue par la voie ferrée à Test de Sicamous, on atteint, pour la première fois, la Golumbia à Revelstoke, née du chemin de fer pendant la construction du grand pont de 1 500 mètres par où passe la voie. La petite ville possède un atelier divisionnaire, un grand hôtel de bois appartenant à la Gompagnie, et un embranchement qui descend la Golumbia jusqu'aux lacs Arrow, où reprend la navigation. Bâtie d'abord sur la rive du fleuve, elle se déplace vers la hauteur où la Compagnie, sagement inspirée, a installé sa gare et son hôtel.

Plus à l'est, à la traversée des montagnes, on ne trouve plus rien que les hôtels de montagnes de la Gompagnie Canadienne PaciOque, Glacier, dans les Selkirk, Field, dans les Rocheuses, avec chalet détaché dans la Yoho Valley (p. 70). Field montre à 750 mètres au-dessus de son hôtel, à 2 000 mètres d'altitude, sur le flanc du mont ^tephen, un trou de mines dans un gisement de galènes abandonné.

1. An, Rep, Mines, B. C. for 1903, p. 06; for 190U, pp. il5, 118; for 1905, p. 195.

Perpendiculairement à cette ligne de population récente et dispersée en points, la grande allée nord-sud semble être comme une rue tracée par la nature. On peut, pendant Tété, remonter la Golumbia sur un vapeur à roue arrière, de Golden au lac Windermere, trois fois la semaine.

Partant de Golden, station où le Canadien Pacifique laisse la vallée pour s*engager dans les Rocheuses, un chemin charretier remonte le fleuve et le réunit au Kootenay; par là, un service de diligences permet d*atteindre en deux jours Granbrook sur la ligne Crows Nest; la jonction Golden Granbrook ne tardera pas à être faite par rail *.

Gette grande vallée nord-sud des deux fleuves forme le dernier axe de population; les Indiens Kootenay s*y sont répandus en bandes peu nombreuses, les Colombiens y ont créé la division administrative du Kootenay Est.

Malgré les deux fleuves, la route et la promesse de la voie ferrée, il s*en faut que les 275 kilomètres de vallée entre la ligne transcontinentale et la frontière possèdent une population continue. Au nord, la grande voie Canadienne Pacifique a créé un centre d'attraction tout nouveau.

Dans le Kootenay Nord-Est, ainsi Tappelle-t-on, la vallée — celle de la Golumbia — trop haute, trop sujette aux gelées, ne se prête guère qu'à l'élevage montagnard. Comme le climat est sec, la neige ne tombe pas en assez grande abondance pour obliger à rentrer les troupeaux l'hiver. Mais les ranchers font une population bien maigre. Rien ou presque rien au nord de la ligne. Au sud, les villages s*égrènent sur la route entre Golden, chef-lieu du pays avec son demi-millier d'habitants groupés autour d'un concentrateur et de deux églises jusqu'à Windermere près de la source : ils vivent des transports et des mines ou, plutôt, de la prospection. Sur les pentes des Selkirk, on cherche vers l'altitude de 2000 mètres, entre la fin de l'impénétrable forêt et le bas des glaciers, la suite de la galène qui abonde sur l'autre versant, celui de Kootenay Ouest, on la trouve et des trolleys commencent à s'établir pour la descendre aux concentrateurs. En face, les Rocheuses, plus abruptes et plus découvertes, ne donnent rien, demeurent inviolées et cette différence s'ajoute à tous les traits qui font contraster les deux parois opposées de la Grande Vallée *.

Au sud, sur la rivière Kootenay, un autre centre plus ancien, plus

i. Agr. in B, C, 1904, p. 92; 1907, p. 39. — An. R^. Mines B. C.,for 1905, p. 143. 2. Id.,for 1903, p. 97;/or 190^, pp. 115, 116; /or 1905, p. 144.

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