‹ La Colombie britannique;Chapitre 64 sur 298 · D'après la carte n'' XXVI de la Bibliogr · texte numérisé non relu

D'après la carte n'' XXVI de la Bibliogr

4. Archives des sciences physiques et naturelles, Genève, juillet 1900; 6* rapport de la Commission internationale des Glaciers, pp. 39-40; voir aussi 1899, t. II, p. 51. — American Geo-

Sur la pente sud de ce nœud des Selkirk, les glaciers descendent jusqu'à près de 1 800 mètres dans la direction des torrents qui vont au lac Kootenay : celui qui donne naissance à Glacier Creek parait mesurer 12 kilomètres de long et 300 mètres d'épaisseur ^

Dans les Rocheuses, les glaciers se répartissent sur une plus longue étendue du sud au nord, mais ils descendent moins bas à latitude égale parce que les montagnes reçoivent moins de pluies.

On en voit dès la frontière, faisant suite à ceux des Rocheuses américaines; mais, ici encore, Tétude des glaces et neiges n'est commencée qu'aux environs de la voie Canadienne Pacifique ; elle s'étend pourtant sur un rayon plus grand que dans les Selkirk.

Au sud de la passe du Cheval qui rue, de grands champs de neige s'étalent sur la chaîne principale entre des crêtes jaunes découpées qui culminent au mont Victoria (3 461 m.). De nombreux glaciers s'y forment qui descendent jusqu'aux environs de i 800 mètres dans les vallées. Plus allongées, les pentes du versant oriental en offrent un nombre supérieur à celui de l'autre versant : ils y paraissent en progrès. Ainsi le glacier de Freshfield s'étendait plus loin en 189T qu'en 1860 où Hector le reconnut pour la première fois. Celui de la haute rivière Bow, reste du principal flot qui dévalait vers la Prairie à l'époque pleistocène, aurait oscillé, et, tout compte fait, gagnerait du terrain^. Mais, comme la pluie tombe en moindre quantité de ce côté, la zone de glaciers y reste collée à la crête principale.

Dans tout le massif du mont Victoria, sur 12 kilomètres de long et 12 de large, on n'a pas reconnu moins de 8 glaciers ou groupes de glaciers qui nourrissent des rivières sur l'une et l'autre pente.

Au nord de la passe du Cheval qui rue, s'étend le champ de neiges et de glaces qui semble le plus considérable des Hautes Rocheuses canadiennes^; il se répand dans les creux d'un massif qui porte les sommets les plus élevés, dépassant 4 200 mètres (p. 71). D'après Norman CoUie, la principale masse de névés et de glace, entre les monts Bryce et Athabasca, aux sources de la Saskatchevan, mesurerait environ 250 kilomètres carrés*.

Entre le 52* et le 53« parallèles, une altitude de 2 700 mètres au plus suffit pour que les neiges persistent et pour que survivent de petits glaciers, témoins d'anciens plus étendus. Coleman en signale

logisl, t. XXII, 1898, p. 188. — A.-O. Whbblbr, The Selkirk Range, 1. 1, pp. 355-364, résume ce qu'on sait des glaciers des Selkirk jusqu*en 1905 et donne, pp. 361-2, une bibliogr. surtout américaine.

1. GeoL Surv. of Ca. Summary Rep., 1903, p. 46, /904, pp. 84-85.

2. Archives des sciences physiques et nat., 1899, t. II, pp. 50-51.

Page 1