Orthographié ordinairement Salish en anglais
3. F. Boas, dans Verh. 6e$. f, Erdkunde, 1895, t. XII, pp. 265, 270 (Bibl. n"" 54).
leo LA GOLOMBIB BRITANNIQUE
indigèfies; G*est à eUe» que se rapportent les son» <fi3e j*fti donnés et dont je continuerai à me servir ^
Les Tlingit *, sur la frontière de TAlaska, se partagent entre territoire américain et Colombie.
Les Haïda, appelés Skidegate ou Skittaguettes', environ 2 500^ habitent deux lies de FAlaska et Tarchipel de la Reine Charlotte.
Les Tsimshian^, au nombre de 4000, vivent dans la région du fleuve Skeena (gravure p. 166, pi. VI, 1).
Les Kwakiult-Nootka% 5 000 environ, occupent la côte ferme entre le Canal de Grenville et TËntrée de Hivers^ puis la côte ouest de Tîle Vancouver, enfin la presqu'île de eapFlattery en Washington.
Les Séliche % le groupe le plus important de Colombie, 12 000 environ, ont leur centre sur le bas Fraser, poussent en remontant le fleuve et ses affluents jusqu'au pied de la Chaîne de TOr sur les bords des lacs Shuswap ^ et Okanagan.
Des dialectes séliche sont parlés au nord du Washington et de ridaho chez les Têtes-Plates, ainsi nommés parce qu'ils se déforment la tète, les Colville, les Pend-d'oreille et plusieurs autres groupes. Apparentée aux Séliche de l'intérieur, la petite tribu des Bilqula ou Bella Coola vit isolée au fond du fiord qui porte son nom, sur la côte, vers le 52'' parallèle; c'est la plus septentrionale. Isolée aussi, dans une direction exactement opposée, la plus méridionale des tribus séliche se trouve dans l'Oregon, 80 kilomètres au sud des bouches du fleuve Columbia.
De l'Alaska à l'Oregon, ces Indiens professent des croyances diverses qui se sont parfois échangées de tribu à tribu, de groupe à groupe, créant des habitudes communes à des gens de races et de langues différentes. Ainsi les Bella Coola, séparés de leurs frères séliche, ont emprunté leur mythologie aux Kwakiult qui les entourent*. Au sud, les légendes des Séliche forment un cycle qui tourne autour du loup, animal du plateau. Au nord, celle des Tlingit, des Haïda, des
1. Je suis l'ouvrage classique de J. W. Powbll (Bibl., a" 1849), mais en employant, à Texemple de Fr. Boas et des autres continuateurs de Powell, les noms canadiens, par exemple Nootka au lieu de Wakashao.