Whbblbr, OHvr, cit., pp
On a YU que la grande vallée Golumbia-Kootenay laisse pénétrer une pointe de zone sèche entre les Selkirk et les Rocheuses. Le Pin jaune {Pinus Ponderosa)^ arbre caractéristique des hautes terres arides, reparait dans la vallée, le sapin de Douglas s'y maintient ; Tas* pect général est celui de parc avec arbres isolés ou semés en bouquets lâches sur un tapis d*herbes sauvages, de gazon en touffes, de plantes à fleurs ; chaparral et cactus viennent finir dans les hautes plaines du Tabac que coupe la frontière, tandis que les buissons de sauges {Artemisia) remontent vers le nord. De fortes rivières formées par les neiges et les glaces des deux chaînes trouvent dans la vallée rhabituelle galerie de bois blanc à feuilles caduques.
Beaucoup plus étroite que la zone aride des plateaux, cette bande sèche est aussi moins longue vers le nord. Entre les parallèles 51 et 52, elle est mangée par la forêt des Selkirk à Touest, la forêt des Rocheuses à Test, que rejoint bientôt, vers le 53* parallèle, la forêt arctique arrivant du nord.
Dans les Rocheuses comme dans les précédentes montagnes, la végétation apparaît plus fournie et plus belle sur le versant occidental ; mais partout la forêt se montre moins fourrée et moins haute que celle des Selkirk ; les fleurs de montagne sont à peu près les mêmes, mais on ne trouve plus les* magnifiques sous-bois des régions mieux arrosées'.
Après qu'on a franchi le fleuve Columbia, le Tsuga Mertensiana disparait, le Thuya giganiea^ cèdre sur la côte, se réduit à un arbuste nain qui prolonge péniblement son existence sur le versant occidental des Rocheuses et meurt à la ligne de partage.
Dans le sud entre le 49* et le 53* parallèle, les conifères qu'on a déjà vu dans les Selkirk, et Tépinette de la forêt arctique, qui tient souvent dans les Rocheuses plus de place que les précédents, occupent 90 p. 100 de la forêt; le reste appartient à deux conifères de haute altitude, le mélèze des montagnes {Lartx Lyalli) et le pin à écorce argentée {Pinus albicaulis)^ qu'on a déjà rencontré dans les zones occidentales, enfin à des arbres de vallées, le pin des Rocheuses {Pinus flexilis)y et les taillis à feuilles caduques'.
Si l'on compare à la forêt des Rocheuses méridionales canadiennes celle du LiUle Beltj deux degrés au sud de la frontière internationale, sur le versant oriental des montagnes, on s'aperçoit que l'épinette arctique ne descend pas jusqu'à cette latitude. La forêt du Little