‹ La Colombie britannique: étude sur la colonisation au CanadaChapitre 11 sur 273 · Alex. Bioo, dans The Scott. Geogr. Mag., 1899, p · texte numérisé non relu

Alex. Bioo, dans The Scott. Geogr. Mag., 1899, p

3. B. C. Crown Lands Sarveys, 1901, p. 59. — Qeol. Sarv. of Ca. Summary Bep,, i902, A, p. 78.

par une série de massifs et de murailles qui commencent au sud de la rade de Barclay avec la péninsule rocheuse du cap Beale, haut d'une trentaine de mètres, terminant un massif de 780 à 900 mètres séparant Barclay de la dépression parallèle où s'étale le lac Nitinat. Au nord de Barclay, les montagnes côtières s'élèvent à près de 900 mètres; dans la rade et ses voisines, les îlots sont de hauts rochers allant jusqu'à 300 mètres.

Le rebord montagneux se terminerait par les montagnes de 1 700 mètres qui se dressent au sud du Quatsino Sound et contrastent avec les terrains bas et humides de la lèvre nord ; il faut leur rattacher la haute et massive péninsule du Cap Cook où la crête principale dépasse 900 mètres.

Bordé de rochers, assailli par la houle du large et les tempêtes de l'Océan, le littoral occidental est une côte sauvage, déchiquetée à partir de l'endroit où lui manque la protection de la péninsule washingtonienne qui se termine au cap Flattery.

Aux plus profondes découpures les navigateurs anglais du xvm* siècle ont donné le nom de Sounds^ mot à mot détroits, le même qu'ils appliquèrent aux fiords de Nouvelle-Zélande; je le traduirai par baie ou rade suivant que l'entrée en est plus ou moins ouverte; je rendrai habituellement le terme Inlet, employé concurremment avec Soundy par Entrée qu'usité le Canadien français. Les subdivisions des Sounds et Inlets^ c'est-à-dire des baies et rades principales, s'appellent bras {Arms) et canaux (Channels).

Au fond des bras s'ouvrent des gorges par où débouchent de petits torrents qui dévalent des montagnes entre rochers et forêts. Chacun est coupé par des rapides qui en font un chapelet de lacs minuscules. Un dernier barrage naturel sépare l'eau douce de l'eau salée ; après lui, commence le delta. Parfois le ruisseau se termine en une lagune où la mer pénètre, soit à chaque flux, soit à intervalles éloignés, par marée d'équinoxe ou par grande tempête*. Lagunes et deltas forment une zone indécise à faible profondeur, d'étendue très limitée. La plus grande partie du fîord est, au contraire, profonde et offre un bon mouillage quand elle ne s'encombre pas d'îlots et de récifs, pointes d'arêtes qui prolongent sous les flots les murailles des rades et bras. Parfois même, les fiords semblent offrir plus de fond que le plateau sous-marin en bordure de la côte à leur débouché, cas analogue à ceux de l'Ecosse, de la

i. An. Rep, Mines B. Cfor 1902, pp. 200 et 210 (exemples en Barclay Soand).

Norvège et de TAlaska*. On dirait une série d'anciens lacs ou de dépressions analogies à celles des lacs actuels et qui auraient disparu sous les flots sans perdre leur forme.

En général, les vallées côtières et les fiords sont orientés du nordest au sud-ouest.

Lorsqu'on quitte l'abri du cap Flattery, la première découpure de rtle Vancouver et celle qui pénètre le plus avant dans les terres s'ouvre au delà du cap Beale : c'est la rade de Barclay et ses dépendances. Dans cette région, le plateau sous-marin qui règne sous les détroits et rattache Vancouver au continent se prolonge vers le large, avec des profondeurs inférieures à 100 mètres et des fonds de sables et de graviers. Bancs et récifs abondent à l'entrée de la large rade de Barclay : deux groupes d'îlots et de rochers y dessinent trois passes dont la plus lai^e, celle du milieu, a toujours au moins 6 kilomètres avec des profondeurs de 80 à 100 mètres*; la passe sud qui longe le cap Beale est dominée par la rocheuse Copper Island qui se dresse à plus de 300 mètres au milieu des flots. D'autres Ilots élevés lui font suite jusqu'à l'arête en travers de Tzartoos, haute de 100 mètres, qui sépare la rade extérieure de la rade intérieure. Au fond de la seconde s'ouvre, entre des hauteurs boisées de 700 à 1 000 mètres, l'étroit canal maritime d'Alberni, large en moyenne de 400 mètres, long de 37 kilomètres, qui incise l'île sur les 3/4 de son épaisseur et ne s'arrête qu*au pied de la muraille orientale : il est accessible aux plus gros navires, sauf dans l'extrême fond où se déposent les alluvions. Sa profondeur va jusqu'à 160 et même 180 mètres.

La côte nord du Barclay est bordée par des collines boisées de 300 à 1 000 mètres, qu'entaillent de nombreuses gorges tombant vers le sud. Toutes les formes d'embouchure s'y succèdent de l'intérieur à l'extérieur, séparées par les rides boisées du rivage ; havre Uchucklesit qu'une décharge de 200 mètres de long où l'eau salée pénètre par marée d'équinoxe unit à la saumàtre lagune Andersen ; fiords profonds comme Torquat dont on voulut faire un port de guerre, comme Effingham fréquenté par les Indiens; lacs fermés comme Maggie qu'un barrage naturel sépare de la mer. Entre le fiord d'Effingham et le ravin de Maggie, la muraille boisée s'élève à 900 mètres; entre la source de la Crique magnétique (p. 17), qui

1. Balletin of th'e Geological Institute, Upsala, 1899, pp. 157-225, 0. Nordbnskjobld, TopographtMch geologische Studien in FJordgebieUn : étadie les fiords d'Alaska, pp. 195-206 ; carte du Lyno Caoal, p. 196.

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