‹ La Colombie britannique: étude sur la colonisation au CanadaChapitre 13 sur 273 · GeoL Surv. of Ca. Summary Rep., t0O2, A, p · texte numérisé non relu

GeoL Surv. of Ca. Summary Rep., t0O2, A, p

2. B. C. Pilou 1005, pp. 324-339, 347, 351. — An. Rep, Mines B. C. for 1902, pp. 209, 210, 212.

3. Yearhook of B, C, 1903, p. 19. — B, C, Pilot, 1905, pp. 354-360.

cap Cook s'avance de 20 kilomètres au milieu des flots, rompant le feston de fîords commencé au cap Beale.

Puis un système de profondes coupures comparable au Canal d'Albemi détache presque du reste la pointe septentrionale de Ttle. C'est la rade de Quatsino. Profond de 60 à 160 mètres, accessible aux gros navires, le fiord étend un de ses bras, celui de Rupert, à 40 kilomètres de son entrée, à 12 seulement de la côte nord-est où se trouve l'ancien fort Rupert qu'un portage joignait au fond de Quatsino. Un autre bras s'insinue entre les hauteurs du sud, parallèlement à une dépression occupée par des lacs que la Crique du marbre déverse dans Rupert. Un troisième enfin, le plus long, s'allonge sur près de 50 kilomètres parmi les plaines marécageuses de la rive nord, où s'abattent pendant la saison des nuées d'oiseaux aquatiques.

La pointe nord-ouest de Vancouver est marquée par le cap Scott, dans une île voisine de la côte; un chenal de 5 à 6 kilomètres, fréquenté au temps du passage par les pêcheurs de flétan et de morue, sépare le cap Scott d'une longue chaussée qui prolonge l'île vers le nord-ouest jusqu'à 60 kilomètres au large ; on y trouve deux îles et une infinité d'îlots et de rochers, nus, hérissés d'aiguilles; le dernier, Triangle Island, est une pointe de pierre qui domine les flots de 300 mètres environ K

A Test, un socle sous-marin, pendant de celui du sud, est couvert par les eaux de l'Entrée de la Reine-Charlotte qui sépare du continent la partie septentrionale de Vancouver. Là commencent à paraître des îles formées partie de schistes et calcaires vancouvériens, partie d'éruptions granitiques, qui accompagnent les deux côtes, insulaire et continentale, jusqu'à Lasqueti et Texada •, au milieu du détroit de Géorgie. La mer est moins profonde, plus calme que sur la côte du lai^e; le littoral ne présente comme découpures que de petites anses arrondies (coves); le meilleur mouillage est à la baie de l'Alerte sur la face abritée de l'îlot du Cormoran.

Au fond de l'Entrée de la Reine-Charlotte commence le long détroit de Johnstone; pendant une vingtaine de kilomètres, la côte insulaire et celle du continent se font face, toutes deux rocheuses et boisées.

Plus découpée, la côte continentale ne tarde pas à se fragmenter en îlots. Au détroit de Johnstone succède la passe plus étroite qui porte le nom du premier navire qui la reconnut, la Discovery, montée par

i. B, C. PUot, 1905, pp. 381-382, et B. C. Crown Lands Sarveys, 1901, pp. 22-25. 2. B, C. Pilot, 1905, pp. 213-214.

Vancouver. La passe de la Discovery se prolonge pendant 38 kilomètres; sur plus de 2 kilomètres, au goulet de Seymour, entre Tîle Valdes et Tîle Vancouver, sa largeur se réduit à 800 mètres. De l'autre côté, entre Valdes et le continent, s'insinue le Goulet noir {Black Narrows); en tout, d'une terre à Tautre, le passage n'est coupé que par quelques < étroits » dont aucun ne dépasse i kilomètre de large. Rêvant de compléter l'œuvre de la nature au profit de leur ville, les habitants de Victoria ont demandé plusieurs fois qu'on jetât des tabliers sur les chenaux pour unir par rail la capitale au reste de la Province*.

Dans ces défilés, les courants de marée accusent une vitesse de 6 à 12 nœuds par heure au flot, de 5 à 8 au jusant, et la mer ne reste étale que pendant 10 minutes.

A la sortie méridionale de la passe, les deux côtes s'écartent et prennent chacune un aspect différent.

Entre les montagnes de l'île Vancouver et la mer s'intercale un long et étroit ruban de terrains crétacés qui s'abaisse lentement sur une mer basse et se prolonge par des bancs et des lies parallèles au littoral jusqu'à Sait Spring ou Admirai Island et au nord de la péninsule Saanich tout près de Victoria. Ces lies sont les sommets de hauteurs à demi émergées : Sait Spring a des collines qui dépassent 700 mètres.

Déchirant la bande crétacée, la mer pénètre dans les formations vancouvériennes entre la presqu'île de Saanich et le reste de l'île par un bras qui s'allonge vers le sud comme pour aller à la rencontre de la rade de Victoria.

De Nanaimo au bras de Saanich, l'aspect de la côte vancouvérienne diffère beaucoup suivant l'heure à laquelle on l'aperçoit : à marée haute, la rade de Nanaimo paraît une immense nappe d'eau; à marée basse il n'y reste qu'un chenal, d'ailleurs fort praticable, entre des bancs qui prolongent les îles. Il en va de même pour les havres de la côte et de Sait Spring Island et pour le bras de Saanich où la mer découvre beaucoup *.

Ce littoral bas est comme l'antithèse de la côte granitique et découpée qu'offre l'autre face du détroit de Géoi^ie entre la passe de la Discovery et l'Entrée de Burrard; mais il trouve son pendant plus au sud dans la plaine côtière du bas Fraser et du Washington septentrional.

1. An, Rep, Victoria Board of Trade, 1905, p. 48. — B. C. Pilot, 1905, pp. 242-244, 247, 251-255. — Harriman Alaska Expédition (n. de la p. 29), t. III (Gilbert) pp. 142-147.

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